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Archives pour janvier 2015



L’arbre, le maire et la médiathèque – Eric Rohmer – 1993

36.-larbre-le-maire-et-la-mediatheque-eric-rohmer-1993-1024x670Les sept hasards.

   8.5   Afin de rappeler qu’il est toujours ce magicien des mots, qui aime détourner les plus infimes apparences, Rohmer a d’abord conçu un titre bâtard en forme de triple aventure, agrémenté d’un sous-titre que tout le monde a oublié : Les sept hasards. Une thématique qu’il chérit comme d’aucuns. Le film s’ouvre dans une école où un instituteur chevronné donne son cours sur la proposition subordonnée circonstancielle de condition. Autant dire qu’on est déjà dans le jeu, ludique partie de cache-cache avec les tournures, les apparences et les situations.

     L’Arbre, le maire et la médiathèque comme auparavant Perceval le gallois ou plus récemment Quatre aventures de Reinette et Mirabelle, est structuré en chapitres. Les parties suivent la suggestion du sous-titre du film, ces fameux hasards. Sept chapitres, sept hasards qui exploitent évidemment la thématique du film, à savoir présenter le quotidien d’un maire socialiste d’une petite bourgade de Vendée et son projet de construire un complexe sportif et culturel dans un lieu abandonné du village.

     Le maire de Saint-Juire est incarné par l’excellent Pascal Greggory, déjà présent chez Rohmer dans Pauline à la plage, ici surprenant en campagnard politique décalé, Delanoïste vendéen en quête d’une joie de vivre solidaire, qu’il imagine dans un petit village isolé dont l’idée un peu foutraque attire autant les doutes que les encouragements. Rohmer poursuit donc toujours sa quête 80’s d’un affrontement Ville/Campagne, en le politisant cette fois davantage, très proche, en somme, d’un conte de La Fontaine.

     Mais le titre du film est déjà – encore – un leurre. Un demi-leurre. Un arbre qui n’est bientôt plus. Un maire qui n’est déjà plus. Une médiathèque qui n’est pas encore. Le film se dénommerait La romancière, la journaliste et la petite fille qu’il serait déjà plus représentatif de sa propre dynamique. Une affaire de femmes, une fois de plus, dans un jeu de rôles dans lequel l’homme n’est qu’un pion figé, chacun dans son monde à lui, autour duquel les femmes proposent les vrais aboutissants.

     La place est laissée aux personnages. Il y a cette amie écrivain, personnage sophistiquée (de ceux que Dombasle prend un malin plaisir à incarner) qui sert en quelque sorte d’agent au maire sortant et découvre les joies de la campagne et l’appui dans son projet ; cet homme rédacteur très réputé qui évalue son projet avec un scepticisme évident ; cette femme qui par le plus grand des hasards se retrouve embauchée pour écrire un article sur cette idée ; cet instituteur qui refuse cette implantation ; la fille de ce dernier qui se révèle plus patiente et réfléchie que son père… Et tout ce petit monde gravite autour de ce maire et interagissent pour faire aboutir ou capoter son idée. Le choix de cette découpe en chapitres est probablement l’idée la plus judicieuse car en accord parfait avec son récit.

     Et bien entendu il y a cette évocation des hasards, principe très rohmérien (cf. Le Rayon Vert ou Conte d’Hiver) qui participe ici pleinement à l’élaboration de ce projet, aussi futiles soient-ils au départ. Une fois c’est un répondeur débranché, ailleurs c’est un ballon qui se retrouve malencontreusement chez le voisin. Et ces petits événements concourent à changer le destin de cette petite histoire de construction de médiathèque.

     Il ne faut évidemment pas oublier l’humour permanent, inhérent au cinéma de Rohmer mais plus développé ici encore. Et ce naturel qui ressort de nombreuses séquences donnant l’impression d’une part libre à l’improvisation – ce qui est rarement le cas chez Rohmer – et de fraicheur – La fameuse prise unique. En ce sens, Fabrice Luchini et Arielle Dombasle sont les plus prodigieux. Cette scène où il effectue un monologue colérique inutile où il défend comme il peut sa terre, son arbre, que sa fille interrompra bientôt par un « Tu parles dans le vide papa » ou cette scène où elle démontre par A+B l’inutilité, la froideur, la laideur des places de parkings sont des séquences absolument géniales. A se tordre.

