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Archives pour 18 mars, 2014

Quelques Rohmer en vrac.

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Charlotte et son steak (1951)

Sorte de préparation à Ma nuit chez Maud avec cette idée de trio, de climat hivernal et de longue séquence en intérieure. Anecdotique mais j’aime bien pour les voix de Godard et Audran.

 

Bérénice (1954)

Film ou Rohmer se met en scène en adaptant une nouvelle horrifique de Poe. C’est assez troublant venant de sa part. Une histoire de mariage entre cousins, de maladie mystérieuse et de fascination pour les dents… OK. C’est drôle car le film est crado en plus mais ça parfait l’ambiance on dirait presque un Coppola over cheap, entre Dementia 13 et Twixt.

 

Place de l’Etoile (1965)

Segment de Paris vu par. Rohmer y mélange le documentaire et la fiction, en racontant d’abord l’approche du lieu avant de se lancer sur un « héros » piéton qui va subir le sort abracadabrant d’un lieu non fait pour les piétons dira Rohmer. C’est pas mal mais Rohmer filmera cent fois mieux Paris dans Métamorphoses du paysage

 

La marquise d’O… (1976)

Un petit Rohmer n’est pas un petit film. Néanmoins ceci est un petit Rohmer. Pas grand chose à dire si ce n’est que l’écriture est magnifique, que la mise en scène est Rohmérienne au possible mais le film peine à sortir de son schéma narratif. Je dis ça mais j’ai pris un grand plaisir à le revoir pourtant je n’en avais pas plus envie que ça car je l’avais revu par hasard l’an dernier à la télé. Mais comme je revois tout dans l’ordre chronologique je me suis résolu à continuer. C’est son long métrage qui me touche le moins, à ce stade-ci de sa filmographie.

 

Perceval le gallois (1979)

J’ai préféré à la première fois, notamment les couleurs, le texte de Chrétien de Troyes. Mais globalement ça m’ennuie un peu, ce n’est vraiment pas la veine Rohmérienne que j’affectionne. Allez maintenant, attaquons les années 80 soit sa période la plus belle, la plus lumineuse et la plus prolifique…

Je sens le beat qui monte en moi – Yann Le Quellec – 2012

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Faut que ça danse !

   4.5   J’adorais le titre. Mais le film n’est pas à la hauteur de ce qu’il promettait de folie et de poésie. Disons que l’argument est joli (l’histoire d’une femme, Rosalba, guide touristique à Poitiers qui souffre d’une frénésie corporelle systématique sitôt qu’une mélodie se fait entendre) mais que la mise en scène n’est pas suffisamment inspirée et voudrait faire du Tati en stagnant mille coudées au-dessous. Restent quelques saillies comiques plutôt bienvenues, malgré tout, comme une séquence frénétique (disons plutôt gesticulatoire) dans une église ou un charmant repas muet doté d’un très beau sens du cadre. Le film est moins beau dès qu’il emprunte les chemins de la romance, dommage.

Le quepa sur la vilni ! – Yann Le Quellec – 2014

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Les paradis perdus.

   6.5   Moyen métrage passionnant à bien des égards, souvent drôle sans forcer, avec de belles envolées inattendues (la baignade, la danse). Mais il faut reconnaître que c’est un peu bancal, que ça voudrait surfer sur du Rozier mais que c’est parfois pas loin de Pécas (en ce sens, on pense aussi pas mal à La fille du 14 juillet, de Antonin Peretjatko). Quoi qu’il en soit et avec ses défauts, c’est un film entièrement pour moi, soit le récit d’une caravane de cyclistes (enfin, un postier retraité engagé par le maire, qui prend sous son aile une clique de jeunes cinglés) tentant de promouvoir l’ouverture du ciné local qui lance le film Panique sur la ville ! Titre bientôt dispatché en syllabes mélangées, sillonnant quarante minutes durant les routes vallonnées des Corbières. C’est parfois un peu lourd (quelques running gag dont on aurait pu se passer) mais je pense que ça vaut le coup d’œil pour la légèreté qui traverse le film, qui ne tombe jamais dans le mauvais goût. Sorte de bulle d’air échappée de nulle part qui me plait. Et Bernard Menez est bien. Et Christophe m’a fait rire, en maire improvisé Quichotte qui observe les hauteurs accompagné d’un nonchalant Sancho. Je pourrais facilement le revoir demain.


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