Incassable (Unbreakable) – M. Night Shyamalan – 2000

05. Incassable - Unbreakable - M. Night Shyamalan - 2000Héros ordinaire.

   8.2   Le quatrième film de Shyamalan s’ouvre sur une scène glaçante : Dans les bras de sa mère, un nourrisson s’époumonent ; Pleurs semble t-il ininterrompus qui obligent un médecin à intervenir. Son verdict : le bébé est fracturé de partout, il est né ainsi, il s’est brisé les os dans l’utérus de sa mère. Pour un film qui se nomme Incassable, c’est un début des plus étranges. La scène suivante, dans un train est d’un autre acabit mais tout aussi marquante : Un homme (Bruce Willis) fait la connaissance de sa voisine de siège puis elle se dérobe, craignant la drague, avant que le train ne file au crash.

     Ces deux scènes se répondent. Il s’agit chaque fois d’un long plan séquence chargé, lentement, d’engager son personnage central dans le récit. L’une accompagnée d’un étrange miroir, l’autre prise dans l’embrasure de deux sièges de train. Il y a déjà cette dualité. On introduit les personnages mais de façon quasi opposée : L’un par sa douloureuse naissance, l’autre par sa vraisemblable mort. L’un au moyen d’un vertigineux dédoublement de l’image, l’autre à travers le regard d’un enfant. Il faudrait faire un dossier complet sur la thématique de l’enfance au sein du cinéma de Shy.

     Si l’on ne sait à priori, en deux scènes seulement, ce qui peut relier ces deux intrigues et ces deux entités, il est passionnant de constater, avec le recul, combien elles racontent déjà tout le film : l’enjeu de sa construction, son rythme indolent, sa mise en scène allégorique. Ce qui est très beau dans Incassable c’est sa multiplicité. Ce n’est pas uniquement un affrontement entre le bien et le mal, un (anti)héros et un méchant complexe, c’est aussi un beau portrait père/fils et une étonnante étude conjugale. L’éventuelle lourdeur de la démonstration (de force) est systématiquement brisée par la subtilité des interactions.

     Si j’avais gardé quelques forts souvenirs du film (Que je n’avais pas revu depuis près de dix ans, à l’époque de la sortie de Phénomènes, je crois) j’avais oublié combien il prenait son temps, combien chaque plan est précis et chaque situation hypnotique. Ce qui est rare dans le genre sclérosé des films de super-héros, il faut le dire. Du coup je n’ai pas arrêté de penser à un autre film, plus récent, français, qui jouait aussi avec les codes du genre sur un registre down tempo : Vincent n’a pas d’écailles. Ils ont au moins en commun de n’adapter aucun comic book.

     Incassable est aussi un formidable récit d’apprentissage. Et quoi de plus beau que d’apprendre à connaître sa vraie nature par l’entreprise d’une Némésis théorique qui souhaite identifier sa place sur terre ? S’il existe des cas de dégénérescence osseuse comme la sienne, pourquoi n’existerait-il pas de monstre opposé ? Si le twist final est important – et permet au film de retomber magistralement sur ses pattes – il n’est aucunement le facteur qui retournera le film en son entier. Il s’éloigne en somme de ce que Shyamalan avait créé un an plus tôt avec Sixième sens, dont les qualités certaines sont différemment disséminées.

     De cet apprentissage, l’auteur embraye un processus d’identification fort. Prendre Bruce Willis c’était pourtant pas gagné, mais c’est là que le pari se révèle audacieux : Bruce Willis est David, cet homme apparemment lambda, avec son mariage qui bat de l’aile et son travail alimentaire. Sauf que sa normalité masque une personnalité refoulée : C’est un super-héros qui s’ignore. Qui aura jadis abandonné sa passion sportive (Et l’on imagine combien il pouvait y être performant) pour une autre, amoureuse. Qui comme un symbole protège les autres, au quotidien, à son infime échelle puisqu’il est stadier. Le voir à plusieurs reprises au milieu de la foule, vêtu d’un immense parka noir lui offre déjà cette dimension héroïque – Comme lorsque le héros du film de Thomas Salvador enfilait sa tenue de plongée pour traverser l’Atlantique.

