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Archives pour 18 juin, 2010

When you’re strange : a film about The Doors – Tom Di Cillo – 2010

when-you-re-strange-2010-17908-423839718   6.0   Voilà un beau documentaire sur les Doors, ce que ça fait plaisir ! Di Cillo retrace le parcours du groupe américain, les 54 mois qu’ils ont vécu ensemble, des enregistrements de Light my fire et autres, à la mort de leur chanteur. Prise de parti évident, nous ne sommes pas dans un documentaire neutre, le cinéaste fait des Doors quelque chose de beau, en n’omettant pas, heureusement, de montrer les bas de leurs carrières, les différends avec Jim Morrison, la place de la drogue, de l’alcool, leurs concerts sans commune mesure. Les images d’archives choisies sont passionnantes, entre les séances d’enregistrement studio où lorsque les uns se concentrent pour donner le meilleur d’eux-mêmes l’autre est littéralement en train de planer, les concerts voués à ne jamais bien se terminer, des morceaux de conférence de presse d’un autre monde. Il y a une mise en valeur de Morrison évidemment, parce qu’il était l’icône, celui qui a fait que tout réussisse (pas de groupe sans Jim dit la voix-off lorsque ce dernier décide, après Soft Parade, de tout arrêter) mais aussi celui qui fait que tout se casse la gueule (dérapages à répétition durant de nombreux concerts). Di Cillo a su faire un docu très maîtrise, au niveau de son rythme déjà, de son utilisation musicale, tout en réduisant au maximum le côté sensationnel de la chose, tout est joliment agencé. Des images d’archives des Doors mais pas seulement : considération de l’époque, des bouleversements politiques, de la période hippie, documentaire jamais exclusif. Et entre cette pluie d’images d’archives, des images plus calmes d’un homme, au volant de sa voiture, apprenant la mort du chanteur. Un homme qui sillonnerait l’Amérique, sous acide. Ces images ce sont celles du film de Jim Morrison : HMV, an american pastoral, sorte de road-movie expérimental, film qu’il a réalisé quand il étudiait le cinéma, dans lequel il ne filme que lui. C’est aussi ça les Doors, un tas de paradoxes, comme il y en avait partout à l’époque. On révolutionne, on se révolte mais on reste de simple produit de la société, à l’image de ces concerts pleins à craquer, ces séances photos à répétition, où même ce drôle de différend entre les membres du groupe, concernant l’utilisation d’une de leur chanson pour une publicité qui aurait dû leur permettre de rapporter un max de thune. Les Doors ça restera quoi qu’il arrive quelque chose, et en ce qui me concerne, je les ai beaucoup écouté, et encore aujourd’hui. Pourtant j’ai beau connaître leur histoire presque par cœur, Di Cillo a rendu un truc qui m’a beaucoup touché, devant lequel je n’ai pas vu le temps passer. 

Cabin fever – Eli Roth – 2004

Cabin fever - Eli Roth - 2004 dans Eli Roth cabin-fever-gets-remake-with-eli-roth-as-executive-producerInfectés.   

   5.5   Une bande de jeunes diplômés décident de passer leur week-end dans un chalet au fin fond de la forêt. Cabin Fever doit beaucoup à Evil Dead et son presque huis clos, son budget minuscule, son scénario microscopique. Et même si là aussi on a droit à un esprit survival old school il y a quelque chose qui fonctionne intelligemment dans la propagation de l’infection. On en arrive presque à un cinéma à la Roméro, plus incisif. Lors de leur première soirée l’irruption de deux étrangers va foutre la pagaille : un type et son chien, et plein d’herbe, c’est pour ça qu’ils le laissent s’incruster. Puis plus tard un homme ensanglanté, d’apparence très malade plutôt qu’accidenté, qu’ils vont tenir éloigné d’eux avant de le battre et de le brûler. Plus de possibilité d’utiliser la voiture, que l’homme a tenté d’emprunter, puisqu’elle est couverte de sang. Le pire n’est pas encore arrivé car lorsqu’ils pensent être à l’abri de tout ça, une fille du groupe contracte alors l’infection (dans une scène formidable et absolument immonde, parce qu’au départ très sexuelle avant qu’elle ne devienne carrément dégueulasse…). Ils décident de la mettre en quarantaine dans la remise non loin du chalet. Ils n’ont que le mot ‘contagion’ à la bouche. En réalité, leurs ennuis commencent seulement puisque cette contagion, qui touchera très bientôt tout ce petit monde, presque sans exception (phrase qui prend tout son sens à la toute fin du film), provient de l’eau, tout bêtement. L’homme brûlé qui a terminé son agonie dans le réservoir d’eau l’a contaminé, scène que l’on verra très rapidement dans le film – à sa mort en fait – dans un plan séquence nous menant à un robinet. Peut-être que le pitch est encore plus simple que celui d’Evil Dead. Néanmoins j’aime la vivacité de ce film et l’obsession de ses personnages pour la survie, jamais dans l’acceptation de l’abandon, jamais de larmes. On nage dans un pur film d’horreur, avec deux/trois trucs marrants par-ci par-là et d’une manière générale ça fonctionne très bien, jusqu’au final en hommage à La nuit des morts-vivants de Roméro. On est donc loin d’Hostel, son film suivant, réac, porno et sans intérêt, qui n’avait choisi comme ligne de conduite qu’un dégueuli de scènes de tortures bien glauques, après que l’on se soit tapé une heure de torture porn complètement vaine. Cabin Fever commence très vite, ne laisse pas le temps de souffler et les personnages sont tout de même moins débiles (c’est relatif bien sûr) que dans la moyenne des films de ce genre.


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