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Archives pour septembre 2015



Maigret tend un piège – Jean Delannoy – 1958

tumblr_n5m8ewdi0b1t1g01wo4_1280   5.5   Je pensais me faire chier comme un rat mort (Gabin…) mais en fait c’est un chouette film policier à la mécanique parfaitement huilée, qui donne envie de jeter un œil aux deux autres adaptations de Maigret qui ont suivi. Je suis ici souvent pris au dépourvu. Moins à la toute fin car je l’avais vu venir, c’était trop beau, trop gros que la mère tire toutes les ficelles, mais ce n’est pas le plus important. C’est toute la mise en place qui est bien fichue. C’est hyper limpide, patient et silencieux ça fait du bien. Pour revenir sur le cas Gabin, j’ai toujours un peu de mal avec ce genre de jeu qui dévore tout. Là je trouve que le rôle lui sied à merveille.

Orange is the new black – Saison 3 – Netflix – 2015

12039383_10153173841732106_2669991981250400609_nWe can be heroes.

   6.0   Cette saison s’éparpille, en bien. Il n’y a plus vraiment de fil conducteur, de groupe plus imposant qu’un autre et la série creuse (au moyen de flashbacks « Un épisode, un personnage » désormais coutumiers) enfin certains personnages qu’elle avait tendance à délaisser : Norma, Caputo, Big Boo, Chang, Leanne.

     J’avais assez mal vécue une partie de la saison précédente, qui ressemblait davantage à une version féminine d’Un prophète, avec comme leader Vee accompagnée de ses officiers dépassés (Taystee) ou dévoués (Suzanne). C’était intéressant sur le papier, mais j’avais beaucoup de mal à y croire. Il fallait aussi faire le deuil d’une Piper mise sur la touche. Là, elle reprend une place plus confortable sans pour autant retrouver sa ligne de conduite « gentille blonde innocente » de début de série. L’épisode Pennsatucky l’a vraiment changé quand on y pense.

     So, comment rebondir sur autre chose, surtout avec le retour attendu d’Alex (qui, franchement, sentait la naphtaline) ? Et bien la série craque un peu. Et j’aime bien ce craquage. Je pense que nombreux sont ceux qui ont trouvés les storylines bien pathétiques cette année. Résumons : On a  une infestation de punaises, Red qui fait tout pour reprendre les rênes de sa cuisine, Suzanne qui profite d’une célébrité soudaine avec ses écrits pornos et Piper qui se met à la tête d’un trafic de petites culottes portées. Oui, c’est à peu près n’importe quoi.

     Mais dans le même temps, toutes ces intrigues superficielles alimentent avec énergie ce que la saison aura trouvé comme point de convergence : La reprise de la prison par une richissime compagnie, qui n’a que faire des multiples demandes (prisonniers comme geôliers) tant que la gérance lui permet de se mettre des millions dans la poche. Tout ce qui tourne alors autour de Caputo est passionnant je trouve. C’est vraiment un super personnage, le looser ultime, génial, qui ne voudrait faire que le bien mais se heurte sans cesse à sa hiérarchie ainsi qu’à ceux qu’ils dominent. L’épisode qui lui est dédié est probablement le plus beau de la saison, l’épisode Norma Rae, en gros.

     Et puis il y a ce dernier épisode, à la fois dans la continuité schizophrène de la saison autant qu’il brise l’équilibre sur le fil qu’il avait jusqu’ici installé. D’une part car longueur de 90 minutes aidant, il était prévisible de le voir multiplier les flashbacks à plusieurs personnages comme il l’avait fait dans le premier épisode de la saison, sauf qu’ils n’en font cette fois strictement rien, tous sont extrêmement courts, quasi sans intérêt, aussi bien pour Boo, Flaca, Healy que les autres. D’autre part car cet épisode vire presque au ridicule et laisse toutes les storylines en stand-by.

     C’est une série que j’aime bien pour plusieurs raisons mais force est de constater que son potentiel est souvent gâché. Tout y passe : Piper est en plein crise Corleonienne, Cindy se convertit au judaïsme, Soso manque son suicide quand Morello se marie et que les matons font grève, occasionnant un WTF final absolu. Je regarderai la saison 4 avec plaisir mais ce virage invraisemblablement spectaculaire, dorénavant bien installé, n’augure rien de bon.

L’été de la peur (Stranger in Our House) – Wes Craven – 1978

L'été de la peur (Stranger in Our House) - Wes Craven - 1978 dans Wes Craven 189258etedelapeur01gTeen witch.

   4.0   J’effectue un petit bond en arrière dans le temps, puisque j’avais oublié de me pencher, dans la foulée de La colline a des yeux, sur ce téléfilm relativement méconnu qui constitue néanmoins le troisième et dernier long métrage de cette décennie qui aura vu naître l’un des futurs maîtres de l’horreur. Un truc relativement dispensable qui s’avère finalement assez intéressant sur bien des aspects.