     Pour apprécier le cinéma de Shyamalan, il faut avoir envie d’y croire. On peut y déceler toutes les invraisemblances du monde : Comment Elijah peut-il élaborer cette quête à l’envergure complexe, avec cet état de santé sinon défaillant, pour le moins capricieux ? Quelle est la probabilité qu’il comble sa recherche en manigançant de « si faibles » catastrophes au regard d’une si dense population ? Comment la séquence pivot, du type ordinaire se révélant héros masqué extraordinaire, peut-elle si bien se dérouler et parvenir à tout illustrer ? On peut trouver la réponse dans l’hommage au genre lui-même : la mécanique huilée, fantastique, un brin binaire et antinaturaliste des récits super-héroïques. Mais pas seulement.

     Dans l’un de ces questionnements apparaît le point émouvant du cinéma de Shyamalan : Les enfants. Ce sont les enfants qui vont extraire David de la piscine et lui permettre d’achever sa (première ?) mission justicière. Quand le lendemain, le journal évoque l’évènement et parle d’un héros inconnu, il faudra un simple échange de regard entre David et son fils pour recréer le dialogue qui leur manquait terriblement. L’enfant est seul en mesure de comprendre les miracles, le merveilleux puisqu’il croit. Lorsqu’Elijah et David s’affrontent enfin et sans véritable affrontement (C’est aussi là-dessus que le film de Shyamalan est puissant) pour lui dire comment il a su trouver sa place et celle de son contraire, il dit « Because of the kids, they called me Mr Glass ». Rien d’étonnant à ce que l’autre personnage qui pousse David à prendre conscience de ses pouvoirs soit son propre fils.

     Il faut rappeler que les plans sont généralement très longs. Je pense surtout à ces lents travellings dont on pourra observer qu’ils sont diamétralement opposées suivant les situations : Se resserrent dès l’instant qu’on se évolue en cellule familiale, comme si l’évènement (Sa survie dans la catastrophe ferroviaire puis son acceptation de soi) permettait à David de retrouver une laborieuse mais progressive alchimie avec sa femme et son fils ; S’ouvrent carrément quand il est accompagné d’Elijah comme si petit à petit, il devait l’affronter et se détacher de son samaritanisme de façade.

     Dans leurs compositions Shyamalan opte pour des plans d’une plasticité qui reprend le schéma des comic book, au moyen notamment de fortes apparitions de couleurs, mais ils ne fonctionnent jamais dans l’agression, ils sont au contraire minutieusement disséminés. Plus évident encore lorsqu’Elijah tombe dans les marches qui mènent aux souterrains du métro : Si ses os se brisent inéluctablement, c’est sa canne en verre – qu’il lâche – que l’on va voir s’éclater en mille morceaux. Même chose pour le souvenir de David, quand Shy nous offre le sauvetage après l’accident de voiture : A peine le voit-on instinctivement froisser la tôle de ses mains. C’est à la fois terrible – ça peut même te coller quelques frissons – et complètement anti-spectaculaire. Donc à contre-courant, encore aujourd’hui –davantage aujourd’hui, oserais-je dire – plus de quinze ans après sa sortie.

Piège de cristal (Die hard) – John McTiernan – 1988

06. Piège de cristal - Die hard - John McTiernan - 1988« Une mouche dans le lait, mon cher Hans, un petit rouage qui grippe, un emmerdeur »

   8.3   En le revoyant l’an passé (Ou y a deux ans je ne sais plus) j’avais été un chouïa déçu, pas sur que j’en avais causé à qui que ce soit d’ailleurs tellement j’étais déçu d’avoir été déçu. Je devais être mal luné, c’est pas possible, car j’ai retrouvé ça génial cette fois. Peut-être même plus génial encore que dans mes souvenirs.

     A l’instar du troisième volet, l’alchimie du duo est magnifique. Et c’est d’autant plus original ici que McClane & Powell ne se voient jamais : Un buddy-movie comme on en avait encore jamais fait. Il faut souligner aussi la richesse de chacun des personnages secondaires. Et le charisme de chacun des méchants – Hans Gruber en tête, forcément, inoubliable regretté Alan Rickman.

