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Archives pour 22 octobre, 2014

L’intouchable – Benoît Jacquot – 2006

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Ronde de nuit.

   8.0   Voilà un Jacquot sous grande influence Rivettienne. La femme, le théâtre, le corps. L’intouchable est un portrait de femme sidérant (avec une Isild Le Besco non moins hallucinante et habitée) et une envoutante quête identitaire entre les répétitions sur les planches de Saint Jeanne des Abattoirs de Brecht, mis en scène par son amant et un voyage onirique en terre étrangère dans un Delhi foisonnant. Cette deuxième partie de film est, de ce que j’ai pu voir dans le cinéma de Jacquot jusque maintenant, ce qu’il aura réussi de plus beau à ce jour, sorte de lâché prise total, de glissement sublime. Je pense que ça ne tient qu’à un regard, celui d’un auteur calé sur celui de son personnage central, qui jusqu’ici occupait pleinement le cadre mais s’y dérobe complètement dorénavant. On a parfois même l’impression qu’elle n’entrera jamais dans les plans – souvent aériens, interminables – contrairement au début, à Paris, où c’est elle qui fait le plan et où ceux-ci se brisent nets ou s’étirent pour signifier l’imminence d’une rupture. C’est une initiation partagé. Un voyage magnifique vers une Inde inconnue, dépouillée de son habituel attirail touristique – une plongée magnétique dans son quotidien tumultueux puis dans un mariage céleste. Ce décalage entre le réel et le fantasme se conjugue à celui construisant la conscience de Jeanne, en perdition, via un double dialogue en voix off – au début puis à la fin, avec son amant – complètement désynchronisés de l’action – que l’on verra ou que l’on anticipera. Le corps prend ici valeur de fuite pour contrer sa valeur marchande : Ce corps que l’on masse, supplantant les maquillages à n’en plus finir des plateaux ou mis en lumière festive à l’opposé de celui d’abord utilisé pour les besoins d’un film érotique – qui permit à Jeanne de se payer ce voyage. Ce corps qui était, dixit les mots de la mère dans une première séquence très intense, le seul moyen de langage avec ce père hindou inconnu, que Jeanne voudra connaître. Ce corps que l’on caressera de l’œil dans une filature géniale entre Delhi et Bénarès.

Sans mobile apparent – Philippe Labro – 1971

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   6.0   Un bon film du dimanche soir. Moi qui n’avait vu de Labro que La Crime, vraiment pas terrible, là je suis très agréablement surpris par ce film policier bien troussé, avec un excellent Trintignant, une superbe bande originale signée Ennio Morricone et avec la belle Stephane Audran ainsi que les nichons de Dominique Sanda. Et j’aime aussi beaucoup comme est mise Nice en image. Que demander de mieux ?

Un weekend sur deux – Nicole Garcia – 1990

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   6.0   La première demi-heure est presque catastrophique, c’est le pire du pire de Nicole Garcia, de la pose à gogo. Et puis tout s’adoucit, le récit comme la forme. C’est alors la fuite d’une mère avec ses deux enfants pour tenter de les aimer et de se faire aimer. C’est par moment même très beau.


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