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Archives pour juillet 2009

Le mystère de la chambre jaune – Bruno Podalydès – 2003

Le mystère de la chambre jaune - Bruno Podalydès - 2003 dans Bruno Podalydès p5

True detective.    

   6.2   Il y a deux parties bien distinctes c’est une évidence. La première installe toute l’intrigue pour la faire éclater au grand jour dans la seconde. Ici, le titre ne ment pas, ou alors qu’à moitié. Oui le mystère se situe dans cette chambre jaune, où Sabine a failli être assassinée, où cet assassin semble s’être volatilisé, puisque l’idée de la sortie par la porte est évincée d’emblée, le père se trouvant derrière au moment des faits et chagriné par les cris de sa fille, et celle de la fenêtre impossible, étant doté de barreaux « infranchissables et infranchis » dira le détective Rouletabille.

     Denis Podalydès joue donc Rouletabille, méthodique et dynamique, inventif et scrupuleux, fier et compétiteur, un pantalon beige trop petit, un béret délicatement posé sur le crâne. Un beau Tintin en somme. Et comme Milou pour Tintin, Rouletabille n’est pas seul, il est accompagné de Sainclair, son plus fidèle admirateur, qui l’obéit au doigt et à l’œil. En face, Frédéric Larsan, un inspecteur connu pour ses méthodes précises et efficaces, il semble au moins aussi bien résonner que Rouletabille, le seul à le trouver ridicule, sans doute par fierté dans la rivalité.

     Sauf que tous les ressorts de l’intrigue ne se situent pas seulement dans cette chambre. Pendant toutes ces recherches scrupuleuses, on a droit à des courses-poursuites en tout genre, un tueur qui semble revenir sur les lieux du presque crime, muni pour la discrétion d’un masque de soudeur, afin de se débarrasser définitivement de Mathilde Stangerson. Ce film c’est un peu un cluedo sans progression (dans le sens où jusqu’au bout il nous est impossible de ne pas envisager tel personnage, telle situation) dans une version désopilante et ludique, savoureux mélange entre un Ozon réussi et un Jeunet réussi, côtoyant l’esprit récréatif de Huit femmes et les voix off du second cinéaste cité, s’éloignant de tout ça ensuite fort heureusement.

     Un mot sur la fin : Rouletabille a compris. Il lui manque les preuves. Il s’exile en Amérique, en revient apparemment grandi, en ayant autant appris sur l’identité du criminel et ses motivations, ainsi que sur une bien curieuse filiation…

Jusqu’en enfer (Drag me to hell) – Sam Raimi – 2009

Jusqu'en enfer (Drag me to hell) - Sam Raimi - 2009 dans Sam Raimi 20080717_dragmetohell

     5.5   Retour à son genre de prédilection pour Sam Raimi, auteur de la franchise Evil Dead, et entre-temps des Spiderman. Et à défaut d’innover, le cinéaste propose du gore bien gras, un agencement excellent dans les scènes d’angoisse (j’ai dû facilement sursauter 627 fois !) sans oublier de dénoncer cette société dont les enjeux ne s’appuient désormais que sur la compétition. Passons le début, totalement inutile et raté, bazardé à l’image de synthèse qui bave, la séquence suivante voit cette jeune femme qui travaille dans une société d’assurances. Très introvertie, la place de directrice adjointe ne lui est pour le moment pas promise étant donné l’arrivée d’un petit nouveau, suppôt du boss.

     Un jour, elle prend son courage à deux mains, et cette petite vieille répugnante sans le sou, qui peine à payer ses loyers, va en payer les frais. Cette dernière lui jette un sort maléfique et tout commence alors pour la belle Alison Lohman. La scène qui suit dans le souterrain de l’établissement est dores et déjà culte. Quant aux autres nombreuses scènes bien cracra, on est heureux de voir ça au cinéma, dans une salle ugc (une fois n’est pas coutume) pleine à craquer, où les gens éclatent de rire, poussent des cris, se lèvent, applaudissent pendant la projection… C’est La Récréation ! Il faut donc y aller en attendant rien, en ne cherchant rien, ou juste un pur moment de détente qui fou bien les jetons autant qu’il est hilarant.

