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Archives pour novembre 2008

Promets-moi (Zavet) – Emir Kusturica – 2008

promets-moiLes bruits d’Emir.

   1.7   Ma réaction à chaud dès ma sortie du ciné : déjanté, assourdissant, épuisant. Evidemment avec Emir faut pas s’attendre à autre chose, mais à ce point là! Le principal souci de ce film c’est que ses qualités sont paradoxalement ses défauts : Il y a de l’énergie mais finalement beaucoup trop, il y a de l’imagination finalement limitée, en fait on se lasse de tout assez vite car tout est utilisé dans l’excessif. C’est un film qui fonctionne comme un feu d’artifice : Y a du bon y a du mauvais, et il y a un bouquet final. Encore faut-il aimer les feux d’artifice! En plus la trame ressemble à son précédent film, du coup c’est sans surprises. Il serait donc bon monsieur Kusturica de passer à autre chose, car l’époque « Le temps des gitans » est très loin. Et mon dieu que c’est vulgaire, et réac par dessus le marché. Beurk.

Be Kind Rewind – Michel Gondry – 2008

Be Kind Rewind - Michel Gondry - 2008 dans Michel Gondry bekindrewindpic3      2.6   Autant j’accroche, je partage, j’admire, je vie les rêves de Lynch, autant ceux de Gondry m’empêchent de dormir. « Eternal sunshine » était une belle idée, même un beau film, mais exploitée maladroitement de manière complexe jusqu’à épuisement. Avec « La Science des rêves » et maintenant « Be Kind rewind » on a juste le sentiment d’arriver dans une soirée, à délires non partagés, dans laquelle on n’est pas invités! Pas de doute Gondry est un grand rêveur mais ces rêves sont trop personnels et puérils pour que l’on s’y attache. Et que dire cinématographiquement ici ? Bah pas grand chose. C’est tellement mauvais. Alors on se rabat sur le spectacle. Mais comble du désespoir : c’est même pas drôle!

     C’est pas tant la démarche qui est condamnable ici, on rend hommage au cinéma en quelques sortes. Puisque l’histoire en deux mots c’est que ces trois personnes (cf photo) tiennent un vidéo-club dans lequel les cassettes ont récemment toutes été éffacées suite à un accident provoqué par Jack Black, qui a le cerveau magnétisé! Le but, refaire tous les films à la demande des clients pour ne pas fermer boutique. Problème : Sos Fantômes, Le roi lion ou Rush Hour sont déjà des merdes à la base, alors en voir des remakes, c’est juste pas possible quoi! Bref, c’est un fourre-tout indigeste qu’à coup sûr je ne rembobinerai pas!

Je, tu, il, elle – Chantal Akerman – 1976

44Portrait d’une enfant déchue.

   7.6   Chantal Akerman n’a que 24 ans lorsqu’elle réalise Je, Tu, Il, Elle, l’histoire d’une jeune femme, jouée par elle-même, plongée dans une phase de trouble sentimental provoquant un anéantissement moral progressif, que la jeune cinéaste qualifiera de « cri de désespoir muet proche du hurlement ».

     Son film est scindé en trois parties bien distinctes, mais on pourrait aussi le découper en quatre. La première partie est vouée au cloisonnement. Le Je : Une jeune femme s’enferme dans une pièce, bouge les meubles, repeint les murs, s’habille, se déshabille et mange du sucre pour ne pas succomber de famine. Le Tu : Elle occupe son temps à écrire une lettre, probablement destinée à la personne qu’elle aime – on suppose une relation délicate – et cela durant un mois. Très souvent les plans sont fixes, la caméra ne sortira pas de cette pièce, même si par moment, dans un angle bien précis, on peut entrevoir l’extérieur, exempt de vie.

