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Archives pour 8 février, 2010

Creep – Christopher Smith – 2005

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Mélodie en sous-sol.

   6.0   Creep se déroule entièrement dans les souterrains du métro. Franka Potente joue le rôle d’une fille qui revient d’une soirée arrosée, s’apprête à prendre le métro pour rentrer, le dernier train avant la nuit. Il est annoncé dans huit minutes, elle s’endort un instant. A son réveil le quai est entièrement vide, les panneaux d’affichage ne fonctionnent plus et les grilles de la station sont fermées de part et d’autres. Point d’ancrage assez saisissant. Un moment donné un train passe. Elle s’y précipite. Le train s’arrête entre deux stations. Les lumières s’éteignent. Tout est réuni pour que l’on passe autant qu’elle un sale quart d’heure. A partir de là le film enchaîne les invraisemblances et opte pour le parti pris de montrer peu efficace. Néanmoins je ne fais pas la fine bouche, certains excellents moments vont vont tout rattraper. En fait c’est un film devant lequel il faut savoir être indulgent sur certaines choses, réussir à faire l’impasse afin d’être embarqué par le reste. Lé début du film par exemple est assez mauvais. Après un premier plan d’égout en longue focale assez fabuleux, le reste c’est de la roue libre assez facile en guise d’intro. Classique. Lorsque cette fille est coincée dans un wagon elle tente de rejoindre le conducteur. Elle frappe à la porte, sans succès. Insert du visage du type égorgé, un œil en moins. Pas forcément utile. Lorsqu’elle fait part de sa situation au gardien par interphone, celui-ci se fait tuer au même instant. Au lieu de nous faire suivre cela uniquement via l’interphone, c’eut été absolument énorme, le cinéaste nous montre encore là aussi, comme s’il voulait remplir son quota d’effusions de sang. Et puis après tout ça il y a la rencontre attendue. On se situe entre La colline a des yeux et The descent. La dernière partie du film est assez impressionnante. Et la toute fin, à nouveau sur ce quai de gare est absolument parfaite.

Gainsbourg (vie héroïque) – Joann Sfar – 2010

19220688   5.0   Il y a une originalité dans ce biopic qui d’une part le rend attractif et peut-être plus intéressant qu’un biopic habituel, et d’autre part le rend plus foutraque, façon bande dessinée en quelques sortes, c’est l’intervention de ce Gainsbourg imaginaire, sorte de personnage Burtonien, personnage animé, qui suit le vrai Serge à sa trace. En un sens je me dis que c’est une idée intéressante.

     Le film effectue une progression singulière, ne se contentant jamais vraiment de ses belles séquences. Très souvent on passe d’un moment de vie à un autre sans qu’on est eu le temps de vraiment profiter ni de vraiment s’ennuyer. On ne s’ennuie jamais dans le film de Sfar. Car il essaie au mieux aussi d’éviter le trop plein de références évidentes. Il y a un côté bordélique assumé que j’aime bien. Et dans le même temps, paradoxe : quelque chose me gêne aussi. C’est la progression Une rencontre/Une composition. Disons que le schéma est tellement attendu je trouve ça dommage qu’on le respecte lorsque l’on traite la vie d’un type aussi intéressant que Gainsbourg. Dans l’ensemble il y a donc des facilités mais je ne vais pas bouder mon plaisir ni l’émotion de quelques-unes unes des séquences offertes. Sans oublier que l’acteur qui interprète Gainsbourg, même s’il est un peu trop dans l’imitation, qu’il singe parfois, on sent qu’il s’investit aussi beaucoup et qu’il y a tout de même un acteur derrière. Aussi comme dans la vie de l’artiste, le film est un défilé de femmes. Il y en a une qui sort du lot, qui éclipse largement toutes les autres, c’est Laetitia Casta en Bardot. Elle est formidable. Cette façon qu’elle a de s’approprier le personnage, de chanter Bonnie and Clyde, d’interpréter Comic strip en effectuant une danse très sensuelle, où elle est aussi dénudée que dans le dernier Tsaï Ming-Liang. Disons que l’excitation que peut procurer certaines chansons de Gainsbourg est assez bien rendue ici.

     Le film de Sfar agit quelque part, car je suis sorti avec l’envie immédiate de réécouter les albums du chanteur. Car c’est une évocation, plutôt une variation autour de ce Personnage. Un peu de son enfance, quelques unes de ses rencontres, ses compositions, ses instants médiatiques, ses problèmes de santé. Un peu comme l’était celui de De Caunes autour de Coluche. Ce dernier manquait de rythme et d’imagination. Au moins je n’ai pas l’impression d’avoir vu celui de Sfar des dizaines de fois. Il y a un véritable engagement je trouve. Et jamais le cinéaste ne se laisse déborder par son sujet. C’est un biopic sélectif et c’est bien mieux comme ça.


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