7.0 J’ai trouvé ça super, à ma grande surprise ! Tout d’abord c’est hyper angoissant et le rythme tient tout du long. Et il y a quelques séquences superbes comme celle du labo de l’OMS à la fin, très tendue, silencieuse, qui rattrape avec d’autres quelques invraisemblances et le côté prévisible dont on se fiche finalement. C’est un film vraiment impressionnant à bien des égards. Ne serait-ce que dans la propagation du virus je trouve ça terrifiant. Et puis quelle générosité ! Tout ce qui se dit sur l’abolition des frontières (on voyage de la Corée à Israël pour espérer débusquer un remède miracle) et des hiérarchies politiques (président et vice-président sont morts nous dit-on) est un truc assez nouveau dans le formatage hollywoodien, je trouve. Et autre chose, ça dure presque deux heures mais le film ne cherche pas être autre chose que ce qu’il est : un film d’action. Finalement je trouve ce film tout aussi intéressant qu’un 28 days later en fait. Ils revisitent tous deux un genre en le radicalisant chacun à leur manière sans renier le dessein premier : divertir. Contrat plus que rempli.
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Archives pour 8 mars, 2015
L’armée des morts (Dawn of the dead) – Zack Snyder – 2004
Publié 8 mars 2015 dans Zack Snyder 2 Commentaires6.5 Faire le remake d’un film de Romero, qui plus est son chef d’œuvre, relevait de l’impossible pourtant Snyder s’en dire plutôt bien pour la simple et bonne raison que son film est extrêmement généreux, d’un bout à l’autre. On ne compte plus les giclées de sang, dézinguage de zombies et autres plaisirs du genre. C’est jouissif et simple. On ne tombe pas dans le refrain qu’affectionnait tant Romero à savoir que les vrais monstres ne sont pas toujours à l’extérieur. Lui le faisait très bien, c’était subtil et inventif, tout le temps. Mais Snyder décide de laisser ça de côté, tant mieux. Son film ne raconte pas grand chose mais se contente de faire dans l’efficacité en le faisant de manière soignée. Et puis au delà de ça je trouve le film vachement bien branlé d’un bout à l’autre. Et puis il y a ce personnage qu’on n’entend que par talkie et qui meure avant qu’on est pu le découvrir vraiment « Burt Reynolds ! Burt Reynolds ! Putain, comment il a fait pour le reconnaître, y avait pas une super ressemblance ? » Il va sans dire que cette scène m’a fait hurler de rire.
8.0 Mon rapport avec Argento est simple : Suspiria est un immense chef d’œuvre absolu, l’un de mes films préférés de tous les temps. Donc intouchable. Pourtant je viens de me prendre une autre grosse baffe. Je rêvais encore d’un giallo ultime, parfait, nerveux, brutal. Je l’ai je crois trouvé. Après, objectivement, sur de nombreux points, Profondo Rosso me parait nettement plus fort que Ténèbres, mais bon, globalement j’aime autant l’un que l’autre. Il faut que je revoie Inferno. Et que je découvre Quatre mouches de velours gris.

