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Archives pour 13 novembre, 2015

Sex shop – Claude Berri – 1972

34727264_pÀ poil !

   6.0   Je suis partagé. En un sens je trouve ça prodigieux de folie et d’irrévérence, un film sans équivalent dans le cinéma français, qui même situé en période post soixante-huitarde reste un fort essai libertaire autant qu’un pamphlet contre l’industrie du cinéma tant on peut aisément déplacé le récit du libraire à celui de cinéaste. Là-dessus le film est passionnant, il va loin, très loin, autant dans sa montagne de répliques hallucinantes (« Mon cher Claude, j’ai deux passions dans la vie, la sexualité de groupe et les maisons normandes », « Imaginez un monde normal, où à partir de 12 ans on vous apprendrait à bien faire l’amour et à ne pas être jaloux ; ce serait pas formidable, ça ? Je vous le dis tout de suite : j’aime bien mon métier, je suis dentiste, mais alors je laisse tout tomber je me fais prof ! ») que dans sa manière à gérer une construction volontiers foutraque – Il y a un peu de Fellini là-dedans, c’est réjouissant. Trop sans doute d’ailleurs. On retrouve un peu ce qui rendait bancal Le cinéma de papa : Défilé de mini saynètes assez indigestes au final – La séquence Croisière Love en est le sommet. Ce n’est pourtant pas ce qui m’a le plus gêné. Le gros bémol c’est la représentation de la femme et de la nudité. Berri les fou toutes à poil – C’est juste hallucinant le nombre de scènes où l’on peut voir les personnages féminins dans le plus simple appareil. Sauf qu’elles sont toutes belles, fines et bien gaulées. Ce sont des filles de catalogue. Chattes, culs et nichons investissent tellement le plan qu’on ne peut les considérer là autrement que pour se rincer l’oeil. C’est gênant. Reste que Marielle en partouzard aguerri excessivement doux est monumental et que de voir ce film en tant que comédie populaire (Le film réunit plus d’un million de personnes en salle) ajoute un peu de nostalgie d’une époque à films barrés.

Le cauchemar de Freddy (A Nightmare On Elm Street 4, The Dream Master) – Renny Harlin – 1989

4_dth4RRest in hell.

   3.0   Confié à l’un des pires faiseurs d’Hollywood, ce quatrième volet des aventures de Freddy pouvait sans mal être le navet ultime, pourtant et bien qu’il tutoie les hautes sphères nanardesques, il n’en est pas moins supportable que le deuxième opus. Il est au contraire plus généreux, plus agréable à suivre, sans doute parce qu’il fait plus ancré 80′s que les autres et qu’il s’adonne sans limite à des éclairs esthétiques d’un goût certes douteux mais in fine assez jubilatoires : la transformation en blatte, le waterbed, l’aspiration en salle de classe, la métamorphose finale et la libération des âmes enfantines emprisonnées. Tout est archi programmatique évidemment, mais justement sans tomber dans l’ennui, c’est à dire avec toujours comme but de créer du mouvement et des idées les plus improbables pour tuer des étudiants. En cela on tient là une sorte d’avant goût de la saga Destination finale. Et puis techniquement c’est vraiment pas mal torché. Mais sinon, concrètement et à l’inverse de l’opus précédent, c’est un épisode qui ne sert strictement à rien dans la continuité thématique et dramaturgique si ce n’est à dire au revoir aux rescapés du 3. Mention spéciale à cette séquence risible de nunchaku dans une église. Freddy lui-même est devenu un ridicule serial killer aux punchlines foireuses qui va jusqu’à endosser des lunettes de soleil et déguster des boulettes de viandes prenant l’apparence de visages de ses victimes. Apprendre que ce quatrième volet restera le plus rentable de la franchise fou un peu les boules, mais bon.


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silencio


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