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Archives pour 17 mai, 2015

Urgences (ER) – Saison 3

36 (3)Random acts.

   9.0   Si Mark Green était clairement le personnage le plus intéressant de la première saison à mes yeux, la suivante rendait essentiellement grâce à Susan, qui passe par toutes les émotions inimaginables avant son départ (définitif ?) que cette saison 3 exploite à merveille. Ici je suis partagé. Entre Jeannie Boulet et Peter Benton. La première pour l’enfer qu’elle traverse de part sa maladie, ce qui permet du même coup de creuser ce personnage magnifique, le second pour sa transformation, machine huilée désormais enraillée ce qui le rend extrêmement touchant tandis qu’il était l’un des plus insupportables jusqu’ici. Bon, je m’enflamme un peu, tant Mark restera je pense mon personnage fétiche forever mais ça permet surtout de constater que Urgences plus qu’une série sur les urgences est entièrement dévouée aux personnages qu’elle a créé. Pas plus tard qu’hier soir j’ai d’ailleurs vu un épisode (l’un des seuls je pense, si ce n’est le seul) qui se déroule entièrement hors de l’hôpital (Fathers & sons, le 4.07). C’est dire si les personnages ont pris le dessus et tant mieux. Exemple : Carol et Doug dont je n’ai pas encore parlé (et qui sont au cœur du début de la saison 4) sont vraiment les potes qu’on aimerait avoir, l’amour impossible ultime. Et puis j’avoue avoir un faible pour Kerry Weaver, fascinante dans sa sécheresse et sa lucidité. Les moments entre elle et Jeannie font partie des hauts faits de la saison. Je pense que c’est la plus belle des trois premières saisons, d’ailleurs, c’est en tout cas celle qui me laissera les plus forts et nombreux souvenirs. Avec le suicide d’un interne (archi violente cette fin d’épisode), un double aveu amoureux bouleversant lors d’un adieu sur un quai de gare, l’accident de voiture (l’épisode est un chef d’œuvre), le braquage, l’agression subie par Mark et son enfermement dans la peur, l’erreur de Benton (transfiguration 1), le bébé de Benton (transfiguration 2) et bien entendu tout ce que vivent Jeannie et Al, le rapprochement que leur confère la maladie, c’est ce que j’ai vu de plus subtil et émouvant jusqu’ici. A la fin de la saison, après le 22e épisode, j’ai tout de suite enchainé avec le premier de la saison suivante car je connaissais sa renommée particulière, le fait qu’il ait été tourné et diffusé en direct. On est bien entendu plus dans la prouesse que dans l’émotion, n’empêche que c’est très fort.

Papillon – Franklin J. Schaffner – 1974

papillon-01   6.0   J’aime bien mais j’ai tout de même un problème avec ces films se déroulant dans un lieu unique hallucinant, quand ils ne filment pas ce lieu mais préfèrent leurs personnages, ici on ne voit que Dustin Hoffman et Steve McQueen (je n’ai pas choisi ce photogramme par hasard) alors que ce que je voulais voir dans chaque plan c’était le bagne de Cayenne. Alors c’est vrai qu’on le voit, ainsi que ses alentours, les marécages, l’île. Mais j’en attendais sans doute davantage. Tant pis pour moi mais c’est bien quand même. D’autant que le film dure 2h30 et qu’on ne les voit pas passer.

La part des anges (The angel’s share) – Ken Loach – 2012

la-part-des-anges-the-angel-s-share-27-06-2012-4-gComédie alcoolisée.

   5.5   Après les multiples déceptions Loachiennes (insipide Looking for Eric, raté It’s a free world) c’est le retour de Ken Loach, qui assume son penchant pour le feel good movie (toute la deuxième partie du film) quand le début semble davantage s’ancrer dans sa veine archi sociale façon Family Life ou Sweet sixteen. C’est un peu appuyé, comme souvent chez le bonhomme, mais je trouve que ça fonctionne plutôt bien. C’est un chouette film, avec de beaux personnages. Le gars du début, par exemple, sur la voie ferrée c’est une mine d’or à lui tout seul, il m’a fait rire le bougre. La scène Mona Lisa/ Einstein, le « J’ai les burnes en feu, part 2″ ou le cassage de bouteilles, c’est très drôle. En tout cas, perso, j’gouterais bien une gorgée de Malt Mill.

The hike – Rupert Bryan – 2013

hike   3.0   Quel dommage qu’il n’y ait pas un metteur en scène intéressant là-dessus ou au moins quelqu’un qui sache tenir une caméra, car c’est hyper malsain je ne m’attendais pas à ça. C’est un DtDVD comme il en sort des caisses par an, où cinq amies bimbos partent faire du camping sauvage en forêt et vont être bien accueilli. Un mix entre The descent et Eden lake, en gros. Pas de quoi fouetter un chat non plus mais c’est moins pire que ce à quoi je m’attendais, c’est même plutôt costaud dans son genre, encore une fois c’est dommage que la moitié du temps on ne comprenne absolument rien à ce qui se déroule dans le cadre.

Centurion – Neil Marshall – 2010

centurion-078   0.5   Neil Marshall c’est le gros mystère. Le mec c’était fifty/fifty jusqu’ici. Un chef d’œuvre (The descent) et une daube (Doomsday). Le capital daube vient de prendre un peu d’avance avec ce nanar de haute volée filtrée bleu turquoise, qui gicle rouge fluo dans chaque plan.