     La deuxième partie c’est la rencontre avec le camionneur. Le Il : La jeune femme est prise en stop, s’arrête avec le routier dans des bars, des restos avant que celui-ci ne lui raconte sa vie sentimentale et qu’elle l’est masturbé une fois hors champ. Long monologue en plan fixe où l’homme nous (lui) apprend qu’il s’est détaché de toute vie de famille, concevant dorénavant le plaisir des rencontres comme sexuel et fugace, mais non constructif.

     La troisième partie c’est le retour chez une amie. Le Elle : Accueillie froidement, l’hôtesse offrira de quoi manger à notre héroïne itinérante avant qu’elles ne se laissent aller à un échange sexuel, fondé sur le désir pulsionnel, fusionnel, que Chantal Akerman nous offre, en trois plans fixes durant en tout vingt minutes, avec beaucoup de grâce et de pudeur.

     Je, Tu, Il, Elle a quelque chose de flamboyant, mais en même temps de très sombre, et joue à merveille avec cette idée de juxtaposition silences/voix off/monologue. C’est passionnant. Et je ne suis pas loin de crier au chef-d’œuvre ! En réalité, je crois que je suis amoureux de Chantal Akerman. Je la trouve sublime. Radieuse. Elle me fascine. L’intensité de son oeuvre, de son visage, de son regard.

Hôtel Monterey – Chantal Akerman – 1972

Hôtel Monterey - Chantal Akerman - 1972 dans Chantal Akerman 46939Rester vertical.

   7.3   Premier long métrage à la réalisatrice, la spécificité d’Hôtel Monterey est de n’être doté d’aucune bande-son, d’aucun son. L’espace est lui aussi réduit puisque l’on ne sortira pas de cet hôtel. Au moyen d’un procédé ascensionnel intelligent, puisque l’on commencera par le hall d’entrée pour terminer sur le toit, Chantal Akerman filme les espaces exigus, un hall désert ou non, un ascenseur occupé ou non, un couloir vide, une chambre vide ou non, un toit surplombant New York.

     Capter le réel, capter le vide. Réfléchir sur ce vide. Convoquer l’imagination. Tels sont les enjeux du film. Car au-delà du fait que chaque plan soit d’une importance capitale, contenant sa singularité propre, il y a aussi un grand pouvoir de fascination dans toutes ces images que ça en devient surprenant. Comment imaginer le bruit, la vie derrière des murs silencieux ? Ces longs travellings avant/arrière dans un couloir aboutissant sur une fenêtre, elle-même donnant sur les villes, est un fidèle exemple de ce que provoque la mise en scène sur notre ressenti. De jour, de nuit, par beau temps, par mauvais temps, notre perception diffère.

     Selon moi, une version sonorisée aurait fait de ce film un chef-d’œuvre. Le panoramique sur le toit du Monterey est l’un des trucs les plus beaux que j’ai vu. Cette façon de rendre sublime un lieu, de capter quelque chose de fort dans le vide. Manquait plus que le bruit des voitures, de la civilisation.

La graine et le mulet – Abdellatif Kechiche – 2007

La graine et le mulet - Abdellatif Kechiche - 2007 dans Abdellatif Kechiche 660_max     7.3   Les temps changent et l’homme vieillit. Slimane est fatigué de ses 61 ans et se voit licencier avec une prime par l’usine à bâteaux qui l’employait. Le glas pour lui de se monter une « retraite » tranquille en rénovant un vieux rafiot afin d’y ouvrir un restaurant dont la spécialité sera le couscous de poisson. Rêve plus que réalité, surtout quand le destin s’en mêle…      Ici, le réalisateur de l’Esquive n’utilise pas les grands poètes (comme Marivaux il y a cinq ans) pour étoffer son récit. Il lui suffit simplement de saisir des morceaux de vie, sans que l’on sache où et quand l’on se trouve, dans un milieu modeste d’une famille d’origine arabe qui se diversifie et s’engueule par ses problèmes divers. Abdellatif Kechiche joue sur les sentiments intimes et profonds, en témoignant de l’hypocrisie permanente dans les familles et sur les préjugés racistes. Et cela non sans nuances. Car si les français manquent de tolérance, les immigrés sont communautaristes, et vice versa. Personne n’est vraiment épargné.