     Et McTiernan à la réalisation s’occupe de parfaire le subtil équilibre avec la puissance de sa mise en scène. Chaque recoin de la Tour est passé au peigne fin. Rappelons que c’est un volet nocturne et vertical quand le troisième sera quasi entièrement diurne et horizontal. Quand on a dans un film d’action un vrai metteur en scène aux manettes, ça se ressent.

     Le temps n’altère aucunement la réussite de cette merveille de film d’action, qu’on peut revoir chaque année sans jamais s’en lasser, apprécier encore et toujours son génie rythmique (construit sur des sommets bourrins et de sublimes accalmies, une violence tranchante et des pics d’humour parfaits), la beauté de ses plans, de sa construction, de ses montages parallèles (Qui sont systématiquement dosés à la perfection) et la gouaille inévitable de John McClane.

     Aussi, je pense que c’est l’une des plus belles VF que je connaisse. C’est peut-être ça la cause de ma déception, j’avais dû essayer de le voir en VO. Il faut dire que j’ai grandi avec. Moins avec celui-ci qu’avec Une journée en enfer, mais quand même. Dans le genre, Die Hard, premier du nom, reste inégalé.

La 317e section – Pierre Schoendoerffer – 1965

08. La 317e section - Pierre Schoendoerffer - 1965Le temps de mourir.

   7.7   Ma première rencontre avec le cinéma de Schoendoerffer père. Je n’en attendais rien et c’est une merveille. L’intégralité du film se déroule sur quelques jours de Mai, en 1954, dans la jungle du Nord-Laos au sein d’une section franco-laotienne menacée par les troupes Viêt-Minh, peu avant la chute de Diên Biên Phu. Il s’agit donc moins d’un combat que d’un repli, les soldats sont perdus, usés, chaque jour nombreux d’entre eux agonisent, et l’objectif (rejoindre une colonne de renfort, qui entend-on à la radio qui crachote les informations, aurait été prise par l’ennemi) est aussi flou que l’ennemi qu’ils fuient, dont on ne verra jamais le visage. Débarrassé d’attributs romanesques, le film capte à merveille les gestes, l’action, cet état d’épuisement, la répétition des sentiers escarpés, les embuscades, les corps dans la boue, l’attente aussi. Le noir et blanc signé Raoul Coutard est sublime. Bruno Cremer incarne un adjudant téméraire, baroudeur volubile et expérimenté qui a jadis officié dans la Wehrmacht quand Jacques Perrin (Juste avant de camper Maxence chez Demy) est un lieutenant optimiste et doux rêveur. On sent que le film est tourné sur place, la forêt transpire de chaque plan, autant d’un point de vue pictural que sonore. Surtout, les conditions militaires de tournage ont été recrées sur plusieurs semaines, afin d’accentuer la fatigue et la souffrance des corps, la fatigue des acteurs eux-mêmes, ce qui ajoute un supplément de réalisme, qui devait être une priorité pour l’auteur, qui fut photographe de guerre en Indochine.