 

Terminator, renaissance (Terminator, salvation) – McG – 2009

Terminator, renaissance (Terminator, salvation) - McG - 2009 dans McG

     3.4   La seule grande idée ici est de situer l’action dans le futur, entièrement. Si les trois premiers montraient des voyages dans le temps, en 1984 d’abord, en 1994 ensuite puis pour terminer en 2004, toutes ces périodes pré guerre nucléaire, nous sommes ici bien après, 2018, the war against the machines rugit depuis un bon bout de temps déjà.

     On appréhende donc le tout nouveau Connor (pas l’acteur hein, le personnage, celui du futur) plus fidèle à cette image de héros que nous l’avions vu précédemment, qui dirige ses troupes, se comporte et est perçu tel un messie, et essaie de trouver la faille dans le système de Skynet grâce aux cassettes instructives que sa mère lui a laissées. Sarah Connor est morte d’une leucémie avant la guerre, ça on le savait dans l’opus précédent, mais elle semble avoir une importance capitale, vivante ou non. Elle trace – a tracé – des lignes à suivre, c’est le chemin à suivre depuis sa rencontre avec Kyle Reese, et sa foi quasi immédiate concernant ce destin humain tragique.

     L’histoire : Marcus Wright apparaît en 2018, dans une ambiance d’apocalypse, il dit ne se souvenir que d’une chose, être passé par le couloir des condamnés à mort. Connor doit donc découvrir d’où vient le bonhomme tout en préparant l’assaut contre Skynet qui a décidé d’annihiler la race humaine toute entière. Terminator, Renaissance est un pur film d’action. McG s’en sort d’ailleurs très bien dans cette partie là du jeu. Mais pour le reste pas du tout. C’est comme si on n’y croyait plus. Ce qu’avait fondé Cameron s’était émietté dans le 3 et ici a complètement disparu. Terminé les personnages charismatiques (Christian Balle, l’endive, seul aux commandes), plus de grandes réflexions sur cette opposition entre destin et prise en main du présent, plus de grands moments exploitant le paradoxe temporel (faut-il rappeler que si Kyle Reese meurt dans cet opus, situé en 2018, il ne pourra pas sauver Connor dix ans plus tard, dans le passé ? Thème sous-exploité ici, complètement).

     Ce nouveau terminator est fade, pas ennuyant non, mais sans intérêt (à l’image de son I’ll will be back qui n’a jamais paru aussi kitch !), il déballe ses saynètes, souvent impressionnantes techniquement mais ne passe jamais au-delà de ce stade l’action pour l’action. Et la fin est une horreur avec ça. On se croirait revenu dans un film de Michaël Bay. Entre ça et l’apparition de notre bon vieux Schwarzie, modélisé numériquement, le terminator qui bientôt voyagera dans le temps, on n’est pas bien convaincu. Et il y a un autre souci : McG se prend beaucoup trop au sérieux. Il dit être admirateur de Cameron, et rejeter en bloc l’opus de Jonathan Mostow, personnellement, même s’il est vrai que le troisième est en dessous, il est tout de même nettement mieux que ce dernier, haut la main boulet de la franchise. Cela dit il y a quand même la satisfaction d’avoir respecté le cahier des charges (c’est le fan qui parle), d’avoir respecté l’histoire globalement, et surtout de l’avoir situé en 2018, avant que le T800 ne soit envoyé dans le passé. On verra ce que la suite nous offrira. Normalement, Connor ne devrait pas tarder à mourir, si mon souvenir est exact, c’est prévu pour 2032…

Terminator, le jugement dernier (Judgement day) – James Cameron – 1991

Terminator, le jugement dernier (Judgement day) - James Cameron - 1991 dans James Cameron 18908822Bad to the bone.     