     Fort de ce constat amer, on se lie d’affection avec bon nombre de personnages, évidemment Slimane, touchant en grand-père désabusé au crépuscule de sa vie, mais tout particulièrement Rym – sublime Hafsia Herzi – fille dynamique et intelligente, qui par son utopie fédératrice est le rayon de soleil du film. Alors, si le courage peut souvent s’avérer vain, il est bon de ne jamais abandonner. Kechiche, c’est toute une philosophie. L’envie de partager l’impartageable entre communautés si proches mais aussi si lointaines.

Douze hommes en colère (12 Angry Men) – Sidney Lumet – 1957

Douze hommes en colère (12 Angry Men) - Sidney Lumet - 1957 dans Sidney Lumet 12-angry-men     8.2   Un plan extérieur tribunal avec comme indication « Cour d’assises ». Un nouveau plan, intérieur cette fois, nous montrant le procureur, les jurés et l’homme intenté. Puis nos hommes s’enferment dans une pièce pour délibérer. « 12 hommes en colère » (1957) de Sidney Lumet peut alors commencer. Pendant 1h30 nous serons témoin de ce huis clos édifiant, une parabole des différentes opinions humaines concernant la justice d’un homme, dont la vie (car il est question d’acquittement ou de condamnation à mort) est entre les mains (et les dialogues!) de douze personnes.

     Lumet filme tour à tour avec sensibilité et punch un dialogue argumentatif palpitant, soucieux du détail, en tentant de montrer, non sans nuances et allusions métaphoriques, les véritables rapports humains, nourris d’influences et de préjugés, de tolérance et de cruauté pour finalement donner raison au bénéfice du doute plutôt qu’à la peine capitale.

     C’est un pur chef d’oeuvre que signe le réalisateur américain, dont c’est le premier film, tant sur cette mise en scène confinée, claustrophobique, étouffante que sur ce scénario, taillé au millimètre, délivré par de petits rebondissements qui avancent l’intrigue. Car le plus génial dans tout ça, c’est que nous spectateur soyons témoin de cette scène, en quasi temps réel, les ellipses et autres techniques cinématographiques de suppression de minutes futiles étant pour ainsi dire jamais utilisés. Finalement c’est une oeuvre remarquable, d’une perfection absolue, qui en plus de l’être sur tous les plans, est agencée par des acteurs épatants de vérité, de spontanéité. « 12 Angry men » est l’exemple même du film qui n’a pas pris une ride.

Les grandes personnes – Anna Novion – 2008

movies-130995-11Les petits films.

   4.7   C’est un bien joli petit film, quoique très gentillet, que nous propose Anna Novion. Si le début me laisse de marbre, entre incompréhension d’une situation que je trouve niaise, entre un Daroussin que j’ai du mal à apprivoiser en père parano/ultra protecteur que je vois davantage en gros nounours ronchon, entre ces supers dialogues question/réponse qui ne témoignent d’aucune profondeur, il faut dire que par la suite je me suis finalement laissé porter. A quoi bon en même temps ? Il n’y a pas non plus lieu de partir. Et quand ce personnage qui joue la fille de Daroussin, dix-sept ans, se voit conviée à une fiesta suédoise, et fait de l’oeil à un mec de son âge, quelque chose change, évoquant presque parfois les jeux de regards que nous offraient Andersson dans A Swedish Love Story. Intéressant parallèle puisque le thème est sensiblement le même : La sensibilité des grandes personnes, des adolescents, en perpétuels contradiction. Bref, c’est sympatoche. Un peu envahi par une musique lourdingue mais ça passe.