Les premiers, les derniers – Bouli Lanners – 2016

03. Les premiers, les derniers - Bouli Lanners - 2016Les beaucerons de l’apocalypse.

   5.8   On va grossièrement dire que c’est un peu en dessous de Eldorado (2008) mais bien au-dessus des Géants (2011). Si ces films ne me laissent pas de trace impérissable, je suis chaque fois surpris par la qualité des réalisations de Bouli Lanners, qui semble avoir gardé le meilleur de son passage devant la caméra chez Délépine & Kervern. Ce nouveau film impressionne par l’humanisme qui le traverse, malgré l’aspect fin du monde, malgré l’impression qu’il y fait nuit en plein jour, malgré une complaisance dans l’excès de mines patibulaires. Surtout, j’ai la sensation que Lanners est arrivé à « maturité » dans sa dimension plastique, il semble vraiment avoir trouvé sa voie, son image à lui, quelque part entre Bruno Dumont & Alain Guiraudie – La Beauce un peu filmée comme la côté d’Opale de chez l’un ou le grand Causse de chez l’autre. Et puis il faut reconnaître que rendre une si petite intrigue (Deux chasseurs de primes sont engagés pour retrouver un téléphone au contenu compromettant) aussi grande, dans un espace qui se confine majoritairement dans des plaines grises, entrepôts délabrés ainsi qu’autour de la voie d’essai de l’aérotrain d’Orléans, désaffectée depuis belle lurette (La plus belle idée du film) offre an film une singularité géographique, d’abord, ainsi qu’une sensibilité bienvenue. Dommage que le film se perde (un peu trop à mon goût) dans une dimension spirituelle archi marquée tant il réussit si bien dans ses moments dépouillés et décalés. Le duo Lanners/Dupontel fonctionne bien. Le couple de SDF est merveilleux. Suzanne Clément et Philippe Rebbot (en Jésus) sont comme à leur habitude : Parfaits. Et les apparitions brèves de Lonsdale & Von Sydow terminent d’en faire une curiosité un peu improbable. La région Centre-Val de Loire a son western.

L’homme blessé – Patrice Chéreau – 1983

01. L'homme blessé - Patrice Chéreau - 1983Les bas-fonds.

   5.2   Jusqu’à il y a peu je tenais surtout Chéreau comme l’auteur de l’un des plus beaux palmarès cannois : La cuvée 2003 avec Elephant et Uzak raflant quasi tous les prix, un choix radical et génial puisque c’était clairement les deux meilleurs films en compétition, avec Shara, The brown bunny, Dogville, Mystic River. Putain d’année en fait. Dommage que le double prix pour Les invasions barbares venaient entacher ce palmarès fort.

     Ses films, en revanche, m’avaient toujours laissé perplexe. Puis j’ai vu il y a peu La reine Margot, qui m’a impressionné par sa rage mise en scénique et son ampleur romanesque. J’espérais retrouver ceci avec L’homme blessé, l’un de ses premiers films, l’un de ses plus estimés aussi, dans lequel Anglade y décrochait son premier rôle marquant, avant Subway, 37°2 le matin ou Nocturne indien. Avant le fantôme de lui-même qu’il est devenu aujourd’hui.

     Et c’est plutôt pas mal. Moins racoleur que nombreux de ses films suivants mais surtout plus « soigné » dans son austérité et la peinture qu’il dresse d’un monde (Celui que le personnage, ado renfermé, va découvrir un soir qu’il accompagne ses parents venus déposer sa sœur à la gare, jusqu’à s’en retrouver happé) souterrain, quasi fantastique, glauque, violent, complètement hors du monde.

     La première demi-heure, avare en parole et riches en déplacements – On se cherche, on se fuit – est passionnante. Ça se délite par la suite, Chéreau ne parvenant pas à faire tenir son mystère sur la durée ni à faire émerger de l’émotion de son manifeste sale. Dommage que ça ressemble in fine plus aux Nuits fauves, de Collard qu’au sublime Neige, de Berto & Roger : Un maelstrom complaisant un peu confus plutôt qu’un tragique portrait, sans concession.

     Je retiendrai néanmoins de jolies choses, des trucs vraiment surprenants dans le cinéma français 80’s à l’image du début, sorte de cinéma dépouillé bressonien guetté par la violence friedkinienne, la séquence Claude Berri, hallucinante et la toute dernière scène, à la limite de la pose mais forte. Mais dans l’ensemble, on va dire que ça m’en touche une sans faire bouger l’autre.

