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Archives pour 17 mars, 2014

The grand Budapest hotel – Wes Anderson – 2014

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   3.0   Je crois que j’aime de moins en moins le cinéma de Wes Anderson. En plus d’être beaucoup trop froid et cartoon ici, j’ai l’impression d’un style qui s’use à être de plus en plus certain de sa réussite. Il y a un univers (que l’on reconnait en deux plans) on ne peut pas le nier, mais c’est un univers fermé, replié sur lui-même, avec quelques fulgurances (la très belle fin) mais noyés dans un ensemble assez vain. A l’image de ce défilé de stars cantonnées aux seconds rôles. Ou de ce fétichisme lourd accompagnant ce très attendu petit théâtre de marionnettes. En fait je m’y ennuie beaucoup. J’ai cru un moment que son cinéma me ferait jubiler pour toujours en découvrant puis revoyant The darjeeling limited. Et surtout le très beau Hôtel chevalier qui le précédait. Moonrise kingdom marqua un tournant, la fois de trop (d’abord aimé en salle puis plus du tout à la revoyure). Mais je n’aimais pas beaucoup le cinéma de Wes Anderson à la base, enfin je parle de La famille Tenenbaum (que pourtant j’ai très envie de retenter ces temps-ci, allez savoir) et La vie aquatique, qui sont loin de m’avoir laissé des souvenirs impérissables. Et dans le même temps, aussi étrange que cela puisse paraître, je cours, le pas dansant, voir un film de Wes Anderson en salle (j’avais beaucoup aimé Fantastic Mr Fox, par exemple). Alors je ne passe pas un moment désagréable bien entendu mais ça ne me stimule pas autant que ce que j’entends d’éloges au sortir de la salle. Le plus difficile étant d’admettre que ce film-là n’est ni une synthèse ni une suite ou que sais-je encore de réitération confortable mais bien une progression dans la lignée des précédents films de Wes Anderson. Le truc c’est que je n’arrive pas à me sentir concerné du coup je me dis qu’avec un tel essai (somme, plus beau encore…) ça me semble dorénavant compliqué de vraiment être attiré par son cinéma.

Abus de faiblesse – Catherine Breillat – 2014

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   3.5   Sur le papier j’étais très attiré par le nouveau Breillat. Maintenant que j’en suis sorti je suis incapable de savoir ce qui m’attirait tant. Bref, j’y suis allé pour cette attirance bizarre mais aussi et surtout parce que Breillat a réalisé un grand film il y a quelques années à mes yeux, Une vieille maîtresse. Erreur, car ce dernier est très mauvais. Il n’y a aucune idée de mise en scène ou s’il y en a (quelques unes) elles sont aussitôt tuées dans l’œuf par cette froideur calculée, cette écriture bien terne. Au début il y a des saillies fantastiques discrètes bienvenues. Puis elles disparaissent et il ne reste plus rien. La dernière demi-heure est un supplice. Et Huppert, Breillatisée à mort, est insupportable, elle en fait des tonnes.

Une journée d’Andreï Arsenevitch – Chris Marker – 1999

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L’arche russe.

   7.5   « Le premier plan de son premier film montrait un enfant debout à côté d’un jeune arbre. Le dernier plan de son dernier film un enfant couché au pied d’un arbre mort. On pourrait y voir une boucle bouclée et un signe d’adieu mais quand il a tourné ce plan, Andreï ne savait même pas qu’il était malade. Une énigme de plus que chacun déchiffrera selon ses codes. D’autres nous feront la morale. Les très grands nous laissent nous débrouiller avec nos libertés. Chacun devra décider pour lui-même si l’océan de Solaris existe, si la Zone du Stalker existe, si Alexandre, le personnage du Sacrifice, a accompli ou non un miracle. Il devra trouver sa propre clé pour entrer dans la maison de Tarkovski. Le seul cinéaste dont l’œuvre entière tient entre deux enfants et entre deux arbres ». Ce sont les dernières paroles du film de Chris Marker. Elles symbolisent à mes yeux toute l’intelligence de cet immense cinéaste inventeur de formes et collecteur d’inventions de formes. C’est à ce titre l’un des plus grands cinéastes critiques, je pense. Et il rend ici (comme il le fit aussi pour Kurosawa) le plus bel hommage à l’un des cinéastes les plus emblématiques du septième art.


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