 

L’Eclipse (L’Eclisse) – Michelangelo Antonioni – 1962

L'Eclipse (L'Eclisse) - Michelangelo Antonioni - 1962 dans Michelangelo Antonioni sjff_01_img0158     8.2   Une éclipse est une disparition. Chez Antonioni on peut même parler d’éclipse totale. De la population. Du jour. De la vie. Huit dernières minutes faites de plans froids, silencieux, où la mélancolie, le vide s’est emparé du paysage dépeuplé, où l’obscurité et l’ennui règnent dans les rues romaines.

     Auparavant c’est l’histoire de Vittoria (Monica Vitti) qui nous intéresse. Cette jeune femme dont l’aventure conjugale s’achève, après une nuit probablement faite de discours sans remèdes. Et Antonioni capte chaque détail outre les mots capables de montrer comme il se doit une rupture. Et c’est magnifique. Puis ce sera l’errance de cette femme, en quête d’autre chose, d’un certain bonheur qu’elle pourrait pourquoi pas trouver auprès de Piero, agent de change, qu’elle rencontre par hasard alors qu’elle venait simplement voir sa mère en pleine spéculation boursière. Pourtant rien ne semble émerger de cette relation.

     La solitude, l’incommunicabilité, l’inconstance de l’amour, la déshumanisation… des thèmes chers au cinéaste qui trouvent ici une signification des plus intenses, précédant l’une des fins les plus belles, énigmatiques de l’histoire du cinéma.

Les Harmonies Werckmeister (Werckmeister Harmoniak) – Béla Tarr – 2003

Les Harmonies Werckmeister (Werckmeister Harmoniak) - Béla Tarr - 2003 dans 100 01.lesharmonieswerckmeister-300x190 Land of the dead.

   9.5   Voici l’une de mes plus importantes découvertes cinématographiques. De celles vers lesquelles je ne cesse de me référer. De celles qui sont devenues des modèles de perfection. Méconnaissable durant le générique final, à l’époque, il m’a fallu une bonne nuit pour le digérer, et facilement quelques jours pour en écrire quelques lignes.

     C’est simple, la première séquence du film est probablement l’une de mes préférés, tout type de cinéma confondu. Oui, rien que ça. Un plan-séquence d’une dizaine de minutes, en mouvement, qui filme diverses personnes dans un bar, choisis pour une expérience cosmologique schématique organisée par Valuska, personnage central du film, fasciné par la Création, son miracle. Cette première scène est à l’image de la suite du film : magnifique, avec son noir et blanc crépusculaire, son rythme hypnotique, sa musique divine. Puis se dessine une histoire presque irréelle, d’errance nocturne, de découvertes, un voyage hors du temps, dans un quartier voué au chaos total, qui pourtant à travers un récit des plus pessimistes laisse entrevoir quelques rayons lumineux.

     J’ai vraiment garder la sensation de film unique. Une œuvre d’art sans précédent, un objet cinématographique fascinant, beau à en pleurer, qui déballe sans sourciller une succession de tableaux, poétiques, tout en musicalité. L’emploi du plan-séquence n’est évidemment pas anodin dans la réussite de l’entreprise tant il fait figure emblématique du récit. Le plan devient l’unique unité de temps. On plane sans réellement se poser de questions, on vit l’instant comme Valuska, et on se dit qu’il n’y a probablement aucun équivalent cinématographique.

     Fin du film, La grand-place, en plein brouillard, La Baleine dépouillée de sa protection, Le Chaos a pris place, à moins que ce ne soit le contraire, et l’apparition lumineuse au travers de cet épais brouillard, qui annonce le début d’autre chose. Béla Tarr ne dit rien, il nous demande d’observer, de se laisser happer, dans ce qui se révèle être un film très exigeant, pour spectateur averti, mais qui quoiqu’il arrive a déjà sa place dans le panthéon de la Création cinématographique.

      J’hésitais à le mentionner, allez je me lance : Je suis resté sur « les fesses » quelques minutes après la fin du générique, j’ai beaucoup, beaucoup pleuré, prenant conscience petit à petit de l’ampleur de cette œuvre, qui à l’instar d’Inland Empire de David Lynch, nous fait basculer dans une ère nouvelle. Rarement, pour ne pas dire jamais vu un truc pareil, aussi fou. Une sorte d’état de grâce !