     Alors bien sûr, beaucoup diront que le film de Rohmer est d’une naïveté déconcertante – l’intervention de cette fille de 10 ans étant la plus fervente démonstration – mais n’est-ce pas avant tout pour servir un récit, une réflexion qui elle, relève du faussement naïf ? Car mine de rien c’est un grand film politique aussi. Bien ancré dans une époque où l’écart gauche/droite se faisait déjà de plus en plus étroit.

     Cette parenthèse rohmérienne vaut surtout pour son curieux mélange des genres. A la fois très éloignée de ses essais habituels, contes saisonniers et moraux comme comédies proverbiales, tout en étant proche de certains autres, moraux essentiellement. Plus découpés, chapitrés, à la manière du Signe du lion ou de Quatre aventures de Reinette et Mirabelle. Et situé à mi-chemin entre Rozier, Eustache et Depardon, plus encore qu’à l’accoutumée. Il y a l’utopie passagère du premier, la gravité masquée du deuxième, la parole au réel du dernier. Un film où les politiques ont le premier mot (l’idée), les paysans le bon mot (la réalité) et les enfants le dernier (le rêve).

     C’est donc une sorte de disserte pour rire made in Rohmer. Sur ses interrogations politiques, et le rôle prépondérant du hasard. C’est aussi la convocation de certains termes « piliers » dans la politique (Réac/écolo, socialisme/libéralisme, Ambition/mégalomanie) qui ne trouvent pas de signification directe ici. Et tout cela pour accoucher non pas sur un récit d’une lourdeur indigeste mais plutôt sur quelque chose de léger, drôle, subjectif, rythmé qui en fait l’un des films les plus passionnants et jouissifs de son auteur.

La fille seule – Benoît Jacquot – 1995

23.-la-fille-seule-benoit-jacquot-1995-1024x599Le temps de l’aventure.

   8.0   La fille seule est à mon humble avis à ce jour le sommet de l’oeuvre de Benoît Jacquot. Un film continuellement sous tension dans lequel il se déroule à la fois tout et rien. Rien puisque le temps réel qu’il choisit impose une suite de gestes, de silences, de trous. Ici préparer un petit déjeuner ou faire un lit, là attendre des directives ou fumer une cigarette. Tout parce que cette heure charnière est un moment crucial dans la vie de Valérie, campée par une Virginie Ledoyen incroyable, pure présence hallucinante portant à elle seule tous les enjeux, le rythme et la dramatique du film.

     On pourrait grossièrement découper le film en quatre séquences. Deux séquences miroir où Valérie rejoint Rémi (Benoît Magimel) dans un bar parisien, englobant une troisième, centrale, conséquente dans cet hôtel où elle embauche ce jour au room service. Puis une quatrième et donc dernière, détachée, quelques années plus tard, dans un parc avec sa mère et son enfant. Les lieux de cette heure charnière sont découpés ainsi : Bar, rue, hôtel, rue, bar, rue. A la manière de Varda dans Cléo de 5 à 7 le film prend le parti de s’accrocher à son personnage, ne se permettant aucun écart, aucune sortie respiratoire. Seul le final précédé d’une ellipse brutale permet enfin une respiration.

     Valérie et Rémi sont jeunes et amoureux. Mais ce matin-là Virginie a quelque chose d’important à dire à Rémi, ce pourquoi elle lui donne rendez-vous dans ce bar avant d’aller travailler. Le film s’aligne déjà sur la durée que cet échange engendre, la gêne qu’il occasionne, l’émotion qu’il procure. Elle finira par lui dire qu’elle est enceinte. Avant de s’en aller vite effectuer sa première journée de boulot.

     La voici alors dans cet établissement dont nous ne sortirons pas de sitôt. Briefée par les uns, poliment ou non, scrutée par les autres, agréablement ou non, de relations brèves et tendues en croisements sympathiques ou antipathiques, Valérie entre dans un monde qu’elle a jadis connu – on apprend qu’elle a travaillé dans un room service un an auparavant dont elle a fui une direction un poil trop à ses basques – mais qu’elle s’apprête à revivre autrement, puisqu’elle n’est plus celle de l’an passé. Elle est enceinte, c’est une autre femme.

