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Archives pour novembre 2015



7 ans.

Purée, sept ans.

C’est peu et beaucoup.

Quand j’observe certains de mes vieux papiers, je me dis que ça fait un bail. Pourtant, quand je repense aux films eux-mêmes, au moment où je m’y suis confronté, j’ai la sensation que c’était hier.

Pas pour tous. Il y a des rencontres qui marquent et des calvaires qui restent. Des séances doublées ou triplées (Oui, c’est arrivé), d’autres qui ont convoquées des visionnages supplémentaires ultérieurs et les one shot qu’on n’oubliera jamais. Si bien que parfois le souvenir du film est associé à plusieurs instants de (re)découverte. Magie du cinéma.

Comment oublier les larmes versées devant Mirage de la vie ? Comment cette projection des Onze Fioretti, plantée à sept reprises, est parvenue à son terme ? Comment ne pas repenser à cette séance de Night moves (pour ne citer qu’elle) en solo dans la salle ? L’endormissement involontaire devant Tetro, volontaire devant Import export ? Ce mal de ventre phénoménal qui vient broyer ma séance de L’amour est un crime parfait ?  L’incompréhension The grand Budapest hotel ? L’impression d’être seul contre tous, devant La vie au ranch ? Sorcerer présenté par Jean-Baptiste Thoret ? Le mépris par Douchet ? Tonnerre en compagnie de Bernard Ménez ? Les rencontres de Bertrand Bonello, Rabah Ameur-Zaïmeche ou Guillaume Brac ? Les deux séances avec mon fiston de trois ans ? Celles que j’aurais justement adoré découvrir en salle ? 2001 ici, 2001 là-bas ? Un ciné-concert de L’aurore ? Un ciné-Halloween de La nuit des morts vivants ? Un ciné badass de Mad Max ? L’impression d’être face à un futur monument en découvrant Le fils de Saul (j’en parle très bientôt, promis) ? Les gens qui parlent pendant les films, ceux qui ronflent, qui pètent ? Magie du cinéma. 

Evidemment, ce blog était exclusivement cinéma, au départ, puis il a muté. So, en plus de lui donner un petit coup de polish esthétique, il lui fallait changer de slogan. Celui-ci me semble plus approprié, étant donné que la série, depuis, a fait son nid. 

Merci de me lire, en tout cas, c’est cool. Les quelques commentaires ci et là donnent du baume au cœur. Je continuerai d’écrire sur quasi tout ce que je vois, avec une bonne dose de mauvaise foi, cela va de soi. Mais avec surtout l’amour de voir, écouter, lire, écrire. Amen.

J’en profite pour dire que mes critiques sont aussi lisibles, pour la plupart, sur le site SensCritique, sur lequel tu me trouveras sous le pseudo JanosValuska.

Voilà, 7 ans. Il fallait en dire un mot.

Bonne lecture, toujours.

Grégory.

John Wick – David Leitch & Chad Stahelski – 2014

2014-John-Wick-ImagesAshes to ashes.

   6.5   Voilà un film d’action diablement efficace. Sous couvert d’une banale histoire de vengeance, John Wick est un défilé savamment orchestré de gunfights, combats à mains nues et exécutions en tout genre, assez réjouissant pour la simple et bonne raison qu’il ne sort jamais de son statut de série B et surtout parce que l’action est tout à fait lisible, ne se complait jamais dans une surenchère d’effets. On pense à Johnnie To. L’originalité dans l’écriture, c’est la source même de vengeance : Ailleurs, Wick aurait vengé le meurtre de sa femme, point. Ici c’est plus complexe. Quand le film s’ouvre, elle décède semble t-il d’une longue maladie. C’est de sa perte qu’il voudrait matérialiser sa vengeance. Au départ, son défouloir c’est de faire des run avec sa Ford Mustang 69, sa lueur d’espoir un beagle que sa femme lui a offert en guise de cadeau d’adieu.