     Stranger in our house se révèle être le déclencheur de l’irruption du fantastique pur dans le cinéma Cravenien. Le film mélange le récit de sorcière et celui de la petite famille modèle qu’un élément extérieur vient contrarier – moteur du cinéma de Craven jusque dans cette célèbre ouverture de Scream. En ce sens, le titre original qui sonne autant Langien qu’Hitchockien colle idéalement au récit.

     Une famille de Hidden Hills, en Californie, accueille Julia (la cousine de Rachel) qui a récemment perdu ses parents victime d’un curieux accident de la route – L’ouverture, maladroitement explicite, raconte déjà tout. D’abord silencieuse et en retrait, la demoiselle va s’immiscer dans le cercle familial au point de voler, littéralement, la place de sa cousine, prenant sa place lors du bal de fin d’année, avant de lui prendre son petit ami. Linda Blair (et une touffasse de tifs complètement improbable) que l’on connaît essentiellement pour son rôle de Regan dans L’exorciste, campe cette adolescente incomprise, aux prises avec une concurrente de plus en plus démoniaque.

     Problème est que formellement il ne reste pas grand chose du climat subversif que le cinéaste parvenait à insuffler dans ses précédents longs métrages, le film multipliant des séquences classiques et rebattues, provoquant davantage un ennui poli qu’une angoisse crescendo. Même si je dois mentionner, dans cette médiocrité générale, l’un de mes plus gros sursauts ever (vers la fin, dans la salle de photo).

Un air de famille – Cédric Klapisch – 1996

Un-air-de-famille_portrait_w8585-580x382Ma petite entreprise.    

   4.5   C’est fou comme c’est le film emblématique de tout le cinéma de Jaoui et Klapisch qui suivra. J’ai une certaine tendresse pour celui-ci mais bon ça n’est rien d’autre que du théâtre. C’est ça en définitive, une pièce filmée. Comme Le prénom. Heureusement que c’est bien écrit et bien joué. C’est un petit théâtre dans lequel je me sens bien cela dit, bien que ce soit par moments presque terrifiant (la mère et le fils couvé). Disons que c’est un bon Klapisch. Bon, je suis d’accord, la vraie question est : Qu’est ce qu’un bon Klapisch ? J’ai d’ailleurs cru tout du long que c’était un film de Jaoui et non de Klapisch. Quant à Agnès Jaoui, justement, je la trouve très belle dedans ; elle joue en effet le personnage le plus « beau » (bon), avec Darroussin, ça aide. Voilà, ça ne marquera pas outre mesure, mais je ne trouve pas ça désagréable.

Une exécution ordinaire – Marc Dugain – 2010

Une exécution ordinaire - Marc Dugain - 2010 dans Marc Dugain 19203133 Joseph par Dédé.   

   4.5   On est parfois proche du ridicule (Dussolier en Staline, grimé de maquillages et de prothèses WTF ?? ) et le film peine à trouver une envergure cinématographique (on sent parfaitement que l’auteur du bouquin et le réalisateur sont une seule et même personne, c’est transposé, sur écrit) néanmoins quelques séquences sont assez longues, quasi enivrantes par moments, il y a un soin apporté aux scènes d’intérieur et Staline, pourtant joué par nounours Dussolier se révèle, de manière sous-jacente, plutôt terrifiant.

La zizanie – Claude Zidi – 1978

03578548-photo-annie-girardot-et-louis-de-funes-dans-la-zizanie   1.0   Au delà du fait que je déteste sans retenue De Funès, car c’est bien simple je n’aime aucun film dès l’instant qu’il est dedans, et bien je remarque que je n’aime absolument rien de Zidi non plus. Là j’ai trouvé ça insupportable, j’ai même fait autre chose un moment donné. C’est hystérique, débile, surjoué, jamais drôle bref tout ce que j’exècre.

Banshee – Saison 1 – Cinemax – 2013

12039583_10153173841737106_1847437572189390287_nLes damnés.

   8.0   Je me suis enfin mis à Banshee et je ne regrette pas. Je suis resté sceptique le temps du pilote. Sentiment mêlé de C’est cool mais bien bourrin, quand même. Puis je l’ai accepté très vite : Sa démesure, sa stylisation outrancière, son extrême violence, son univers hypersexué, ses enjeux en apparence bas du front. En gros, si ça ne se bat pas ça baise. Ou l’inverse. Ou les deux. Le combat pour la forme entre Hood et Proctor (archi attendu, depuis le temps) est l’un des trucs les plus gay (badass) friendly que j’ai pu voir. Sauf que Banshee a du coffre. Un grand coffre plein de trouvailles, de folies et de profondeur.