     Une première heure de travail éreintante magistralement rendue par la caméra dynamique de Jacquot, qui virevolte littéralement entre les personnages et les couloirs, entre une scène de confession et une autre de rupture. Parce que tout le monde se sépare, pense Valérie et qu’il est inutile de se faire d’illusion et de remettre une décision au lendemain.

     L’enfant qui devait initialement s’appeler Stanislas se nommera finalement Fabien, dans une dernière longue séquence mère/fille proprement bouleversante. Séquence témoin d’un temps qui a irrémédiablement filé, mais qui n’est pour elle pas encore sujet à regret puisqu’elle vit dans un autre présent, tout aussi éprouvant. Une autre aventure – La scène du métro, magnifique – sur laquelle plane l’ombre des anciennes (futures pour Valérie) douleurs d’une mère qui elle, n’a plus qu’à s’en remettre à ses regrets et sa solitude.

Captive – Brillante Mendoza – 2012

captiveDésolation.

   7.0   La faute à des échos pour le moins mitigés, je n’étais pas allé voir le dernier Mendoza lors de sa sortie en salle, en 2012. Cinéaste que j’aime pourtant infiniment et qui ne m’avait alors jamais déçu. Mais il faut bien reconnaître que le projet sentait moyennement bon : Faits réels, gros budget (pour du Mendoza), actrice française de renom, nombre d’éléments qui ne collaient pas vraiment au style et aux tentatives fauchées et spontanées habituelles du cinéaste philippin. Bien mal m’en a pris tant c’est du pur Mendoza. Sans doute pas ce qu’il a fait de mieux mais c’est exemplaire, au moins autant que Lola ou Masahista. C’est un film âpre, tendu, violent mais le cinéaste n’est pas tombé dans la complaisance pour autant, fidèle à son dispositif de plongée habituelle, il a laissé tombé le film de genre qu’était Kinatay (L’un des plus beaux films d’horreur « naturalistes » de ces dernières années) afin de s’accommoder aisément au film engagé, en gros. C’est assez classique, mais excellent de bout en bout, sans fausses notes rédhibitoires. Et puis ça résonne bizarrement aujourd’hui, spécialement aujourd’hui. Etrange d’effectuer un parallèle entre ma perception d’hier, de ce terrorisme joué sur un écran, forcément lointain, et celui réel d’aujourd’hui, qui nous touche de plein fouet, ne laissant derrière lui que tristesse et indignation. Dans une séquence forte , alors que les otages sont retenu en pleine jungle depuis au moins trois mois, leurs ravisseurs fêtent la réussite de leurs compères extrémistes qui à l’autre bout de la planète accomplissaient leur opération suicide un certain 11 septembre 2001. L’info arrive par radio et le commando exultent au beau milieu de leurs âmes kidnappées. Comment ne pas penser en ce jour de deuil national, aux horreurs qui se sont déroulées ce matin à Paris, chez Charlie ? Le cinéma a parfois ce pouvoir de coïncidences tragiques là.

The Knick – Saison 1 – Cinemax – 2014

10406579_10152584741477106_6676059177149786949_nAnatomie de l’enfer.

   8.0   The Knick, la nouvelle série médicale 2014, prend acte sur la chaîne Cinemax, petite soeur de Hbo, offrant dix épisodes, tous réalisés par Steven Soderbergh, suivant majoritairement John Thackery chirurgien en chef en charge du Knickerbocker.

     C’est une franche réussite, qui s’est imposée à moi progressivement. Une réussite dont on pourrait aisément s’en tenir qu’à cette première saison qu’elle serait déjà d’une grande richesse, une reconstitution méticuleuse, une narration d’une limpidité exemplaire, une élégance de mise en scène, brassant de multiples vieilles thématiques qui se croisent brillamment : Problèmes socio-économiques, racisme, savoir-faire médical archaïque, addiction à la drogue, amour impossible, filiation spirituelle.