     Le jour où des voyous entrent chez lui par effraction, lui volent sa voiture et tuent son chien, Wick a enfin son mobile pour se venger. Mais il se trouve que l’un des voyous en question, joué par l’insupportable Théon de Game of Thrones, toujours aussi insupportable ici, est le fils du gros caïd de la pègre de New York. Bref, t’as pigé le truc. Gros carnage à venir. D’autant que Wick, c’est à préciser, est un ancien de la maison, rangé, retraité, il était jadis le nettoyeur le plus efficace. Le film alors aligne les morceaux d’anthologie au moins dans cette boite de nuit, cet hôtel à truands ou la propre maison de Wick, en intro au massacre en marche – Même si je dois bien avouer avoir, comme souvent, du mal avec cette propension à laisser des types en vie, mais bon. Trois premières séquences, trois boucheries et les bases sont posées. Difficile de mémoriser le nombre de cadavres que Wick laisse derrière lui. Le film continue sur sa lancée sans jamais se poser. Je regardais deux épisodes de Banshee la veille, ça ne m’a pas trop dépaysé.

     Outre sa minutie dans la violence, le film est aussi très drôle, notamment dans cet hôtel, no man’s land improbable ou encore lorsque la société de nettoyage se pointe chez Wick après qu’il ait commandé une table et douze couverts. Et dans sa kyrielle d’acteurs/personnages géniaux qu’on a déjà croisé ailleurs : Al Swearengen de Deadwood, fascinant de froideur implacable, les charismatiques Inspecteur Freamon et Lieutenant Daniels de The wire, l’incontournable Willem Dafoe, l’acteur principal du Millenium suédois, bref que du beau monde que l’on jubile à retrouver et qui épaulent à merveille cet improbable come-back de Keanu Reeves. C’est bourrin, certes, mais bordel ce que ça fait plaisir.

Garçon ! – Claude Sautet – 1983

cr,640,450-f9d3bbRêves multiples.

   5.0   C’est un film sur les couples fantômes. La majorité du film se déroule dans une brasserie parisienne où l’on suit l’effervescence du service, d’une table à une autre, de la salle aux cuisines. Le reste s’intéresse surtout au personnage campé par Yves Montand, en plein chaos sentimental alors qu’il voudrait se lancer dans une autre folie : La création d’un parc d’attractions en bord de mer. Les deux mouvements, intimes et professionnels, s’annulent et se rapprochent, créant quelque chose d’informe, éphémère, épileptique. Le film capte bien cette drôle de respiration. Trop. Les interactions n’ont pas grand intérêt, autant entre les garçons de café que dans les apparitions des multiples conquêtes. Montand cabotine, comme à son habitude et dévore ainsi tout le reste du casting, sans relief. Dommage qu’on ne voit pas suffisamment Villeret car c’est le seul personnage qui méritait un vrai intérêt. C’est un petit Sautet, dispensable, qui se suit néanmoins notamment parce qu’il parvient à dépeindre brillamment, en quelques plans bien orchestrés, cet univers de brasserie avec son sens de la mise en scène habituel.

Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine – Coluche & Marc Monnet – 1977

ob_f9b060_alsace2 « On m’appelle le chevalier blanc… »

   2.0   Soit le seul film que j’ai pu voir depuis vendredi soir dernier. Impossible de faire mieux. Je ne connaissais pas et bien c’est archi nul. Alors il y a bien quelques gags qui t’arrachent un demi rictus mais ils sont tellement réitérés (à l’image de cette chanson entonnée par Lanvin) que ça devient vraiment gênant. C’est je crois le seul film de Coluche en tant que réalisateur. Un caprice, probablement. Un tournage avec l’intégralité des membres du Splendid ça devait être épique. Mais le problème se situe essentiellement dans le rythme, le montage. Enfin là c’est surtout du collage (de scènes, de plans, de voix). C’est assez épileptique quoi. Le début ça allait puis le reste a eu raison de moi.

L’emprise des ténèbres (The Serpent and the Rainbow) – Wes Craven – 1988

12109230_10153251110607106_3750136344399859574_nDans les griffes du cauchemar.

   8.0   C’est un film complètement fou, qui navigue entre les rêves les plus baroques et un réel quasi documentaire. La quasi-totalité de l’action se déroule en Haïti, en pleine période de révolution face à la dictature en place, le régime Duvalier, alors constitué de milices privés, rituels vaudous, sacrifices sanguinaires et magie noire.