   7.8   Plus spectaculaire, plus cadencé, plus drôle, plus long, Cameron a mis la dose pour celui-ci. Le budget a été multiplié par on ne sait combien et les effets spéciaux sont encore aujourd’hui bluffants. Si le premier jouait sur un niveau indirect (le terminator devait tuer la mère du futur héros de la résistance, pas encore né), ici, un terminator est maintenant chargé de protéger le gamin, vieux de dix ans, la résistance ayant réussi à kidnapper un programme de Skynet dans le futur.

     Sauf qu’en face le niveau a changé. Pas de T800 modèle 1.01 mais un nouveau prototype, le T.1000, constitué de métal liquide (ou de poly alliage mimétique) qui peut reproduire certaines armes blanches voire se transformer en n’importe quel être humain qu’il touche. Dans le futur, même s’il semble combattre, l’homme a du retard. Un opus de retard.    

     Terminator, le jugement dernier, est un blockbuster flamboyant. Il est jouissif partout, une qualité que le premier n’a pas. Chaque personnage semble atteindre un caractère paroxystique. Ce jeune branleur de John Connor qu’on ne voit pas du tout maître d’un mouvement résistant avec l’avenir de l’humanité entre ses mains, même si son passe temps fétiche se résume à voler des cartes bleues (easy money !) et dépenser le fric dans des salles de jeux. Sa mère, Sarah, retenue dans un HP, pour avoir voulu faire exploser une société d’ordinateurs, qui représente la femme sauvage, intelligente, Cameronienne par excellence, qui sait admirablement bien se servir d’un fusil à pompe. Il y a ce terminator assez génial , cette fois même touchant (ah la scène de descente lente dans la fonderie) qui en vient à créer des liens forts avec ceux qu’il protège alors que son organisme est à priori dépourvu de toute sensibilité, de toute émotion. Il y a bien entendu le T1000, froid, sans demi-mesure, sans émotion qui fait son travail de brute. Et pour finir le docteur Sibermann, aperçu dans le premier volet, qui s’occupe du cas Sarah Connor durant son enfermement psychiatrique. Il n’admet pas sa version des faits et se sert d’elle pour attirer les touristes, pour mettre en valeur son établissement et sa personne. Et puis il y a Skynet (enfin l’avant Skynet : Cyberdine) qui prend une importance majeure ici. Et l’on prend conscience que la guerre nucléaire est entre les mains des grands informaticiens.

     Pour ce qui est des séquences énormes, se référer à la course poursuite finale jusque dans la fonderie qui est vraiment démente. Tout comme celle de Cyberdine où le terminator ayant juré à Connor qu’il ne tuerait plus personne se voit dans l’obligation d’y aller « molo » avec ces flics butés qui ont envahis les lieux. Et outre cet Hasta la vista, baby culte de chez culte (que Connor a appris au terminator parce qu’il le trouvait has been dans son vocabulaire) on notera le toujours efficace I’ll be back qui semble ici davantage jouer sur un niveau humoristique.

     Notons une chose importante : Ce T2 est doté d’une fin très belle, pas loin d’être bouleversante (l’homme et la machine n’ayant jamais été aussi proche qu’à cet instant) accompagné par cette musique funèbre, qui évoque le combat, le feu, peut-être la victoire mais une certaine mélancolie aussi d’une page historique qui se tourne.

     Dans le film, nous sommes en 1994, le jugement dernier (initialement prévu pour 1997) a apparemment été évité (la puce permettant de créer les programmes de Skynet étant détruite) et à l’instar de cette tirade finale prononcé par Sarah Connor, l’homme appréhende désormais le futur moins avec la certitude d’avoir gagner une bataille qu’avec une très grande inquiétude.

A bout de course (Running on empty) – Sidney Lumet – 1988

A bout de course (Running on empty) - Sidney Lumet - 1988 dans 100

Cavale sans issue.     

   9.2   Pendant la période cinématographique la plus creuse, et probablement même la pire année de cinéma en terme qualitatif, il sortait tout de même une pépite. Miracle d’un grand cinéaste américain qui n’en était pas à son coup d’essai mais qui selon moi inaugurait une force émotionnelle si puissante, étant resté cantonné jusqu’ici à un cinéma politique, froid et carré.

