Archives pour mars 2015



Girls – Saisons 1 à 3 – HBO – 2012/2014

1504989_10152671629362106_1211047565298569814_nLena et son nombril.

   7.0   Girls, Saison 1

     12/07/13 : Je ne suis pas loin de trouver ça génialissime. Mes seuls reproches ne sont guère des défauts : à savoir je trouve que dix épisodes c’est vraiment beaucoup trop court pour ce genre de série dévouée à ses personnages et dans le même temps j’aime le fait que des choses soient lancées puis abandonnées ou laissées en stand-by. En parlant de personnages j’adore absolument comment chacun existe épisode après épisode et je regrette très souvent de ne pas assez voir certains – Soshanna par exemple. Vu la série en trois jours mais j’aurais très bien pu me regarder tout d’une traite. Ah oui et je trouve ça fort de voir ça maintenant une semaine après avoir découvert Frances Ha au ciné car il y a de grandes similitudes dans le portrait d’une jeunesse en quête (et je ne dis pas ça seulement pour Adam Driver que l’on retrouve dans les deux – quel personnage fantastique ici d’ailleurs, peut-être même le plus beau (aussi répugnant que magnifique) garçons/filles compris.

Girls, Saison 2

     15/10/13 : Lena Dunham s’éparpille un peu, cela pourrait ne pas fonctionner mais au contraire la saison s’affirme différemment. Le dernier épisode est archi émouvant notamment.

Girls, Saison 3

     30/01/15 : Purée, ce que c’est bien ! J’aime surtout Girls pour ses personnages. Rarement dans une série de ce genre, nous n’avions eu autant de substance, de nuances, de complexité. Il y a Hannah, évidemment, mais les autres sont loin d’être en reste. Il est d’ailleurs très touchant de les retrouver toutes les quatre ensemble (après une saison 2 où elles s’y trouvaient plus dispachées géographiquement) notamment lors du superbe épisode Beach house dans lequel elles tentent de retrouver l’harmonie du groupe en passant un week-end dans la maison estivale des parents de Marnie. La fin de l’épisode et sa chorégraphie improvisée sur ce banc portuaire, couplées avec ce plan de cuisine le précédent, où elles apparaissent toute quatre dans le cadre sur des strates différentes sont des hauts faits de la saison, sinon davantage. Et puis de toute façon j’adore les parenthèses vacancières dans les fictions, ces instants suspendus où tout ressort et explose. La particularité de cet opus, plus qu’avant à mon humble avis, est d’avoir peaufiné si admirablement des personnages masculins, complexes et émouvants. Adam, bien entendu, quel sublime personnage, tout en désirs et réactions contradictoires, explosant ici littéralement au contact de sa soeur puis de son job d’acteur dans une pièce à Broadway. Et Ray, perdu entre ses inénarrables pensées pour Soshanna et sa relation sans fondement avec Marnie. J’ai toujours l’agréable impression et ce depuis son lancement que la série en garde sous le pied, dans le bon sens du terme, pour ne rien trop appuyer, disséminer des brèches et s’éloigner des facilités. Elle est constamment dans la surprise. La deuxième partie de saison est absolument remarquable. Vraiment un beau tableau de cet âge ingrat qu’est 25 ans. Le dernier épisode se ferme sur des promesses de rebonds, de bouleversements, de séparations, de retrouvailles, ce qui devrait nous offrir une alléchante saison 4. Et si c’était ce qu’Apatow produisait de mieux depuis trois ans ?

Un chant d’amour – Jean Genet – 1950

un-chant-damour   9.0   Immense chef d’œuvre, que j’aime revoir de temps à autres tant il me fait voyager vers le sublime. Genet était contre l’idée de distribution, il le concevait davantage comme une installation vidéo. Le film est facilement disponible sur le web. Les copies qui circulent sont plutôt de bonne qualité en plus. C’est un film très court : 26 minutes. Et c’est son unique essai cinématographique.

Un fauteuil pour deux (Trading Places) – John Landis – 1983

475c8b43c0766   5.5   C’est sans doute une chouette comédie 80′s pour qui l’aurait vu ado, grandit avec, mais pour moi qui le découvrait j’ai trouvé ça plaisant sans toutefois que ça ne sorte vraiment du lot. Au moins j’aurais vu les attributs de Jamie Lee, c’est déjà pas mal. Je ne connais ceci dit pas grand chose de Landis, à part The blues brothers dont je pense sensiblement la même chose.

Twilight, Révélation (The Twilight Saga, Breaking Dawn) – Bill Condon – 2011/2012

35. Twilight, Chapitre IV, Révélation, 1ère partie - The Twilight Saga, Breaking Dawn, Part 1 - Bill Condon - 2011Tout ça pour ça ?

   2.0   Je n’ai jamais écrit sur cette saga mais j’aimais bien le premier volet. C’était un beau film sur l’adolescence, ses tourments, dans ce qu’ils libèrent de fantasme, de tentation, d’appétit du danger, de fascination pour le mauvais garçon, pour l’autre corps. C’était une vraie bluette pour ado, digne, noble et sobrement réalisée. Mais déjà les suivants m’avaient gonflé, malgré un léger regain sur le troisième.

     Maintenant tout est long. Très long. Le problème majeur c’est d’avoir voulu étiré sur deux films ce qu’ils voulaient raconter en un chapitre. Quatre interminables heures. La première, mariage puis voyage de noces compris est un calvaire. Dire un truc en une heure qui aurait pu être fait en cinq minutes c’est un peu too much. Ensuite c’est un peu mieux, il y a un peu de mouvement avec la grossesse folle, belle idée bien qu’attendue. Ça m’a rappelé Vampire Diaries, qui fonctionnait plutôt bien sitôt que ça allait à cent à l’heure, plus du tout au ralenti. Bon et puis c’est moche, entre le juke box permanent et les cartes postales affriolantes. Sans compter que tout est méga prévisible et cucul la praline. On atteint vraiment des sommets de nunucherie puritaine.

