Shocker – Wes Craven – 1990

shocker2Horace, les ondes télé.

   4.0   Houla. Je tiens probablement là ma limite dans la Série B 80’s Cravenienne. Il y avait dans L’amie mortelle ce je-ne-sais-quoi qui me le rendait si intime, son ton dépressif masqué qui me touchait beaucoup. Shocker pourrait reprendre des bases similaires et en un sens il les reprend, autant dans sa faculté à renouveler sa dynamique d’écriture, sa structure folle que dans son caractère épileptique. Rêves et cauchemars se mélangent toujours chez Craven : Ici le personnage principal, joueur de football de l’équipe universitaire, à la suite d’une collision avec les poteaux, se retrouve à voir sa famille se faire tuer par un serial killer, dans une vision, un rêve, une hallucination, rien n’est certain. Toujours est-il que l’on découvre, forcément, leurs cadavres quelques instants plus tard. L’autre constante du cinéma de Wes Craven c’est la confrontation de la famille américaine avec la perte, le meurtre ainsi que les secrets familiaux inavouables – Ici Pinker se révèle être le vrai père de Jonathan. On comprend très vite où le récit va nous emmener : La police va utiliser les pouvoirs de Jonathan pour enrailler la menace Horace Pinker qui s’est offert ce petit rituel quotidien de mutiler des familles, vêtu d’un uniforme de réparateur télé. Sauf que ce n’est qu’une infime partie du film ; L’univers de Craven a souvent offert du cinéma de la transformation. Une fois arrêté et condamné à la chaise, Pinker se durcit. Il se dématérialise, intègre le flux électrique et parvient à utiliser les corps de ceux qu’il met en pièces : Un jogger, un flic, le père adoptif de Jonathan voire même une petite fille, qui gueule des insanités, crache sur un mort et poursuit notre héros à bord d’un tractopelle. Ça va loin, pourtant le film devient de plus en plus délirant lorsque Pinker et Jonathan s’affrontent dans un interminable jeu de chat et de souris infernal, se téléportant sur les ondes télévisuelles, d’émissions en plateaux JT. En parallèle, toute la tendance gothique avec les apparitions de la petite amie défunte qui transmet le collier providentiel est assez maladroite. Alors certes, il y a trois films en un. Mais inégaux, forcément. Et il y a dans cette dimension cartoon absolument assumée quelque chose d’aussi réjouissant que lassant. En qualité de boogeyman, Pinker n’a pas la moitié du tiers du charisme d’un Krueger. Et si leurs modes d’exécutions se ressemblent sur bien des points, on préfèrera nettement, au moins en terme de mise en scène, le Craven des rêves à celui du champ électromagnétique.

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