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Archives pour 17 janvier, 2016

Crazy Amy (Trainwreck) – Judd Apatow – 2015

crazy-amy-3-bonnes-raisons-d-apos-aller-voirShe’s a Mystery to Me.

   6.5   C’est la continuité de ce qu’est devenu Apatow. Loin de se métamorphoser, il a créé un nouvel espace de taille dans ses films en y injectant une dimension éminemment féminine, qu’il produise (On a pu le constater avec le génial Bridesmaids et Girls, la superbe série de Lena Dunham) ou qu’il réalise. This is 40 ouvrait le début de ce prolongement. Ce qui était d’autant plus touchant d’y voir Leslie Mann, sa propre femme, y campé le premier rôle. Crazy Amy parachève ce glissement en offrant un premier rôle central absolu à Amy Schumer, qui est connu aux Etats-Unis pour ses stand-up olé olé. Tandis qu’Apatow a toujours écris ses propres films, il reprend cette fois le scénario d’Amy Schumer, majoritairement autobiographique dans la caractérisation de ce personnage, puisqu’elle se joue à l’écran. Le plus intéressant là-dedans est de voir combien le cinéma d’Apatow n’a pas changé. Il se déplace, mute, se déforme mais ne se fourvoie jamais. Lorsqu’il dérive vers la rom’com plus convenue dans la dernière demi-heure, il reste Apatow, soit celui qui a toujours dérivé vers le plus convenu, sans entrer non plus dans l’ennui puisqu’il garde son univers trash, sa forme étirée, son goût exquis pour les références, cet espèce de faux rythme indolent qui lui est coutumier. J’ai néanmoins sensiblement le même problème qu’avec Funny people à savoir que je trouve le film beaucoup trop long, mais dans le même temps il me paraît important dans son évolution ; Comme j’étais ravi de le voir faire This is 40 après Funny people, je suis réjoui de le voir se lancer dans Crazy Amy après This is 40. Je lis justement ces temps-ci le livre d’entretien entre Burdeau et Apatow et je me rends compte à quel point j’aime infiniment ce type et l’univers qu’il a créé et le courant qu’il a lancé. De plus en plus. Et l’idée, comme celle qui traverse tout le récit de ce dernier film (ce qui permet de voir pourquoi ils ont tous deux travaillé ensemble), d’une fascination quasi obsessionnelle pour la normalité, la famille, une volonté de s’y fondre, tout en gardant sa trash attitude qui le(s) caractérise. C’est assez passionnant, je trouve.

Le crime de l’Orient-Express (Murder in the Orient Express) – Sidney Lumet – 1975

Le crime de l'Orient-Express (Murder in the Orient Express) - Sidney Lumet - 1975 dans Sidney Lumet crime_orient_express     5.5   J’apprécie, c’est soigné. Evidemment Lumet a fait cent fois mieux mais je trouve ça déjà beau de s’accaparer d’un Agatha Christie et donc de ne développer que du huis-clos, en proposant quelques idées intéressantes dans la mise en scène, la construction, la durée et puis le film du haut de ses deux heures et quelques se suit sans déplaisir. Oubliable mais pas désagréable, en somme.


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silencio


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