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Archives pour 16 février, 2016

Freddy sort de la nuit (New Nightmare) – Wes Craven – 1995

31.-freddy-sort-de-la-nuit-new-nightmare-wes-craven-1995-1024x576Le coup de grâce.

   6.5   Contrairement à ses compères de l’horreur (Carpenter et Romero) plus formalistes que lui, Craven aura souvent investi un cadre plus domestique et une structure plastique plus banale et c’est dans ce septième opus de Freddy, mais seulement le second qu’il réalise (bien qu’il ait son importance dans le troisième épisode) qu’il trouve l’apogée de son style entrant dans la trivialité quotidienne de ceux qui ont nourri Freddy et plus particulièrement le premier volet. Comme s’il voulait s’extirper de Freddy à tout prix, Craven en fait une mise en abyme totale, à la manière d’un faux documentaire. Ainsi, Freddy est devenu Robert Englund ; Et Nancy, Heather Langenkamp. Les acteurs qui les jouent. C’est dans cet apparent miroir de la réalité (Wes Craven jouant aussi son propre rôle) que le cinéaste va donner le coup de grâce à une franchise dont ce serait de la complimenter que de simplement dire qu’elle s’essoufflait.

     Craven brise d’un claquement de doigts ou presque ce qui faisait le sel des innombrables suites. Et nous épargne la possibilité qu’un nouveau tâcheron reprenne le flambeau. Il y a cette introduction qui semble reprendre une trame classique déjà croisée auparavant. Mais c’est un leurre. Le gant mécanique puis la main de Freddy dont on aperçoit aussi le pull rayé, appartiennent en réalité à un technicien dans le tournage d’une suite, qui n’en sera pas une puisque ce n’était qu’un rêve. Celui de Heather Langenkamp, dont la vie ne se résume désormais qu’à une multitude d’interviews, durant lesquelles les journalistes lui demandent inlassablement si oui ou non Krueger est mort. Plus tard, sur un plateau télévisé, on lui fera la surprise d’être accompagné par Robert Englund, venu dans son personnage, déguisé et maquillé. Plus tard encore, elle rend visite au producteur Bob Shaye à la New Line, qui lui fait part d’une volonté secrète de Craven : Faire un dernier Freddy. Elle finit alors par croiser Wes Craven, qui lui avoue faire des cauchemars (les mêmes que les siens ?) le poussant à briser définitivement le mythe qu’il a créé.

     Intitulé New Nightmare voire Wes Craven’s New Nightmare, le film fera un bide. Mais Craven n’a jamais évolué comme les autres : Entre deux réussites sauvages et baroques, que sont L’emprise des ténèbres et Le sous-sol de la peur, il pondait Shocker. Rien de bien étonnant alors que de le voir revenir aux sources sans pour autant s’en satisfaire et suivre son processus purement mercantile. Il va donc créer ce retour torturé, vertigineux, qui sera la matrice méta de sa filmo à venir, qui deviendra comme chacun sait, sa plus grosse réussite au box-office. Freddy septième du nom est donc sa première véritable incursion dans le méta-film, terrain de jeu qu’il perpétuera jusqu’à plus soif dans sa saga Scream, sur quatre étages. Mais l’idée est essentiellement d’enterrer l’édifice. On oublie alors l’ambiance cartoon qui irriguait la plupart des suites (pour le meilleur (le 3) et pour le pire (le 6)) ainsi que les bavardages et blagues salaces d’un Freddy devenu beauf, et même dans la foulée les allées et venues rébarbatives rêve/réalité. Cette fois, Freddy Krueger s’invite dans le monde réel. Le titre français est par ailleurs très beau : Freddy sort de la nuit, double signification puisqu’il renait de ses cendres (Des suites toutes plus insipides à mesure) tout en réactivant son mythe en plein jour.

     Et si Krueger réapparait (alors que tout le monde le croyait bel et bien carbonisé à jamais) c’est parce qu’il est guidé par la plume d’un Craven himself en train d’écrire le script du cauchemar éveillé d’Heather Langenkamp. Craven boucle la boucle. Il fait sa propre critique de la saga, jusqu’alors uniquement guidée par des fins commerciales. Et aurait pu en faire son chef d’œuvre s’il ne s’enlisait pas ci et là dans un décorum superficiel et une esthétique volontiers foutraque (La séquence ratée de l’autoroute) jusqu’à un final relativement décevant. Craven avait retrouvé ses couilles. Mais pas au point de faire un truc aussi beau que son Nightmare on Elm Street, aussi sale que La dernière maison sur la gauche et aussi fascinant que son premier Scream.

Mission Impossible 5 : Rogue Nation – Christopher Mc Quarrie – 2015

19.-mission-impossible-rogue-nation-christopher-mc-quarrie-2015-1024x721Impossible n’est pas Tom Cruise.

    5.0   C’est un divertissement convenable, bien troussé, notamment les scènes d’action, punchy et lisibles. L’entrée en matière fait le job, Tom s’accroche au flanc d’un Airbus en plein décollage – cascade réalisée par ses soins – et ça le fait, ça pose les bases. Plus loin il y a aussi la superbe scène de l’opéra, plus statique dans ses intentions, mais impressionnante. Mais hormis ça et surtout hormis Rebecca « Miam » Ferguson, je ne suis pas certain d’en garder grand-chose. Je trouve qu’il y a beaucoup de bla-bla pour rien. Je trouve aussi que le versant Film Noir est plutôt ennuyant. Et puis je trouve la forme beaucoup trop impersonnelle ou trop sûr de son impact, surfant à la fois sur les volets d’Abrams et de Bird moins l’exaltation. J’ai néanmoins bien aimé les deux agents quasi inutiles (Ving Rhames / Jeremy Renner) sortes de Rick et Roger échappé d’un épisode de L’arme fatale qu’on ne verra jamais. Et Tom Cruise qui fait du Tom Cruise et le fait bien, comme toujours. Mais pour moi ça restera le volet le moins bandant avec le Woo, of course.

Oblivion – Joseph Kosinski – 2013

24.-oblivion-joseph-kosinski-2013-1024x664Losing control.

   5.  Rien d’incontournable mais un bon produit Tom Cruise comme toujours, qui remplit aisément le cahier des charges, avec les thématiques habituelles et donc rebattues de la pelletée de films de science fiction qu’on retrouve sur les écrans chaque année. Celui-ci dans le haut du panier, banal mais épuré, mais il faut un peu s’accrocher au début. Et on tient le choc quand Tom Cruise, personnage chargé de réparer les sentinelles à l’infini, foule des recoins de Terre dévastée (Très belle scène dans le stade de football, voir mon photogramme) assez flippantes et mélancoliques. La musique de M83 qui accompagne tout le film est assez chouette, envoûtante, elle crée une ambiance adéquate. J’avoue m’être un peu ennuyé jusqu’à son basculement (à la moitié du film) parce que j’y décelais trop les rouages ; Mais d’un coup ça s’emballe. Olga Kurylenko avait débarqué un peu plus tôt. Puis d’autres personnages, comme Nikolaj Coster-Waldau (aka Jaime Lannister) font plaisir à voir. La deuxième partie se débarrasse de l’imagerie un peu attendue et surtout révèle un divertissement de qualité, si on ne demande rien. Et puis au final, c’est une histoire d’amour qui guide le récit et donne un peu de chaleur à un récit programmatique et froid ambiance Post Apocalypse et Clonage. 


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