     Un anthropologue américain débarque avec comme ambition de rapporter sur son sol un poison qui permet dis-t-on de ressusciter les morts selon un processus très méthodique de zombification. Une quête d’emblée périlleuse, jonchée par les barbares, la milice des Tontons Macoutes et les cadavres exhumés de leur cercueil. Au-delà du récit barré calqué sur la plume de Wade Denis, biologiste s’étant inspiré de son expérience personnelle (un voyage haïtien) pour étudier, au travers de ces rituels inexpliqués, ces étranges cas de zombies, c’est la déstructuration même du récit qui frappe et donc la mise en scène alerte d’un Craven qui ne lésine sur rien, fustigeant les constructions standards en multipliant à outrance les aléas oniriques et horrifiques.

     S’en dégage un film infiniment chargé, torturé, chaotique d’une générosité sans fin, traversé de visions hallucinogènes où les corps sont malmenés entre danses chamaniques et déformations dérangeantes. Corps que l’on enterre vivant ici, têtes que l’on tranche là, visages exorbités, scrotum mutilé, gorge pulvérisée par un serpent, lèvres caressées par un scorpion, visage inerte dévoré par les vers, paupières piétinées par une mygale, tombeaux infinis, montagnes de crânes… Sublime représentation de l’enfer que ce lot considérable de scènes effrayantes.

     Rarement vu autant de fulgurances de la sorte dans un film de genre, qui plus est au sein du climat exotique qui l’accompagne. Exit les cartes postales des grandes Antilles, ne reste que l’horreur. Même les instants les plus doux à l’image de cette idyllique baignade dans une crique, renversante de beauté, sont relayés par des ruptures détraquées, ici une baise effrénée aux relents vaudous.

     Niveau effets spéciaux, le film s’en tire avec les honneurs, sans doute car hormis lors de la toute fin et cette combustion un poil trop exploitée, il jongle à merveille avec la brièveté de ce qu’il doit montrer et/ou suggérer. Bref, c’est idéal pour parvenir à préserver la force de ce trip vaudou, voguant entre cauchemar et fantasme.

     Je ne suis pas prêt d’oublier la démarche titubante (façon Roy Scheider à la fin de Sorcerer) de Bill Pullman et son visage zombifié. Il est à l’image du reste : Un cauchemar en continu duquel il est impossible de s’extraire. Les rares fois où le personnage parvient à en réchapper, il s’y trouve aussitôt replongé, en une ou deux séquences grand max. Superbe scène de diner avec cette main de cadavre dans la soupe suivie d’une incarnation diabolique de l’hôtesse prise d’un accès de violence spontané.

     Craven garde ses précédentes tentatives sous le coude et si le film semble enfin être son récit scientifique réussi, on ne pourra que le rapprocher de Nightmare on Elm street dans sa manière, cette fois exploitée jusqu’à la démesure, de jouer avec l’instabilité et l’insondable que provoque cette immense zone de rêves.

En solitaire – Christophe Offenstein – 2013

Avant-premiere-film-En-Solitaire-01-CreditGaumontEclusant.

