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Archives pour 22 janvier, 2013

Esther (Orphan) – Jaume Collet-Serra – 2009

23_-esther-orphan-jaume-collet-serra-2009The omen.

   6.5   Film qui se situe dans la tradition pure du cinéma d’épouvante. La tradition impose parfois un surplus. Tout le monde ne s’appelle pas Kubrick et l’on sait combien Shining est une référence inépuisable et indéboulonnable. Ce surplus dans Esther se situe au début, dans cette inutile scène d’introduction et ce cauchemar explicatif. Collet-Serra cherche à démarrer sur les chapeaux de roue, atteindre d’entrée un climax. Le genre ne se porte pas forcément moins bien quand il se frotte à cet exercice, prenons les exemples de The descent ou Martyrs. Un accident de voiture mortel ou une jeune fille qui échappe ensanglantée à ses ravisseurs. Ici, l’idée est de rendre insoutenable un fait vécu que le rêve va amplifier (la perte d’un bébé) dans les cris et le sang. Déjà, la scène est formellement assez mauvaise, on ne repère que trop vite la supercherie, à cause de ce maniérisme à deux sous qui consiste à flouter les contours du cadre pour accentuer le climat paranoïaque. Cet affectation un brin old school est pourtant ce qui permettra au film d’être une réussite, atteignant une dimension éminemment classique dans le bon sens du terme puisqu’il se relève aisément de cette facilité ratée et s’apprête à grimper crescendo jusqu’à un point de saturation où la puissance horrifique et angoissante n’a d’égal que cette entrée en matière ridicule, forcément vite oubliée. Esther se permet même la crème : le twist final de la mort, fort autant qu’il peut-être inutile. Le film ne repose aucunement dessus. Il serait aussi bon sans l’existence de ce twist, en simple cauchemar maléfique inexplicable. L’explication vient uniquement atténuer les éventuelles invraisemblances que les esprits chipoteurs auraient dénichées, bien qu’en quêteur d’une forme nouvelle de peur au cinéma, j’aurais préféré qu’il n’opte pas pour ce raccourci narratif, où qu’il s’en dépêtre autrement. Pour le reste, Esther est un thriller diablement efficace qui réserve son lot de sursauts et des suées progressives. Il tient parfaitement la distance, ne redescend jamais. C’est Carrie qui croise La malédiction. Le contrat est donc honorablement rempli : ça fiche la trouille comme il faut. je me suis demandé, un long moment, comment j’allais pouvoir dormir…

Bienvenue à bord – Eric Lavaine – 2011

21_-bienvenue-a-bord-eric-lavaine-2011Touché coulé.   

   3.5   Eric Lavaine avait réalisé l’infâme Poltergay avant de « réussir » Incognito. Depuis il y a aussi eu Protéger et servir. Même pas osé l’essayer, celui-là. Bienvenue à bord, énième comédie en mer, genre over fashion ces temps-ci – probablement que le naufrage du Costa Concordia y est pour quelque chose – se présente à la fois comme un film ultra fauché de tout (gags, personnages charismatiques, rythme enlevé inhérent à la comédie, séquences détachées) et dans le même temps très influencé des travaux de Pécas, Lang et Veber essentiellement. Les premiers pour l’écriture indigente, le dernier pour les situations. J’aime le fait que le film ne tente à aucun moment de se poser en étendard d’une certaine façon de faire du comique, à la manière de Bienvenue chez les ch’tis ou de Intouchable. Comme Incognito le film ne raconte pas grand chose, il ne joue pas à devenir le garant d’un fait sociétal, il tente le film burlesque tout en se pliant aux habitudes des comédies actuelles. Il voudrait parfois être La party mais il est davantage La doublure. L’évidence c’est en effet Veber, ou plutôt François Pignon, Franck Dubosc jouant son personnage cousin. Et les sourires que l’on se surprend parfois à offrir proviennent systématiquement de lui. Pathétique au point d’en être touchant. Le temps de quelques gags ci et là, le film est à mon avis assez culotté. Alors évidemment ce n’est pas bien mais, mais, mais c’est loin d’être atroce. Disons que la démarche est tellement vaine et vide, sans surprises, sans fulgurances, qu’elle en devient attachante par d’infimes touches surprenantes, lors de quiproquos ou d’énormes absurdités inattendues. Le film va aussi loin que les promesses qui l’accompagnaient, c’est à dire nulle part et c’est mieux comme ça.


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silencio


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