J’ai écrit ceci, en le revoyant quatre ans plus tard :

     Ce qui est incroyable c’est le chaos général qu’a su rendre Béla Tarr. On sent que c’est un village sur le point de mourir. Et puis à travers tout ça on suit un quotidien, celui de Janos Valuska, simple postier, qui s’extasie très facilement devant le mystère de la création et son infinie puissance. Lorsqu’un cirque débarque avec une immense baleine, Janos ne verra pas l’envers du décor. Il a cette naïveté, cette poésie incroyable. Toute cette vérité violente et cruelle lui éclatera petit à petit à la figure. Il devient témoin, et nous avec lui, d’un soulèvement populaire, dans une Hongrie dévastée, presque chimérique. Il y a une scène extrêmement violente dans un hôpital où le cinéaste glisse délicatement dans chaque pièce, nous montre ce qui s’y passe. Cette violence sourde (pas de cris) cessera soudainement, à la vue d’un vieux monsieur, nu, debout dans une baignoire. Les manifestants rentrent chez eux. Lorsque l’armée prendra les choses en main, que le jeune homme fuit de peur qu’on s’en prenne à lui. « Je n’ai rien fait » dira t-il. Cette violence ne s’estompera pas. Ellipse. Il est dans un hôpital psychiatrique, il chantonne, encore plus naïf qu’auparavant. Sur la grand place, oncle Gyuri avait promis qu’il irait voir la baleine le lendemain. Tout a changé. Tout est mort. La baleine est entièrement découverte. Les dalles de la place sont à moitié explosées. C’est un climat de mort qui règne. Comme après une guerre.

     Béla Tarr ne demande pas de comprendre. Sa caméra se déplace délicatement dans ce village, via les yeux de ce personnage. Le temps c’est le plan. Le plan n’est jamais fixe chez Béla Tarr. Il y a un espace et il gère cet espace. Il est rare de ne pas voir dans une scène ce qui se passe aussi derrière nous, quelquefois seulement, lors de plans uniquement latéraux. Une scène, à ce titre, est à couper le souffle : Janos Valuska marche, le pas déterminé, face caméra. Il rejoint son oncle. Nous suivons la conversation. Il dit qu’il va jeter un œil sur la grand place. Son oncle lui demande d’être prudent. Il s’engage. La caméra effectue un demi-tour afin de le suivre, et dévoile dans un plan global, des attroupements de personnes, des feux qui envahissent la ville. Jamais je ne me suis autant senti investit dans une séquence de film. Et jamais je n’avais autant fait corps avec un personnage dans un film.

Last Days – Gus Van Sant – 2005

18413696.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxDeath to birth.

   7.6   Véritable ovni du festival de Cannes 2005, Last Days avait pourtant le lourd statut d’être précédé d’Elephant et Gerry dans l’oeuvre de son auteur. Heureusement, les trois films restent très différents, même s’ils traitent tous trois des dernières heures de la vie de personnages sur le déclin. Ce sont ici les derniers instants de la vie d’un rockeur qui sont ciblés. Evidemment la ressemblance entre Blake et Kurt Cobain n’est pas anodine, le film fonctionne aussi en hommage au chanteur de Nirvana.

     Mais plus qu’un biopic, Last days est une expérience incroyable, sorte de voyage dans les méandres intérieurs d’un homme perdu. Comme dans Gerry, le travail sur le son est absolument incroyable, le rapport avec la nature est intense, le personnage s’en trouve dévoré par son immensité, reculé dans une maison en hauteur, en pleine forêt, l’endroit a des allures de tunnel, de plate-forme entre la vie et la mort. Michaël Pitt est incroyable. Il ne marche pas, il titube. Il ne chante pas, il marmonne. Il ne pense pas, il meurt. Gros choc à l’époque de sa sortie. Moins aujourd’hui, mais ça reste une grande proposition.

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