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Le sous-sol de la peur (The People Under The Stairs) – Wes Craven – 1992

le-sous-sol-de-la-peur-1991-9576-1451447238Fool’s gold.

   7.0   Après un aparté nanar avec le dispensable Shocker, Craven expérimente un nouveau terrain de jeu : Une maison pavillonnaire. Rien de neuf à priori, quoique. Ce n’est pas une maison dans une campagne reculée où un couple mettaient en pièces leurs assaillants dans La dernière maison sur la gauche. Ni celle, bourgeoise, qui servira de fête et jeu de massacre quelques années plus tard dans Scream. La maison de The people under the stairs (bannissez-moi ce titre français qui ôte la portée symbolique de l’original) semble hantée ou tout droit sortie d’un conte fantastique.

     Un couple maléfique, qui sont en fait frère et soeur, élèvent une fille à la dure (l’adolescente n’a jamais mis le nez dehors) dans une demeure barricadée de toute part, renfermant des créatures dans sa cave et ses murs. Petits monstres gueulards (si on ne leur a pas coupé la langue) qui sont de jeunes garçons mis au rebut car désobéissants avec lesquels secrètement, Alice, entretient une relation privilégiée : Elle leur fabrique des poupées, leur donne à manger par les évacuations et les suit parfois dans leurs échappées à travers les cloisons labyrinthiques.

     Avant cela, le récit s’ancre à l’extérieur de cette baraque de cinglés, dans des quartiers Noirs insalubres de Los Angeles, dans lesquels les plus démunis, qui ne parviennent pas à payer leurs loyers, sont expulsés sur le champ par un propriétaire mystérieux dont on apprend bientôt où il crèche : Une maison à l’intérieure de laquelle personne n’est dit-on jamais entré. Expérience de cambriolage que vont faire Fool, Leroy (Ving Rhames) et Spenser en forçant les portes de la demeure (pour y trouver de l’or) avant de ne plus pouvoir en sortir et se faire liquider grassement par des hôtes récalcitrants. tous sauf Fool, forcément, qui fera bientôt la connaissance d’Alice. Et des autres.

     Il faut voir Everett McGill et Wendie Robie, curieusement échappés de Twin Peaks (ils y campaient les Hurley) reprendre un couple de psychopathes, racistes et cannibales, sadomaso et hystérique, qui s’appelle mutuellement Man/Woman, pousser des cris improbables, flinguer leurs cloisons à la carabine, danser et/ou pousser la chansonnette chaque fois qu’ils atteignent leur cible. C’est à la fois complètement délirant (le film est très drôle) autant que terrifiant dans la mesure où l’on ne sait jamais jusqu’où Craven va aller – Et le passif du cinéaste y fait beaucoup.

     Je l’avais découvert il y a longtemps mais je n’en avais rien gardé sinon cette ambiance very 80 avec sa musique lourdingue et omniprésente et l’excès burlesque qui irrigue à peu près chaque séquence. Mais c’est un chouette film. Qui gratte le vernis de la bourgeoise Américaine, entre ségrégation raciale et relents pédophiles. Ce n’est sans doute pas aussi inventif et fou que L’emprise des ténèbres mais il y a vraiment un désir d’investir un lieu et de s’en accaparer l’espace impossible (des aérations qui débouchent sur des couloirs, des pièges et trappes à n’en plus finir, des cuves de cadavres) façon chasse au trésor bien gore et macabre.

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