   3.0   Je suis friand de ce genre de film. Enfin, des films en mer je veux dire mais surtout des films de bateau en pleine mer. Je me suis donc penché là-dessus sans à priori, un peu méfiant certes, pour ne rien te cacher. La même année sortait outre-Atlantique le très beau All is lost, avec un Robert Redford qui ne disait pas un mot excepté un gros Fuck. Le film de JC Chandor avait surtout la particularité de se dérouler intégralement sur son voilier, sans jamais le quitter – Ni pour un quelconque flashback, ni pour un contre-champ terrien lambda. Les ricains avaient donc All is lost. Et nous on a En solitaire. Super. Soit tout le contraire : Aucun parti pris, zéro tension et un truc qu’on verra sans doute en prime sur la Une dans pas longtemps. En solitaire, donc. Déjà, le film n’est jamais dans ce qu’il annonce. D’une part car les scènes en mer sont systématiquement suivies et compensées par des scènes sur terre ou sur Skype interposées ou pire, par des inserts palette graphique/statistique comme on le verrait dans un reportage de Transat. C’est au passage une grosse publicité pour le Vendée globe avec placements produits et tout le toutim. Et s’il faut reconnaître que le film se suit malgré tout agréablement car il y a un certain savoir-faire, notamment lors de certaines séquences de bateau dans la tourmente qui aussi brèves soient-elles sont assez prenantes, on ne peut que constater l’ampleur de la médiocrité via cette construction sans originalité, ce message super joli sur les valeurs de courage, tolérance, sacrifice tout ça (C’est une sorte de savant mélange entre Les petits mouchoirs, Welcome et Jappeloup) accompagné en continu par le désormais traditionnel juke-box clipeux surutilisé par cette caste Canet-like. Pas étonnant de le retrouver dans un second rôle en fait. Et puis il y a Cluzet. Parlons-en : Il nous sort sa palette habituelle de ronchon, nerveux, yeux embués insupportable. Il commence sérieusement à me les briser lui.

L’homme irrationnel (Irrational Man) – Woody Allen – 2015

Joaquin-Phoenix-Emma-Stone-in-Irrational-ManDu danger de se livrer à des rêves ambitieux.

   6.0   Depuis un moment maintenant, Woody s’enlise dans la médiocrité, alternant le bon (Cassandra’s dream) et le moins bon (quasi tout le reste) alors comme il pond un film par an (la désormais traditionnelle cuvée Allenienne) ça commence à se voir ou pire ça ne se voit plus. On attend désormais ses films comme on attend ceux de Loach donc en gros, on ne les attend plus. Blue Jasmine m’avait exaspéré même si avec le recul, je lui reconnais du nouveau – comprendre du mieux, un peu, dans le fond, qui sortait de la tendance guide touristique et carte postale européenne. Irrational man commence assez mal : Ambiance malabar, cours de philo en pantoufles, décor désuet, personnages mal définis, désincarnés. Entre un Joaquin Phoenix bedonnant et dépressif, une Emma Stone pimpante et surdouée, une Parker Posey dont la jovialité apparente masque difficilement une détresse sexuelle, chacun rentre bien dans ses cases. Un trio parfait qu’on pourrait aisément retrouver dans un bon gros truc de vieux à la Mike Leigh, quoi. Comme je n’avais strictement rien lu du propos je fus agréablement surpris par le basculement narratif au tiers. Cette séquence au café et le changement de point de vue qu’elle charrie produit un vertige assez dingue dans la mesure où il se révèle très simple, quasi anodin, alors que c’est tout le cheminement du film qui s’en trouve modifié. Alors certes, sur la suite on est loin de ce qu’Allen était capable de faire jadis. On a d’ailleurs la sensation continue qu’il accepte d’avoir fait du vent depuis dix ans pour nous plonger dans un dérivé de Match point. Mais je me suis laissé embarquer. J’aime l’idée qu’un homme désespéré qui ne peut plus ni écrire ni bander, trouve le salut dans le meurtre, trouve le juste milieu entre l’alcool et la muse, entre Dostoïevski et Hitchcock. J’aurais aimé que ça aille plus loin, que ça dérape et s’ouvre davantage (le film est quand même un peu trop écrit et verrouillé) mais en l’état j’ai retrouvé un peu de ce que j’aime chez Allen. Sans transcendance non plus. Mais j’aime ce que le film me laisse, qui plus est lors de sa pirouette finale.

Night run (Run all night) – Jaume Collet-Serra – 2015

706545Ter repetita.

   4.5   Liam Neeson & Jaume Collet-Serra, troisième collaboration. On ne les arrête plus. Rien de neuf si ce n’est, comme toujours, que le produit est bien emballé, plutôt agréable à mater, bien qu’on puisse pour la première fois lui reprocher une esthétique douteuse, grasse et épileptique. Que la quasi intégralité de l’action se déroule de nuit n’arrange rien, c’est bien simple il est parfois difficile – à l’image de la séquence de l’immeuble – de comprendre quoi que ce soit, dans l’utilisation de l’espace ainsi que dans les motivations des personnages. Night run lorgne aussi vers la tragédie familiale tendance James Gray mais bien entendu, ne lui arrive jamais à la cheville. Reste un énième film d’action, généreux comme il faut – La fin près du lac en pleine rosée matinale est très réussie dans son genre – autant qu’il peut être archi prévisible et aux relents de déjà-vu. Il serait temps de se renouveler JCS, Esther commence à dater.

