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Archives pour 18 décembre, 2015

À la merveille (To the wonder) – Terrence Malick – 2013

15Diffraction affective.

   4.5   C’est l’histoire d’un souvenir. Une réminiscence divine. Une lumière qui aveugle le long d’un chemin obscur, qui vient réimprimer l’image du Mont St Michel comme un moment doux qui annonce le terrible, merveille coincée dans sa temporalité fugace et éphémère. C’est la dernière séquence du film. To the wonder s’en tenant à cette logique archaïque pourrait être une merveille, en effet. Je tenais à revoir ce Malick avant d’aller découvrir le dernier, bien qu’il m’ait vraiment déçu à sa découverte. J’en avais déjà parlé, la voix off est un vrai problème, elle a perdu de son aura poétique, souvent de trop dorénavant quand elle n’est pas ridicule. Malgré Olga Kurylenko qui sautille un peu trop partout, sur le sable, sur son lit, sous un tuyau d’arrosage, les vingt premières minutes sont aussi belles que déroutantes. L’entrée en scène du prêtre, joué par l’insipide Javier Bardem, brise un truc. Pas forcément de belles promesses mais un élan. Toute son interrogation sur sa foi est vraiment le point le plus lourd du film. Quant au couple, tout le trajet de leur hésitation devient quelque chose d’écrasant, même si parfois, au détour d’un plan, d’une scène, d’une voix « Tu pensais que le temps n’existait pas » le film revêt une dimension tragique assez belle. Des souvenirs qui investissent le présent, des retours de douceur ou « une avalanche de tendresse » pour reprendre les mots d’Olga. On y croit à nouveau. Puis C’est Rachel McAdams qui prend sa place. Une apparition aussi soudaine que le reste. La première fois, j’avais eu du mal à troquer Olga pour Rachel, pourtant là, True detective Saison 2 aidant, probablement, j’ai adoré la revoir, captée comme Malick parvient à la capter. Et puis je préfère celle qui joue à se tenir en équilibre sur un chemin de fer à celle qui lévite dans les supermarchés. Celle qui a un enfant laisse place à celle qui en a perdu un. C’est très beau. Mais trop bref. Elle disparait. Le film s’enlise définitivement avec le retour d’Olga et les apparitions éparses du prêtre. Ses bribes de beauté deviennent des bribes d’ennui, à l’image d’un Ben Affleck amorphe, assez agaçant. En définitive, mon avis a peu changé.

Sur écoute (The Wire) – Saisons 1 & 2 – HBO – 2002/2003

11041159_10152826701312106_3589120998240051044_n Corners & docks.

   8.5   Pour faire les choses bien il faudrait s’attarder longuement, écrire des pages et des pages, la série le mérite. Je m’y collerai peut-être une fois que j’aurai tout vu, on verra. The Wire atteint avec cette deuxième saison une dimension telle que j’en suis à me demander jusqu’où elle va encore m’embarquer à l’image de ce qu’elle fait de Baltimore. C’était surtout la cité dans la première saison, ici on est beaucoup chez les dockers. Mais en fait, on est partout en même temps. Du conteneur de marchandises aux plus grandes chambres politiques, de la prison du comté aux brigades spécialisées. L’envergure du récit est dingue. J’en suis accroc. Et puis c’est constamment génial ça frise l’insolence. Le dernier épisode est un monument à lui seul. Il ne ferme rien, ouvre tout. Je n’ai qu’une envie c’est de continuer sur ma lancée mais je me force à faire une pause, je reprendrais début 2016, afin en attendant, de rattraper mon retard dans les dernières sorties séries.


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