    Running on empty (sublime titre original) s’ouvre sur la fuite d’un jeune homme. Il ne fuit pas son foyer, non, il fuit les autorités. Et pas pour une broutille d’ado (ce que l’on peut imaginer au départ), mais parce que ses parents (et donc lui et son petit frère par extension) sont en cavale depuis longtemps. Depuis vingt ans. Danny et Harry sont en cavale depuis toujours, ils sont nés en cavale.

     A l’origine, fin des années 60, le couple faisait partie d’un mouvement révolutionnaire contre la guerre du Vietnam, des étudiants activistes qui allaient jusqu’à faire sauter  des usines de napalm. Un jour, un accident tragique a lieu, un père de famille, alors simple gardien du bâtiment, est tué. A première vue Running on empty est un film politique. En tout cas au départ il s’exhibe comme tel. Pour exemple, cette scène où un ami d’antan vient leur rendre visite, ami qui lui s’insurge toujours contre le système et qui vient buter sur un couple qui se dit rangé. Ils sont loin d’avoir viré de bord, ils n’ont juste plus le goût du risque (la cavale suffit). Et puis il y a les enfants maintenant.

     En réalité ils se sont adaptés aux conventions de petite vie américaine, à cette idée de famille et travail, cette vie qu’ils condamnaient jadis, alors qu’aujourd’hui ils subissent les conséquences de leur idéalisme antérieur. Et le gros de l’histoire dramatique se situe ici : quand les enfants sont petits la famille s’en sort avec simplement leurs portraits dans les journaux. Ils fuient et refont leur vie ailleurs, ça ne pose pas de problème ou presque pas. Mais aujourd’hui – et le film situe cette fuite perpétuelle à cet instant ci – c’est que les enfants, plus particulièrement Danny, ont grandi. Ce gamin a maintenant 17 ans, il fait son chemin en un sens. Il va à l’école comme tout le monde (toujours dans cette idée de copier la vie américaine dite normale) afin de ne pas être différencier et aussi d’apprendre. Il y a cette histoire d’amour avec cette fille (magnifique Martha Plympton, que l’on a croisé avant dans Les goonies, et qui montre davantage l’étendue de son talent chez Lumet). Et il y a le piano. Le piano est un vecteur important ici. C’est ce qui lie Danny à l’extérieur, au danger donc. Par le père de son amie et par l’école, pour laquelle il semble avoir un talent suffisant pour en faire carrière. Le pianiste prodige est face à un choix cruel.

     Il y a une telle force dans cette construction de récit nous permettant un attachement à chacun, tout en saisissant peu à peu l’inéluctabilité des faits proposés. Comme si d’entrée nous savions que cette union qui semble soudée avait définitivement perdu son équilibre et s’éteignait à petit feu. Et pourtant il ne semble pas vraiment y avoir d’éclatement au sein du foyer. Arthur Pope crie parfois sur ses enfants, mais parce qu’il est très méfiant, qu’il ne veut perdre personne, et qu’il connaît le danger de la vie dans laquelle ils se sont embarqués. Il y a deux séquences importantes à ce propos. Celle où Christine annonce à son mari que son fils va entrer à Julliard (école de musique réputée), et un affrontement est en train d’éclore. Il y a ce non catégorique du père. Et le You’re a big shit du fiston à son père. On n’en vient pas aux mains, mais on n’en est pas loin. Et en contrepartie il y a cette séquence d’anniversaire. C’est la scène du film à mon sens. On se croirait rendu chez Cassavetes tant c’est vrai, beau, plein de vie et qu’en même temps il y a comme un mal aise. De façon rétrospective, comme si ce climat de liesse n’était plus près de se reproduire. C’est à partir de là que les larmes ont fait leur apparition en ce qui me concerne.