Sex shop – Claude Berri – 1972

34727264_pÀ poil !

   6.0   Je suis partagé. En un sens je trouve ça prodigieux de folie et d’irrévérence, un film sans équivalent dans le cinéma français, qui même situé en période post soixante-huitarde reste un fort essai libertaire autant qu’un pamphlet contre l’industrie du cinéma tant on peut aisément déplacé le récit du libraire à celui de cinéaste. Là-dessus le film est passionnant, il va loin, très loin, autant dans sa montagne de répliques hallucinantes (« Mon cher Claude, j’ai deux passions dans la vie, la sexualité de groupe et les maisons normandes », « Imaginez un monde normal, où à partir de 12 ans on vous apprendrait à bien faire l’amour et à ne pas être jaloux ; ce serait pas formidable, ça ? Je vous le dis tout de suite : j’aime bien mon métier, je suis dentiste, mais alors je laisse tout tomber je me fais prof ! ») que dans sa manière à gérer une construction volontiers foutraque – Il y a un peu de Fellini là-dedans, c’est réjouissant. Trop sans doute d’ailleurs. On retrouve un peu ce qui rendait bancal Le cinéma de papa : Défilé de mini saynètes assez indigestes au final – La séquence Croisière Love en est le sommet. Ce n’est pourtant pas ce qui m’a le plus gêné. Le gros bémol c’est la représentation de la femme et de la nudité. Berri les fou toutes à poil – C’est juste hallucinant le nombre de scènes où l’on peut voir les personnages féminins dans le plus simple appareil. Sauf qu’elles sont toutes belles, fines et bien gaulées. Ce sont des filles de catalogue. Chattes, culs et nichons investissent tellement le plan qu’on ne peut les considérer là autrement que pour se rincer l’oeil. C’est gênant. Reste que Marielle en partouzard aguerri excessivement doux est monumental et que de voir ce film en tant que comédie populaire (Le film réunit plus d’un million de personnes en salle) ajoute un peu de nostalgie d’une époque à films barrés.

Le cauchemar de Freddy (A Nightmare On Elm Street 4, The Dream Master) – Renny Harlin – 1989

4_dth4RRest in hell.

   3.0   Confié à l’un des pires faiseurs d’Hollywood, ce quatrième volet des aventures de Freddy pouvait sans mal être le navet ultime, pourtant et bien qu’il tutoie les hautes sphères nanardesques, il n’en est pas moins supportable que le deuxième opus. Il est au contraire plus généreux, plus agréable à suivre, sans doute parce qu’il fait plus ancré 80′s que les autres et qu’il s’adonne sans limite à des éclairs esthétiques d’un goût certes douteux mais in fine assez jubilatoires : la transformation en blatte, le waterbed, l’aspiration en salle de classe, la métamorphose finale et la libération des âmes enfantines emprisonnées. Tout est archi programmatique évidemment, mais justement sans tomber dans l’ennui, c’est à dire avec toujours comme but de créer du mouvement et des idées les plus improbables pour tuer des étudiants. En cela on tient là une sorte d’avant goût de la saga Destination finale. Et puis techniquement c’est vraiment pas mal torché. Mais sinon, concrètement et à l’inverse de l’opus précédent, c’est un épisode qui ne sert strictement à rien dans la continuité thématique et dramaturgique si ce n’est à dire au revoir aux rescapés du 3. Mention spéciale à cette séquence risible de nunchaku dans une église. Freddy lui-même est devenu un ridicule serial killer aux punchlines foireuses qui va jusqu’à endosser des lunettes de soleil et déguster des boulettes de viandes prenant l’apparence de visages de ses victimes. Apprendre que ce quatrième volet restera le plus rentable de la franchise fou un peu les boules, mais bon.

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silencio


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