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Archives pour 3 janvier, 2009

Le prix à payer – Alexandra Leclère – 2007

Le prix à payer - Alexandra Leclère - 2007 dans Alexandra Leclère h_9_ill_891080_prix

Comment est votre daube ?

     0.0   Dans Le prix à payer l’homme est un salaud pour qui Le cul semble être la seule chose qui compte, son unique salut. Dans Le prix à payer la femme ne travaille pas, elle passe ses journées à claquer le fric de son mec. Dans Le prix à payer l’homme a de la thune, plein de thune, parce que quand même il faut faire tourner le foyer. Dans Le prix à payer la femme essaie de créer, d’écrire plus précisément, mais l’homme est là pour lui rappeler que créer c’est nul. Dans Le prix à payer l’homme ronfle quoi qu’il arrive. Dans Le prix à payer la femme n’aime pas faire l’amour, quoi qu’il arrive. Dans Le prix à payer il y a des enfants, inexistants ou débiles. Dans Le prix à payer l’homme a les bras, la femme la tête. Dans Le prix à payer Lanvin soulève un matelas, deux enfants à une main, dépasse un peloton de cycliste, balance une grosse claque à Pailhas parce que Lanvin il est fort. Dans Le prix à payer Baye avale d’un trait son alliance comme on avale un spasfon. Dans Le prix à payer Clavier se tient le coeur à droite quand il fait une attaque. Dans Le prix à payer on entend « Tu fais du bruit quand tu manges, tu fais du bruit quand tu dors, tu rotes, tu pètes… ». Dans Le prix à payer on entend « Ah les femmes! ». Dans Le prix à payer on entend « Les hommes tous les mêmes! ». Mais Le prix à payer ça finit bien parce que hein quand même c’est juste sensé être drôle! C’est affligeant. Mais bon, c’est le prix à payer pour voir une merde.

Les Rendez-vous d’Anna – Chantal Akerman – 1978

les-rendez-vous-dannna-still1-526x284La solitude.

   7.0   Film d’errances, sur la solitude éternelle, un voyage sans but explicite, une jeune réalisatrice, cinq rencontres fortuites de personnes toutes plus seules, plus pessimistes les unes que les autres. Les dialogues semblent avoir un ressort cadavérique, et l’on sent à travers chaque mot qu’il n’y a plus de remparts devant la mort.

     C’est en quelques sortes le reflet de Chantal Akerman, enfin son reflet négatif. Mais quelque chose marche moins bien sur moi que dans ses précédents films. Le jeu de Aurore Clément ne me fascine pas beaucoup. A mille lieux je trouve de celui de Delphine Seyrig par exemple, qui me bouleverse dans chacun de ses regards et mouvements. Et il y a une austérité bloquée qui me gêne un petit peu. Evidemment Akerman ne fait pas de films joyeux d’accord mais disons que celui-ci ne véhicule pas les émotions que les autres véhiculaient. Mais bon c’est Chantal et je l’aime toujours. J’adore tout particulièrement la rencontre dans le train, le silence semble vaincre chaque parole, comme la nuit embrase un paysage que l’on aimerait voir, pour respirer.

     Quant à Haneke, il a dû s’inspirer pas mal de Chantal. La fin m’a rappelé un peu son cinéma, avec la présence de cette télé allumée, pour rien. La même froideur aussi. Mais une ambition plus forte chez la réalisatrice tout de même qui semble accorder davantage d’attachement au paysage, à la ville, à l’espace en fait.


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