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Archives pour 22 avril, 2015

L’ultime souper (The Last Supper) – Stacy Title – 1996

L'ultime souperCinq colocs en colère.

   5.5   Jude, Pete, Paulie, Marc et Luke sont cinq étudiants colocataires ayant pris l’habitude d’organiser chaque dimanche soir un diner auquel ils convient systématiquement un invité, en vue d’échanger des idées, refaire le monde, le temps d’un soir, tout en festoyant. Tandis qu’un soir, la tempête gronde, l’invité leur fait faux bond et l’un d’eux en panne de voiture se fait dépanner par Zack, inconnu sympathique qu’ils s’empressent d’inviter pour le repas en guise de plan B. Tout semble à priori cordial, en apparence. Sauf que ça dérape. Le type au pick-up est en fait un ancien marine, fasho de premier ordre et négationniste et lorsque le ton monte face à leurs dissensions idéologiques, il répond à leurs insultes par des menaces, au couteau. Dans un élan de panique l’un des colocs le tue. C’est le début de leur nouvelle lubie : Inviter des enflures ou  tout du moins des personnes potentiellement dangereuses, tenter de les faire changer d’opinion sans quoi ils finissent le repas empoisonné à l’Arsenic. Raciste, homophobe, misogyne, anti-avortement, ignorant, tout le monde y passe. Plus rien ne les arrête. Et hormis les désaccords au sein du groupe, ceux-ci restent relativement soudés dès qu’ils repensent à ce credo simple : Imagine que tu as devant toi Adolph Hitler avant qu’il ne commette les crimes que l’on sait. Le film est drôle. Il ne creuse pas suffisamment à mon goût sa matière absurde et cynique mais les esquisses qu’il présente sont assez savoureuses. Mais c’est surtout un défilé de guests (victimes, donc vraiment de passage) hallucinant : Bill Paxton, Ron Perlman, Charles Durning, Mark Harmon, ou encore Jason Alexander. Le film se noie un peu dans sa mécanique et son final ultra attendu. Disons qu’il est grandement dévoré par ses vingt premières minutes. Mais c’est une chouette comédie, corrosive, quelque part entre Petits meurtres entre amis et La guerre des Rose dans le ton. Non, ça ne va pas plus loin que ça mais c’est déjà pas mal.

Comme une image – Agnès Jaoui – 2004

1XaO4XKLA1Hp8BXTq0ZdCTaNO4QOn va s’aimer.

   2.5   Allons-y sur le cinéma de Jaoui en général car il faut que ça sorte : Je trouve ça profondément nul, dans le meilleur des cas. Ça va parfois jusqu’à l’abjection. Ce que je lui reproche en priorité c’est cette suffisance du dialogue. Je trouve que c’est un petit théâtre perpétuel, sûr de lui, auto congratulé, je n’y crois pas du tout. A la limite j’ai de la tendresse pour le tout premier film de la troupe, non réalisé par Jaoui, Cuisines et dépendances, en 1993, car l’absence de mise en scène est entièrement assumée. J’ai sans cesse cette impression de confort bourgeois, futile et hautain, avec le cinéma de Jaoui, ça me débecte. Et celui-ci est particulièrement irritant sur ce point.

Die Hard, belle journée pour mourir (A Good Day to Die Hard) – John Moore – 2013

die-hard-5   2.0   Concours de Qui aura la plus grosse. Deux McClane pour le prix d’un youhou. Yippee-ki-yay, pardon. Jusqu’à Tchernobyl, sérieux ? C’est naze. L’humour est là mais c’est d’une telle paresse dans l’écriture qu’on ne rit pas. Et les scènes d’action : ah ça il y en a trois fois plus que dans les précédents opus mais on ne comprends absolument rien à ce qui se passe. Le 4 était forcément en dessous mais tenait la route. Là, on touche le fond.

Sans identité (Unknown) – Jaume Collet-Serra – 2011

53One shot or…  

   5.5   C’est pas mal du tout. Tout ce que fait Jaume Collet-Serra n’est pas mal du tout, en fait. Le seul hic ici c’est que j’avais tout deviné (c’est assez rare venant de moi, je me suis senti pousser des ailes) au bout de 30 minutes et que le film, malgré tout, mise beaucoup sur ce dispositif en twist grimpant crescendo jusqu’à son dénouement. Mais on est loin de s’ennuyer c’est clair. Du coup je me demande si j’apprécie le film pour son ensemble (ce qui est le cas de tous les autres films du réalisateur) ou si je l’apprécie à la manière de ces romans chair de poule que j’appréciais étant ado. Sinon le film m’a beaucoup fait penser à un film de Polanski, l’excellent Frantic.


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silencio


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