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Archives pour 15 mai, 2015

Togetherness – Saison 1 – HBO – 2015

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   7.0   C’est la nouvelle création des frères Duplass à qui l’on doit notamment l’excellent Cyrus, avec Jonah Hill. Togetherness est une minisérie de huit épisodes au format 22 minutes qui s’intéresse à quatre personnages, à l’instar du You’re the worst – produit formellement similaire – sorti l’an passé. Un couple de quadras, Michelle et Brett (Mark Duplass himself, j’adore cet acteur), parents de deux enfants, qui s’aiment mais ne baisent plus, auxquels se joint Tina, la sœur de la première et Alex, le meilleur ami du second, sont plus ou moins tous dans une impasse affective et/ou professionnelle. Si la série campe clairement dans l’univers et le ton des deux frangins, il faut souligner la qualité de l’écriture et l’amplitude que le récit parvient à s’octroyer, tout en subtilité, de ses situations les plus attendues à d’autres plus surprenantes, pour ne pas dire absurdes (Le mari, preneur de son, parti enregistrer le cri du coyote dans les hauteurs de LA, croisant sur son chemin une hippie délurée dont le passetemps est de s’enterrer). Ces doubles relations, conjugales (Michelle/Brett) et amicales (Tina/Alex) s’étoffent à mesure, jusqu’à converger vers une fin absolument déchirante, je n’en dis pas plus. Entre temps, la série aura alterné les moments les plus drôles (tentative de baise SM avortée), touchants et délirants. Après Hacker, ravi de revoir John Ortiz, l’énorme Jose Yero de Miami Vice, d’autant que son personnage, comme tous les autres (ce que ne parvenait jamais à réussir You’re the worst) apparait quand il faut, est très bien écrit, très beau. A part ça j’ai vraiment hâte de retrouver, en espérant vraiment la retrouver, Togetherness pour un deuxième opus.

Fast food nation – Richard Linklater – 2006

Fast food nation - Richard Linklater – 2006 dans Richard Linklater Fast+Food+Nation+I     6.0   J’aime beaucoup le style Linklater de manière générale. Les séquences sont étirées comme il faut, l’écriture est fine et sa considération de l’acteur est tellement à l’opposé de l’Entertainment hollywoodien que ça fait du bien, les apparitions de Bruce Willis voire Avril Lavigne se fondent merveilleusement dans le moule par exemple. Je ne trouve pas ça inoubliable, loin des claques Boyhood et Dazed and Confused, mais je continue de découvrir le cinéma de Linklater avec beaucoup de plaisir.

Battleship – Peter Berg – 2012

Battleship   1.2   C’est une sorte de bataille navale géante, un gros film pop-corn pour neuneu, avec les mêmes vannes que dans les bouses de Michael Bay. Je ne comprends pas trop comment Peter Berg, l’auteur du Royaume (que je n’aime pas spécialement mais qui me semble nettement plus intéressant) a pu faire ce machin.

Arbitrage – Nicholas Jarecki – 2012

arbitrage_2   3.0   A vouloir donner dans le thriller politique, le film d’entreprise, la liaison fatale et le drame conjugal, le film ne fait qu’effleurer tous les genres, et bâcle à peu près tout ce qu »il entreprend. Bon ce n’est pas atroce non plus, ça se regarde, il y a deux/trois subtilités intéressantes, mais c’est tellement fait sans imagination, sans idée, c’est so has been et puis cent fois mieux chez Chabrol. Et puis Gere en fait des caisses le pauvre, j’avais de la peine pour lui. Aussitôt vu, aussitôt oublié.

Stake land – Jim Mickle – 2011

Stake land - Jim Mickle - 2011 dans Jim Mickle stake-land-1   1.5   C’est en voyant ce genre de truc, lourd et insignifiant, que je me rends compte à quel point The walking dead, la série télé, a réussi son objectif sur bien des points. Pas que je fasse de nivellement par le bas, non, simplement, il faut reconnaître que ce qui foire volontiers ici et pas qu’un peu, est très bien contourné dans l’adaptation télé des comics de Kirkman et Adlard. Cet énième ersatz de films de zombies et/ou vampires fait tout mal : Musique omniprésente à grands renforts de violons mélancoliques, voix off accompagnatrice exténuante, rebondissements prévisibles et évincés à la truelle, effets de mise en scène ridicule de surlignage. La liste est affreusement longue. On ne retient que sa cruauté, mais on a tellement vu aussi cruel et mieux ailleurs qu’on ne retient finalement rien.

Urgences (ER) – Saison 2

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   8.0   Très belle deuxième saison, dans la lignée de la précédente. Je n’ai pas grand-chose à en dire, en même temps j’ai déjà fini la suivante, sur laquelle je reviendrai davantage, tant elle me parait absolument sublime, démente, la plus belle des trois jusqu’ici. Je voulais juste rebondir sur un épisode, pas forcément le meilleur, mais qui représente assez bien ce que j’aime dans la série. Il s’agit de celui où Clooney sauve un petit garçon coincé dans un canal. On a souffert avec lui. Bon, moi on peut me la faire à l’envers cent fois quand y a des gosses. Mais surtout, pour revenir un peu dessus c’est marrant de voir combien c’est du pur Urgences dans sa finalité. Car on sait rapidement que le petit va s’en sortir, puisqu’il est le prétexte pour permettre à Doug de rester aux Urgences (il venait de se faire virer). L’épisode pourrait donc se contenter de ça et nous faire un happy end super niais. Mais en parallèle une petite fille s’est fait renverser par une voiture. On pense qu’elle va s’en tirer mais c’est en fait elle qui succombe, après clampage d’aorte et tout le toutim. C’est cet équilibre cruel là que j’aime beaucoup. C’est un tout. Il y a des choses très dures mais on ne prend pas le temps de s’appesantir trop dessus ni de s’en servir comme déclencheur purement mélodramatique.


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