     De quoi ça parle ? En gros, un type sort de prison, file vers une petite ville de Pennsylvanie située en plein territoire Amish et prend l’identité du futur sheriff local qui s’est fait buter. Ce sera Lucas Hood. Un voyou dans un uniforme de flic. Prêt à faire régner l’ordre à sa manière puisqu’il va le découvrir, Banshee, aussi paumée soit-elle, renferme les truands les plus barges de la Terre. Il va y croiser des fous mais aussi (c’est le pourquoi de sa présence) Anastasia, son amour d’antan, son binôme de quatre-cents coups, qui depuis quinze ans, s’est fabriquée une nouvelle vie.

     Je suis à ce titre souvent touché par la teneur tragique qui alimente chaque épisode. Disons que ça pourrait juste être de la série B bien troussée, bien grasse mais ce qui se dessine à mesure entre les personnages, notamment entre Hood et Anastasia (la fin de l’épisode 7 est sublime) voire entre Proctor et sa famille, Anastasia et sa nouvelle famille rend le truc plus fort qu’il n’y parait.

     Chaque épisode contient donc une énergie qui lui est propre, son morceau de bravoure et son pouvoir de jubilation. L’épisode du boxeur m’a scié. Un déclencheur, un vrai. Celui de l’albinos m’a comblé. Sans parler de l’interminable combat entre Olek et Anastasia – quoiqu’un poil moins puissant, souffrant d’un montage parallèle assez médiocre – ni de l’incroyable fusillade finale. En terme de mise en scène c’est certes parfois confus et grossier, mais c’est justement ce côté gras et rageur que j’aime bien, ça va au bout de son délire voire de son mauvais goût. Quelque part je lui donne le même crédit que pour un Mad Max, Fury road.

     Au départ, les personnages sont assez caricaturaux au premier abord : Le gentil bad guy, les filles qu’en ont, le méchant bien méchant ; Mais si l’on creuse sous le vernis, au-delà du fait que je trouve cela purement jouissif et expérimental dans son approche de la violence, il y a aussi des choses terribles qui se jouent (sur le couple, sur les traces du passé, sur l’impossibilité de s’extirper de la spirale du mal) et d’ailleurs on pourrait dire que c’est le maître mot de la série, de creuser : On y creuse le passé, la chair, les miettes d’une passion dévorée par le mal familial, on y creuse même littéralement dans la scène finale de la saison une, pour revenir aux origines du cas Lucas Hood.

     Il y a encore une multitude de zones d’ombre, dans la mesure où le récit s’épaissit d’épisode en épisode, n’hésitant ni à user de flashback en tout genre, ni à changer de point de vue, ni à alimenter la sauce au moyen de nouveaux personnages, qui peuvent très bien prendre de la place ou se faire dégager aussi vite qu’ils ont débarqués. Il n’y a pas de règle. Enfin une seule : Chacun d’entre eux est extrêmement bien travaillé et quand c’est le cas, fascinants d’opacité et de violence contenue.

     Pour le moment je ne vois aucune vraie fausse note, dans le sens où si un truc me dérange il est chaque fois compensé par deux trucs géniaux. J’ai rarement vu un show aussi beau et sale à la fois. Il y a un tel engagement dans chaque épisode, que je me dis toujours que je ne verrai pas mieux ensuite ou que ça va finir par me saouler. Mais à tous les coups, non, je suis fou jusqu’au générique final. Bref, je trouve ça dément. Je jubile. C’est le défouloir dont j’avais besoin ces temps-ci. Enfin une série B généreuse, vraiment généreuse et passionnante à tous les niveaux. Et des comme ça, perso, j’en ai pas vu beaucoup.

La ferme de la terreur (Deadly Blessing) – Wes Craven – 1982

11990374_10153169108607106_1690377694750179314_nHors Satan.

   5.0   On sent Craven davantage dans un dispositif de commande que dans ses métrages précédents où il expérimentait l’espace et la construction. La ferme de la terreur ne sera pas une date dans l’histoire du cinéma d’horreur, loin de là, d’abord parce qu’il n’installe aucune tension, aucun crescendo, ensuite car le film est relativement peu exaltant dans sa dynamique de récit, ses enchaînements, ses poussées de violences et effusions de sang. Après La dernière maison sur la gauche et La colline a des yeux, on était en droit d’espérer un retour dans les salles un peu plus sale et généreux que ce si tristounet Deadly blessing, qui parfois flirte vraiment avec le nanar de luxe. Le film n’est cependant pas encore trop ancré 80′s – probablement ce qui le sauve – enfin il l’est autant que peut l’être le Starman de Carpenter, toute proportion gardée.