     Tout se déroule au début du siècle dernier, dans un hôpital new-yorkais tandis que les soins sont encore au stade relativement primitif – Médecine pré antibiotiques, hygiène douteuse, zéro transfusion, absence de groupe sanguin, une époque où la cocaïne est un anesthésiant vendu librement en pharmacie – et la recherche en plein boom, alors encore sans aucun souci d’éventuelles conséquences désastreuses – Les rayons X. C’est une fresque somptueuse. Sorte de Deadwood hospitalier. Un document sans concession. Méningite d’une enfant, avortement clandestin, césariennes foirées, la série ne nous épargne rien. L’ambiance est très sombre, que l’on soit dans les rues new-yorkaises, les appartements de chacun, les couloirs de l’hôpital. Seule une pièce, plus lumineuse, mais forcément plus terrifiante sort de ce cadre c’est évidemment cette immense salle de chirurgie.

     La série multiplie les personnages en leur offrant à chacun une épaisseur, une dimension tragique. Et plus particulièrement trois médecins. Le Dr John Thackery, médecin virtuose nommé chef du service de chirurgie, qui brille sous l’emprise de cocaïne. Il y a le Dr Everett Gallinger qui le supplante en bras droit suranné, sans affect. Ils sont bientôt rejoints par le Dr Algernon Edwards, arrivé d’Europe, médecin noir et nouveau génie que l’on ne veut pas reconnaître, combattant les préjugés raciaux imposés par la profession en générale et une population locale majoritairement blanche et raciste.

     The Knick démarre dans une froideur clinique telle qu’elle déroute presque jusqu’à l’antipathie, multipliant les opérations chirurgicales – le premier épisode est vraiment trash – devant une estrade de chercheurs et appuyant chaque séquence permettant de saisir les inégalités sociales de l’époque. Là-dessus rien n’est fait pour séduire, c’est un New York débarrassé de ses attraits romanesques. Il faut bien quatre épisodes pour que ça se décante ouvertement et sorte de sa torpeur néanmoins magnifique – Deadwood m’avait cueilli de manière similaire, je me souviens. Tout s’illumine alors au détour d’une fin d’épisode 5 détachée (le vélo) et d’un épisode 7 hallucinant. Là on se dit Whaou. Thackery, autant que la série, devient peu à peu attachant et bouleversant. Clive Owen est immense, à ce titre.

     C’est alors que ça se resserre imperceptiblement, tout est plus intime, tout en continuant d’être un beau document sur l’Amérique de l’immigration noire et des inventions les plus folles. On y croise brièvement Thomas Edison présentant son phonographe. On y voit aussi l’apparition des premières radiographies. Ainsi qu’une première opération réussie de l’appendice par ablation. L’éclosion des greffes – de nez en l’occurrence – pour ainsi dire calamiteuses. C’est très beau car tous ces marqueurs d’époque se fondent dans un ensemble, et ne sont jamais clinquants ou poseurs.

     L’ultime épisode est un chef d’oeuvre à lui seul. Bouclant d’une part brillamment les storylines en cours et en centrant son écriture sur le sang, dénominateur commun de la série, inéluctablement, trouvant ici l’apothéose thématique et ironique aussi bien dans les avancées sur les groupes sanguins, le marché sanguinaire avec Wu (Personnage clairement échappé de Deadwood, jusqu’à son nom) ainsi que la dépendance maladive de Thackery qui ira jusqu’à tuer une petite fille en croyant la sauver d’une anémie, au moyen d’une transfusion ratée. Dans les dernières séquences, l’hôpital semble être sur le point de fermer ses portes. Et Thackery est pris en cure de désintoxication, où sa dépendance à la cocaïne est prise en charge par un nouveau traitement à base d’Héroïne. Putain de dernier plan. Et vivement la suite.

Sliver – Phillip Noyce – 1993

960135_10152564881357106_2926335299850765194_nRoom service.

