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Archives pour 15 novembre, 2015

L’homme irrationnel (Irrational Man) – Woody Allen – 2015

Joaquin-Phoenix-Emma-Stone-in-Irrational-ManDu danger de se livrer à des rêves ambitieux.

   6.0   Depuis un moment maintenant, Woody s’enlise dans la médiocrité, alternant le bon (Cassandra’s dream) et le moins bon (quasi tout le reste) alors comme il pond un film par an (la désormais traditionnelle cuvée Allenienne) ça commence à se voir ou pire ça ne se voit plus. On attend désormais ses films comme on attend ceux de Loach donc en gros, on ne les attend plus. Blue Jasmine m’avait exaspéré même si avec le recul, je lui reconnais du nouveau – comprendre du mieux, un peu, dans le fond, qui sortait de la tendance guide touristique et carte postale européenne. Irrational man commence assez mal : Ambiance malabar, cours de philo en pantoufles, décor désuet, personnages mal définis, désincarnés. Entre un Joaquin Phoenix bedonnant et dépressif, une Emma Stone pimpante et surdouée, une Parker Posey dont la jovialité apparente masque difficilement une détresse sexuelle, chacun rentre bien dans ses cases. Un trio parfait qu’on pourrait aisément retrouver dans un bon gros truc de vieux à la Mike Leigh, quoi. Comme je n’avais strictement rien lu du propos je fus agréablement surpris par le basculement narratif au tiers. Cette séquence au café et le changement de point de vue qu’elle charrie produit un vertige assez dingue dans la mesure où il se révèle très simple, quasi anodin, alors que c’est tout le cheminement du film qui s’en trouve modifié. Alors certes, sur la suite on est loin de ce qu’Allen était capable de faire jadis. On a d’ailleurs la sensation continue qu’il accepte d’avoir fait du vent depuis dix ans pour nous plonger dans un dérivé de Match point. Mais je me suis laissé embarquer. J’aime l’idée qu’un homme désespéré qui ne peut plus ni écrire ni bander, trouve le salut dans le meurtre, trouve le juste milieu entre l’alcool et la muse, entre Dostoïevski et Hitchcock. J’aurais aimé que ça aille plus loin, que ça dérape et s’ouvre davantage (le film est quand même un peu trop écrit et verrouillé) mais en l’état j’ai retrouvé un peu de ce que j’aime chez Allen. Sans transcendance non plus. Mais j’aime ce que le film me laisse, qui plus est lors de sa pirouette finale.

Night run (Run all night) – Jaume Collet-Serra – 2015

706545Ter repetita.

   4.5   Liam Neeson & Jaume Collet-Serra, troisième collaboration. On ne les arrête plus. Rien de neuf si ce n’est, comme toujours, que le produit est bien emballé, plutôt agréable à mater, bien qu’on puisse pour la première fois lui reprocher une esthétique douteuse, grasse et épileptique. Que la quasi intégralité de l’action se déroule de nuit n’arrange rien, c’est bien simple il est parfois difficile – à l’image de la séquence de l’immeuble – de comprendre quoi que ce soit, dans l’utilisation de l’espace ainsi que dans les motivations des personnages. Night run lorgne aussi vers la tragédie familiale tendance James Gray mais bien entendu, ne lui arrive jamais à la cheville. Reste un énième film d’action, généreux comme il faut – La fin près du lac en pleine rosée matinale est très réussie dans son genre – autant qu’il peut être archi prévisible et aux relents de déjà-vu. Il serait temps de se renouveler JCS, Esther commence à dater.


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