     La ferme de la terreur prend racine dans un village paumé du Texas où une communauté de Amish-like (Hittites anachroniques) fait respecter ses coutumes (Autarcie, uniformes, refus de la technologie, puritanisme, barbes et chapeaux) face à l’humain ordinaire qu’il sait dominé par l’incube – Le démon. Un jour, l’un des enfants du patriarche gourou (Un Ernest Borgnine qui s’est comme planté de tournage) qui avait été renié par ses pères pour avoir fricoté avec une athée, est assassiné. Mais bientôt c’est au tour de l’un des plus fervents Hittites (le retour de Michael Berryman : Jupiter dans The hills have eyes) de casser sa pipe dans une sombre grange.

     Après cette longue intro, trois demoiselles frivoles deviennent les moteurs du récit. Martha (sublime Maren Jensen) la petite amie de l’ancien Amish trucidé par son tracteur, est accompagnée de deux amies, venues passer quelques jours de vacances. L’une d’elle (Sharon Stone à ses débuts) aura des visions nocturnes de mygale lui inspectant la bouche et les nichons. L’autre dévergondera un autre Hittite avant de se faire cramer dans une bagnole. Quant à Martha, elle aura en plus du reste, une drôle d’aventure avec un serpent dans une baignoire – les prémisses énormes d’une séquence célèbre des Griffes de la nuit.

     Craven ayant lui-même grandi dans une communauté baptiste il était inévitable que cela se ressente dans ses oeuvres. Ses premiers essais portaient déjà l’idée : La famille bourgeoise face aux vagabonds violents d’un côté ; La petite famille américaine typique face aux monstres consanguins du désert californien de l’autre. Chaque fois c’est une histoire de lieu, de terre. Une forêt, un désert, une ferme. Règlement de compte pur et simple, dans la mesure où le titre original lui-même accole la religion au mal, même si cette fin complètement ratée (sans doute imposée par la production) semble annuler toute l’entreprise de démolition.

     Le film n’est pas désagréable, c’est un petit produit d’épouvante qui se suit bien sitôt que l’on accepte de le voir appartenir disons à un giron plus consensuel, même si l’on discerne assez bien une certaine parenté avec le giallo (caméra subjective, mains gantés, visage caché). Et surtout, on parvient à reconnaître la patte Craven, ici ou là, c’est ce qui compte. Et puis il n’est pas si troublant de le voir réaliser un film passe-partout non plus, La colline a des yeux avait déjà entamé un virage nettement plus soft après une l’ouverture bien crasse que constituait son premier long métrage. 

Norma Rae – Martin Ritt – 1979

norma-rae-1979-03-g   8.5   Je crois n’avoir jamais vu autant de visages, de regards déchirés, de bruit, de cris et de transpiration réunis dans un film militant, qui est aussi un grand film d’amour. Pour les enfants, les êtes partis, les causes désespérées. Et surtout, un vrai bon film d’entreprise. Quelque part entre Le mystère Silkwood, de Mike Nichols, Ressources humaines, de Laurent Cantet et Deux jours une nuit, des Dardenne, mais bien avant eux. C’est d’une telle puissance, aussi bien dans la violence et la bienveillance qui en émane, c’est sidérant. On ne va pas revenir sur la présence hallucinante de Sally Field tant il faudrait aussi parler du reste du casting, tous sont prodigieux. Bon sang, la scène d’insurrection suivie de celle avec les gosses dans la foulée, je ne vais pas m’en remettre. Grand film que je pourrais revoir très vite et qui entrera certainement dans mon panthéon personnel. A noter que le Blu Ray est somptueux.

Cinquante nuances de Grey (Fifty shades of Grey) – Sam Taylor-Johnson – 2015

maxresdefault   3.5   Sitôt qu’on le prend comme une comédie romantique ça passerait presque en fait. C’est drôle car c’est vraiment sans intérêt et sans cible. Enfin disons que c’est fait pour des trentenaires mais ça ne semble s’adresser qu’aux mineures c’est vraiment chelou. Je ne parle pas de mise en scène hein y’en a pas. Mieux vaut revoir Twilight.  J’en profite pour dire qu’il n’y a absolument rien de SM (comme on nous l’a vendu) là-dedans. Alors Ok, il y a une petite cravache. Deux/trois fessées aussi. Voilà voilà. Mais n’empêche je persiste et signe, plus j’y pense plus je trouve qu’en tant que Rom’com le film est assez surprenant. Par exemple, lorsqu’il vient la draguer dans sa boutique de bricolage (!) en lui achetant de la corde et du ruban adhésif, moi j’aime bien. C’est souvent trop sérieux malheureusement et les moments drôles, aussi peu soient-ils, ne semblent pas être prévus pour l’être.

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