Céline et Julie vont en bateau – Jacques Rivette – 1974

35.8A la folie. 

   7.0   J’aurais adoré l’aimer davantage, pourtant, si la première heure est probablement ce que je préfère de tout le cinéma de Rivette, j’ai fini par être de moins en moins concerné, un peu abattu par le délire. En fait, dès la première entrée dans la maison je trouve le film trop rapide, redondant, préférant l’absurde au mystère. Du coup je ne peux m’empêcher d’être extrêmement déçu même si je trouve ça bien et que je suis fan absolu de Juliet Berto.

Berberian sound studio – Peter Strickland – 2013

BSS2   1.5   Ce film m’excitait beaucoup. J’ai déchanté au bout de trente secondes. A la place d’une relecture expérimentale du giallo j’ai assisté à du pompage sous-Lynchien et je n’ai absolument pas compris ce qui pouvait motiver un tel délire, encore que le délire je le trouve en sous-régime tant ça me semble hyper caricatural et programmatique. Je ne suis pas loin de trouver ça complètement nul.

Birdman – Alejandro Gonzalez Iñarritu – 2015

_AF_6405.CR2La forme Sabots.

   5.0   Iñarritu c’est un peu particulier pour moi. Un temps où sans doute les formes morcelées – entendre puzzle narratif – m’exaltaient, 21 grams et Amores perros avaient été des claques. Surtout le premier. Comme d’autres ont Requiem for a dream, j’imagine. Puis Babel m’avait un peu déçu, je n’en ai d’ailleurs pas gardé grand-chose. Puis il y eut la purge, Biutiful. Je ne sais pas ce que ça me ferait de revoir les premiers Iñarritu aujourd’hui. Je n’en ai pas l’envie d’ailleurs. Il y a dix ans, la sortie d’un film tourné en un seul plan séquence aurait suffi à m’enthousiasmé mais ça m’est passé. Me retrouver aujourd’hui face à ce genre de performance ne m’inspire que de la crainte. Ce qui ne m’empêche pas d’adorer L’arche russe et Irréversible, mais moins pour leur évidente prouesse (Un plan séquence unique, un montage renversé) que pour ce qu’ils me racontent de la Russie ou d’un couple. J’allais voir Birdman avec la plus grande méfiance et je reconnais que le film m’a plu sur certains aspects, soulé sur d’autres. Je trouve que le film veut trop en mettre, qu’il est à la fois dans la continuité des meilleurs Aronosky (le come-back de The wrestler, la parano maladive de Black swan) et qu’il voudrait aussi être un remake de Opening night. Je considère le Cassavetes comme l’un des plus grands films du monde, donc pas touche. A ce niveau là je trouve ça d’une pauvreté hallucinante. Tout y est appuyé, balourd, exagéré, hystérique. Et mal fichu dans sa construction. En revanche, techniquement, là où je craignais plus le film, sa prouesse de faux plan-séquence unique, je trouve que le cinéaste n’en fait pas trop, qu’il n’est pas dans le martellement ni l’ostentatoire, qu’on oublie finalement assez vite la prouesse et ça me plait. Si Birdman me mitige c’est pourtant cette prouesse qui me fait tenir, autrement j’aurais détesté. Mais du coup je ne vois pas trop l’intérêt de ce procédé, ni ce qu’il justifie. Il y a bien entendu l’idée que la vie c’est la scène et que la scène c’est la vie, qu’il n’y a pas de frontière, que tout fusionne. Sur ce point le film me parait assez réussi, d’autant qu’il ne cherche aucunement à l’ancrer dans une temporalité identique, sclérosée, naturaliste disons. Le plan fait deux heures mais le récit se déroule sur trois jours. Ces trois jours qui précèdent la représentation de la première. Le film aurait néanmoins gagné à investir les lieux plutôt que de faire semblant de les parcourir. Les plus belles scènes sont celles où apparaît Norton, notamment sur le toit, avec Emma Stone, mais elles sont hors sujet, si on replace la technique comme une représentation mentale du personnage joué par Keaton. Quoiqu’il en soit et même si le film ne devrait pas trop me marquer, j’ai trouvé ça infiniment meilleur que sa merde d’avant et ça me fait plaisir de retrouver un peu l’inspiration d’un cinéaste qui m’avait conquis voire chaviré à ses débuts.

L’image manquante – Rithy Panh – 2013

16Raconter.

   6.0   C’est bien, très louable, très évocateur et fort, même si je trouve le procédé un peu facile, limite pédago avec cette voix qui se greffe et commente toutes les images. Dommage que le film soit en effet si bavard. Je trouve qu’il réussit mieux quand il passe par l’image, par les différents régimes d’images qu’il utilise. Quoiqu’il en soit c’est à voir. Comme souvent avec Rithy Panh.

The hunter (Shekarchi) – Rafi Pitts – 2011

hunter14b   6.0   Je ne sais pas ce qu’il m’en restera mais j’ai trouvé ça vraiment fort. Et la photo est littéralement à tomber. C’est une sorte de croisement entre Haneke et Kiarostami, entre 71 fragments d’une chronologie du hasard et Le goût de la cerise. Curieux de voir ce que le jeune cinéaste iranien peut nous offrir par la suite.

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