Blood ties – Guillaume Canet – 2013

02. Blood ties - Guillaume Canet - 2013Boring ties.

   2.1   Remake d’un film de Jacques Maillot, Les liens du sang, Blood ties a tout du passeport idéal pour les Etats-Unis : néo-polar bien dépressif, doté d’un improbable casting 4 étoiles et produit par James Gray. Si l’on voit vite que Canet veut faire son We own the night, il faut bien dire que rien ne fonctionne ici, le film est beaucoup trop long, maladroit, sans âme, anecdotique et la tension dramatique (La tragique trajectoire de frangins que tout oppose) convoitée proche de zéro. L’original (Dans lequel Canet y campait le fils préféré) était déjà pas terrible mais il y avait une ambiance, le film était plus nerveux, plus poisseux, moins foutraque. Là il n’y a rien. Sans compter que Canet accompagne ad nauseam chaque scène d’un morceau de sa playlist de bon goût et que ça plombe absolument tout. N’est pas Scorsese qui veut. Dans un registre similaire et si ces films ne sont pas indispensables, je préfère de loin La French, de Jimenez ou Animal Kingdom, de Michôd. Américanisés à mort aussi ceux-là mais plus subtils, moins dans la surenchère bas de plafond. Ici, outre le fait qu’aucune scène n’explose vraiment, outre le fait qu’on ne croit à rien, ni aux situations ni aux interactions, tout pèse une tonne, tout est surligné pour ne jamais trop nous perdre, même lorsque Blood ties s’adonne à la course-poursuite, ultra prévisible. Et le film semble tellement certain d’être le parfait polar classique en permanence qu’il en devient carrément grotesque.

Point Break – Ericson Core – 2016

19. Point Break - Ericson Core - 2016Trash cover.

   2.2   C’est donc le remake du film de Kathryn Bigelow, avec Keanu Reeves et Patrick Swayze. Un classique pour Brice. Un classique pour moi aussi. Sans surprise, c’est terriblement mauvais. Il y avait pourtant deux éléments qui attisaient la curiosité : Edgar Ramirez, splendide Carlos dans le chef d’œuvre d’Assayas, qui reprend ici le rôle de Bodhi ; Et Teresa Palmer, qui ne sert à rien, mais qui est là. Bah ouai. Ça ne suffit malheureusement pas à sauver ce machin qui aligne les scènes d’action indigestes et les rebondissements ridicules et qui ne fait qu’emprunter ci et là quelques situations (les masques, le flingue déchargé vers le ciel (qui parvient à faire plus parodie que la scène de La cité de la peur) ou la scène finale dans les falaises de vagues) du film original via des clins d’œil lourdingues. Une bonne daube.

Peur de la peur (Angst vor der Angst) – Rainer Werner Fassbinder – 1975

42. Peur de la peur - Angst vor der Angst - Rainer Werner Fassbinder - 1975     7.2   Je relance souvent des cycles Fassbinder. Un bonheur, je ne m’en lasse pas. Je croyais que celui-ci serait mineur (en bonus du dvd de Martha) quand on pense d’ailleurs que de nombreux Fassbinder sont des téléfilms au départ (Oui, comme La maison des bois, de Pialat) Or pas du tout : c’est un grand film sur la folie. Un pur Fassbinder. Simple, concis, un beau geste de metteur en scène une fois encore. Et puis je l’ai découvert un soir d’orages, ça lui offrait une atmosphère encore plus tétanisante.

Effi Briest (Fontane Effi Briest) – Rainer Werner Fassbinder – 1975

20. Effi Briest - Fontane Effi Briest - Rainer Werner Fassbinder - 1975     4.9   Vraiment pas facile. Il n’y a pour ainsi dire aucun rythme, on varie la parole entre les personnages et une voix off en permanence, des cartons d’ellipses toutes les cinq minutes, et ça dure 2h15. Pas le plus stimulant des films de Fassbinder même si ici encore il y a le temps de quelques séquences des fulgurances sensationnelles, des plans à tomber. Et Hanna Shygulla, bon dieu…

Les dieux de la peste (Götter der Pest) – Rainer Werner Fassbinder – 1970

24. Les dieux de la peste - Götter der Pest - Rainer Werner Fassbinder - 1970     5.2   C’est en me confrontant à ses « petits films » que je me rends compte combien Fassbinder m’est cher. Il y a ici des tas de choses embarrassantes pour lesquelles j’ai une infinie tendresse car je décèle ci et là quelques fulgurances mais surtout l’impression de voir la gestation d’un cinéma puissant.

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silencio


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