     A bout de course gagne absolument sur tous les points. C’est un beau film politique. Un beau film sur les rapports familiaux, des différentes générations, des différentes idées. La séquence de retrouvailles/séparations entre un père et sa fille que tout oppose est belle à pleurer. C’est aussi l’un des plus beaux films que j’ai vu sur le passage à l’âge adulte. Je me suis donc demandé si A bout de course n’était pas aussi un formidable film sur le temps. Seule véritable cause d’une destruction familiale.

Eden Lake – James Watkins – 2008

Eden Lake - James Watkins - 2008 dans James Watkins eden-lake-eden-lake-08-10-2008-12-09-2008-4-gContact.   

   7.5   En tant que survival horrifique on n’a rarement vu aussi efficace. La tension est crescendo et le climat forestier est des plus flippants. Il est par ailleurs très proche de The Descent (qui prouve que les britanniques semblent avoir une longueur d’avance en ce moment) en ce qui concerne la transformation du personnage, ici Kelly Reilly, à la fin couverte de merde, une flèche à travers le pied, qui devient aussi dangereuse, aussi terrifiante que ses bourreaux. Musique extra. Grands espaces biens filmés. Un certain mal aise constant. De ce point de vue là aucun reproche, c’était du bon gros horror movie un peu old school, diablement efficace, qui supportant pas mal de stéréotypes du genre n’en demeure pas moins surprenant.

     Après il y a un constat social, peu importe ce qu’on en dira. On pourrait passer outre ou presque s’il n’y avait pas cette fin, mais il y a cette fin. Et là j’ai peur qu’on le prenne pour un film qu’il n’est pas. Celui vendu par les producteurs, avec son affiche bidon mentionnant un énorme « Attention aux enfants! » Un peu façon Ils je trouve ça consternant, ce cachet histoire vraie afin que le film circule mieux. Alors qu’au contraire il semble être plus torturé qu’il n’en a l’air ce film. En tout cas le thème de l’effet de groupe (superbement exploité dans un Mean Creek par exemple) est une grande trouvaille. Quant à cette fin, ce tout dernier plan je ne sais toujours pas quoi en penser. Fierté ou mauvaise conscience ? J’ai un doute. Quoi qu’il en soit un Must dans le genre.

Sunshine Cleaning – Christine Jeffs – 2009

Sunshine Cleaning - Christine Jeffs - 2009 dans Christine Jeffs SunshineCleaning

Scènes de crimes.     

   4.1   Sunshine Cleaning est aussi attachant qu’agaçant. Il est attachant un peu à la manière de Little Miss Sunshine (dont c’est la copie quasi conforme allant même jusqu’à récupérer l’acteur Alan Arkin, dans le rôle du grand-père, le même personnage que dans le film cité) parce que ses personnages sont sympatoches, et en même temps pas très intéressants. Parce que la BO elle aussi est sympa. Parce que les situations sont complètement sortis de nulle part par moments. Dans LMS il y avait le minibus comme fil rouge, ici ce sont des lieux de crime! Le cadre est plutôt cool. Mais Sunshine Cleaning, comme son frère cadet, est énervant aussi. Il déballe plein de trucs, dans tous les sens, sans véritablement offrir quelque chose. A ce titre la fin est elle aussi la même. Et surtout le film donne cette impression que les personnages n’assument pas ce qu’ils sont, qu’ils ne sont pas heureux, et que paradoxalement à ce qu’il veut montrer (enfin je pense) le seul moyen de se sentir bien, de s’en sortir tout court, c’est par la réussite professionnel, c’est avoir son commerce (l’entreprise Sunshine Cleaning, d’ailleur titre du film) et aussi ne pas trop s’occuper des autres (dynamité la relation qu’entretiennent la petite soeur avec une fille dont la mère est décédée récemment, et que la première a nettoyé les boyaux… on attend quelque chose, on obtient que dalle). Voilà, c’est un film qu ne vaut pas le coup, surtout qu’il n’est pas drôle. Une sorte de mélange de tout ce que le cinéma ricain indépendant essaient de passer ces derniers temps pour gagner à Deauville ou Sundance. Mais il est malgré tout cela souvent agréable.


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