   3.0   Petit thriller (gentiment) érotique comme il s’en faisait à la pelle au début des années 90 et pour lesquels je dois bien l’avouer je garde une certaine tendresse – pour en avoir mangé des dizaines à l’époque – Sliver est le film somme toute symbole du courant, post Basic Instinct. J’étais pourtant passé à côté de ce « standard » réunissant le gratin coutumier : Sharon Stone, William Baldwin et Tom Berenger. Ces deux derniers étaient d’ailleurs au casting de deux films que j’aimais beaucoup (mais qu’il vaut mieux ne pas revoir) à savoir Backdraft et Randonnée pour un tueur. A cette époque, j’aurais sans doute eu de l’affection pour Sliver. Mais aujourd’hui, je dois bien reconnaître qu’en plus de sonner vieillot et traditionnel, le film est un énorme nanar en forme de whodunit binaire, puisque l’on sait dès le début que si le tueur n’est pas Baldwin ce sera Berenger. Le film s’amuse alors beaucoup mais sans véritable jouissance à voguer la culpabilité de l’un à l’autre. Tout est agencé de façon si programmatique, avec de si faméliques idées que ce Hitchcock du pauvre (Mix de Psychose et de Fenêtre sur cour) aurait sans doute été digne d’intérêt, trifouillé et déboussolé dans les mains d’un De Palma mais là comment dire… Il suffit d’évoquer ses ridicules scènes de sexes, vulgaires et mal filmées, pour situer un peu le niveau dans lequel le film ne fait que s’enliser, jusqu’à son final navrant.

Jimmy’s hall – Ken Loach – 2014

1465274_10152547231652106_8309773757749365753_n Jazzy Loach.

   5.0   Voilà belle lurette que Loach a perdu de sa superbe, par ailleurs si je suis constamment à distance de ses films d’aujourd’hui je les trouve souvent corrects, intéressants. Disons qu’il n’y a plus la fulgurance des débuts mais qu’il a gardé une certaine vitalité. Il faut vraiment voir Jimmy’s hall comme un petit film et ça passe. Enfin ça passe moins que le précédent quand même. Parce que Loach veut tout montrer : la « résistance », les flics, l’église, les familles. Il aurait mieux valu qu’il plonge corps et âme quelque part. Je retiens tout de même que c’est – bien qu’on le savait déjà – un excellent directeur d’acteurs. Toutes les scènes de groupe, notamment, sont très belles. Bon, j’aurai oublié le film dès demain mais je ne suis pas mécontent d’y avoir jeté un œil.

Le diabolique Docteur Mabuse (Die Tausend Augen des Dr. Mabuse) – Fritz Lang – 1961

10425007_10152533127497106_8428611340678654114_n     6.0   Je me rends compte que je connais mal Lang, enfin soit c’est trop loin (j’avais dû en voir quelques uns il y a dix ans) soit je n’ai pas vu (et il y en a un sacré paquet). Hormis La femme au gardénia et House by the river, vus l’an dernier que j’avais beaucoup aimés. Ce dernier volet des Mabuse est aussi le dernier film de Lang et j’ai trouvé ça très bien. Une sorte de série B parfaite rehaussée d’une mise en scène magnifique. Du coup ça me donne envie de faire une rétro de l’allemand.

Macbeth – Orson Welles – 1950

1932241_10152533127447106_6976029030002082089_n     3.5   Je ne suis pas très sensible au cinéma de Welles, peut-être que ça viendra. J’en détache un, Othello, que j’adore sans mesure. Le reste est à revoir (J’ai de belles bribes de souvenirs de La splendeur des Anderson). Concernant Macbeth, c’était, comment dire, chiant. Disons que le (trop) peu qui m’intéresse ici, me passionne et me chavire dans Othello donc cette énième adaptation de Shakespeare n’a aucun intérêt à mes yeux.

La petite Venise (Io sono Li) – Andrea Segre – 2012

10734031_10152509915042106_8374243491426052429_n In another country.

   5.0   C’est pas mal, agréable, bienveillant, la photo est soignée, jamais trop négligée ou trop ostensible. Reste que c’est tout petit, malheureusement, ça ne décolle jamais. Un type comme Hong Sang-soo en aurait fait une merveille. A part ça, Venise y est plutôt bien filmée, c’est vraiment le point fort du film. J’adore la scène du bar inondé.

Les vacances du petit Nicolas – Laurent Tirard – 2014

1377359_10152526013512106_5934453722108631890_n     2.5   C’est mignon. Bon, ça ne fait pas rire si on a plus de six ans mais ce n’est pas désagréable, moins hystérique que le premier et cent fois mieux que les derniers Guerres des boutons de Samuell et Barratier par exemple. Ce qui confirme que le cinéma de Tirard n’est pas le plus antipathique de cette veine neuneu qui nous inonde actuellement. Sinon, j’ai choisi volontairement ce photogramme car c’est un endroit que je connais bien.

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