Bates Motel – Saison 1 – A&E – 2013

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No vacancy.  

   5.0   Me voilà face à un problème similaire à celui éprouvé devant Maison close. Loin d’avoir envie d’enquiller les épisodes, je me retrouve chaque fois ravi d’enchainer le suivant. Et toujours j’ai cette impression désagréable de gâchis. Ici aussi le pilot est, hormis deux ou trois idées pouraves à l’image de son ridicule cliff de fin, relativement de bonne facture. Je reste sur mes gardes mais confiant parce qu’il y a un certain soin. L’excitation naît majoritairement de Psychose, évidemment, mais la série semble vite (trop ?) bien le digérer, partir sur autre chose, on le croit banal (une mère et son fils refont leur vie dans un motel isolé après le décès mystérieux du père) et effrayant (la rapide menace d’un ancien propriétaire contrarié). Avec surtout, le sel de la relation entre Norman et sa mère, pour le moins ambiguë. Tout est bien installé mais la série va en rajouter vite inutilement, c’est dommage. Alors qu’au départ elle semblait jouer sur le terrain de l’étrangeté, elle ne prend pas le temps d’occuper l’espace et les lieux, cette demeure aux allures de maison fantôme, cette petite ville quasi Twin Peaksienne (Cette adolescente qui trimballe toujours sa bonbonne d’oxygène, un flic impassible beaucoup trop rigoureux – excellent Nestor Carbonnell, le fameux Richard Alpert dans Lost). Tout ira de travers, de pire en pire, en s’en tenant toujours à un scénario bien tarabiscoté comme il faut – dont tu comprends rapidement que ça ne tiendra jamais sur une unique saison. La série casse tout ensuite à l’image de ce parti pris foireux consistant à accentuer peu à peu la schizophrénie de Norman, sans laisser vraiment de place à la possibilité paranoïaque – A l’image de cette séquence ridicule où Norman est commandé par sa mère, présente dans le plan mais pas dans le suivant, pour bien nous faire comprendre son dédoublement de personnalité. On nous mâche tout comme ça. Et je n’ai pas pris le pire exemple. Sans compter la pelletée d’effets bien cheap, diverses incohérences et un jeu parfois excessif – Vera Farmiga m’a gonflé. De bonnes situations surnagent malgré tout mais c’est une série qui ne demande pas de s’impliquer beaucoup.

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