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Archives pour 6 avril, 2015

Il est difficile d’être un dieu (Трудно быть богом) – Alexei Guerman – 2015

 Il est difficile d'être un dieu (Трудно быть богом) - Alexei Guerman - 2015 dans Alexei Guerman maxresdefaultOuh ! La gadoue, la gadoue !

   4.5   J’en suis sorti épuisé, j’ai beaucoup souffert, mais je crois que c’est l’effet escompté. J’étais parfois même à la limite de la gerbe, cet écœurement aussi est convoité, il me semble. Et puis ces trognes à n’en plus finir et ces inlassables regards caméra m’ont gavé. Voulu là encore, tu l’auras compris. On ne peut pas dire que ce soit le film le plus aimable du monde alors évidemment ça participe pleinement à construire son identité informe, hypnotique, répugnante et donc à l’ériger en ovni sans précédent, véritable manifeste de la crasse, tant on ne dénombre plus les images de merde, de pisse, de sang, de morve, de glaviot, de boue, de pluie, d’eau stagnante, bref de sécrétions, défections et fange statique en tout genre. N’empêche que cet hermétisme absolu dans l’approche de l’infâme humanité m’a tenu continuellement à une telle distance que je me forçais à sortir du film par mes propres moyens (fermer momentanément les yeux, observer mes voisins, penser à autre chose). On ne peut donc pas dire que j’ai aimé mais je vais m’en souvenir, c’est une expérience à vivre quoiqu’il en soit. Mieux vaut être en forme et disponible, je préviens. Dans Les valseuses, Depardieu dit à Dewaere, qui n’arrive plus à bander, que sa queue est probablement trop crade, qu’il faudrait un bulldozer pour en enlever toute la crasse. Oui, j’ai réussi à penser à cette scène durant le film de Guerman. Bref, j’avais l’impression de m’être roulé dans les marécages, pendant trois heures – Parce que ça dure trois heures, je préfère encore te prévenir. Première fois que je sors d’une salle de cinéma avec la sensation d’être aussi crade que le film.

Bonjour (Ohayo) – Yasujirō Ozu – 1959

9678La grève.

   6.5   C’est bien. Pas un Ozu qui ne me marquera outre mesure non plus mais c’est un beau film sur le quotidien de deux mondes assez distincts, l’enfance d’un côté, taquine, entêtée et pétomane ; les adultes de l’autre, solitaires et soupçonneux. On navigue d’un foyer à l’autre, d’une fenêtre de la rue à l’autre dans ce quartier pavillonnaire en banlieue Tokyoïte avec une limpidité attachante. Ozu tente le burlesque et le fait avec sensibilité, subtilité un peu à la manière d’un Tati. Tout est méticuleusement mis en scène, avec de vrais instants de grâce – La fin est magnifique – et un regard tendre mais réaliste sur les mutations de la société japonaise. Bref, je prends.

Le coup de sirocco – Alexandre Arcady – 1979

Roger-Hanin-et-Patrick-Bruel-dans-Le-coup-de-Sirocco_max1024x768 Arcady par Alexandre.    

   5.5   Un petit Arcady de temps en temps ça ne fait pas de mal, au mieux c’est rigolo quoi. Pourtant ce premier film me surprend. Alors oui on a déjà tous les tics de ses films suivants mais c’est plus honnête – c’est autobiographique déjà – donc le film est relativement attachant et par moments assez inspiré. Son meilleur haut la main à ce jour à mon humble avis.


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