     Je suis resté sceptique et indulgent malgré tout. Et puis il y eut la seconde partie de ce chapitre final. Un truc absolument ridicule. Scandaleux. L’un des trucs les plus minables vus depuis longtemps, il faut le voir pour le croire. En gros, tout l’épisode tourne autour d’un fait qui n’aura pas lieu, pire encore tourne autour d’un fait que tu crois qui a lieu mais qu’en fait non, au détour d’un vieux twist dégueulasse. J’étais colère. D’autant que l’espace d’un instant je commençais à trouver ça pas mal, osé, généreux. Il y avait de l’émotion, de l’action, des morts. Je ne veux même pas savoir ce qu’il y a dans les bouquins. Il faut tout bruler, qu’il n’en reste rien.

Le nouveau protocole – Thomas Vincent – 2008

1239826_10151627372802106_1438664484_n     6.5   Excellent thriller paranoïaque prenant pour cible les industries pharmaceutiques. J’ai pensé au Fugitif, de Andrew Davis. ça dure 1h20 et le film tient de bout en bout, c’est nerveux, sans concessions et en plus Cornillac est étonnamment très bon.

La pirogue – Moussa Touré – 2012

24. La pirogue - Moussa Touré - 2012     4.0   C’est pas mal mais complètement anecdotique cinématographiquement. Je suis très client de ce genre de huis clos en mer mais encore faut-il inventer un dispositif de mise en scène, en faire quelque chose de flippant comme la situation peut l’être. Là c’est quand même très limité, on ne ressent ni la durée, ni cette sensation d’isolement dans l’immensité.

Switch – Frédéric Schoendoerffer – 2011

42. Switch - Frédéric Schoendoerffer - 2011     3.0   Pendant une heure et ce malgré des invraisemblances grosses comme des maisons le film se suit gentiment via cet énième procédé d’innocente embringuée dans une machination énorme. Et puis d’un coup ça devient absolument n’importe quoi avec cette histoire d’ADN. Là je me suis dit houla on se croirait bientôt dans Les rivières pourpres. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai découvert que c’était une adaptation d’un bouquin de Grangé…

La taupe (Tinker, Tailor, Soldier, Spy) – Tomas Alfredson – 2012

1185401_10151631114647106_662643_n     1.5   Oh my god ! Grand bien m’a pris de ne pas me déplacer en salle pour voir ça l’année de sa sortie. C’est une horreur absolue. J’aurais pu en voir dix minutes et l’arrêter c’était pareil tant j’ai déjà absolument tout oublié. Il ne me reste qu’un truc soporifique, froid et désincarné, très loin d’un Pakula 70′s auquel on a pu lui trouver une ressemblance. Et c’est une atrocité de mise en scène, aussi inexistante que dans un James Bond, l’humour en moins.

World war Z – Marc Forster – 2013

10. World war Z - Marc Forster - 2013     7.0   J’ai trouvé ça super, à ma grande surprise ! Tout d’abord c’est hyper angoissant et le rythme tient tout du long. Et il y a quelques séquences superbes comme celle du labo de l’OMS à la fin, très tendue, silencieuse, qui rattrape avec d’autres quelques invraisemblances et le côté prévisible dont on se fiche finalement. C’est un film vraiment impressionnant à bien des égards. Ne serait-ce que dans la propagation du virus je trouve ça terrifiant. Et puis quelle générosité ! Tout ce qui se dit sur l’abolition des frontières (on voyage de la Corée à Israël pour espérer débusquer un remède miracle) et des hiérarchies politiques (président et vice-président sont morts nous dit-on) est un truc assez nouveau dans le formatage hollywoodien, je trouve. Et autre chose, ça dure presque deux heures mais le film ne cherche pas être autre chose que ce qu’il est : un film d’action. Finalement je trouve ce film tout aussi intéressant qu’un 28 days later en fait. Ils revisitent tous deux un genre en le radicalisant chacun à leur manière sans renier le dessein premier : divertir. Contrat plus que rempli.

L’armée des morts (Dawn of the dead) – Zack Snyder – 2004

21. L'armée des morts - Dawn of the dead - Zack Snyder - 2004     6.0   Faire le remake d’un film de Romero, qui plus est son chef d’œuvre, relevait de l’impossible pourtant Snyder s’en dire plutôt bien pour la simple et bonne raison que son film est extrêmement généreux, d’un bout à l’autre. On ne compte plus les giclées de sang, dézinguage de zombies et autres plaisirs du genre. C’est jouissif et simple. On ne tombe pas dans le refrain qu’affectionnait tant Romero à savoir que les vrais monstres ne sont pas toujours à l’extérieur. Lui le faisait très bien, c’était subtil et inventif, tout le temps. Mais Snyder décide de laisser ça de côté, tant mieux. Son film ne raconte pas grand chose mais se contente de faire dans l’efficacité en le faisant de manière soignée. Et puis au delà de ça je trouve le film vachement bien branlé d’un bout à l’autre. Et puis il y a ce personnage qu’on n’entend que par talkie et qui meure avant qu’on est pu le découvrir vraiment « Burt Reynolds ! Burt Reynolds ! Putain, comment il a fait pour le reconnaître, y avait pas une super ressemblance ?  » Il va sans dire que cette scène m’a fait hurler de rire.

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