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Archives pour 9 mai, 2016

Section zéro – Saison 1 – Canal + – 2016

13096159_10153648320337106_546780349205085074_n Noir c’est noir…

   1.5   C’est mauvais. Archi mauvais. Les dialogues chez Marchal ont toujours été un problème mais ici on tourne quasiment à la caricature. Ils sont tous affreux, involontairement drôles à se pisser dessus. Les acteurs en font des tonnes sans rien faire, on a l’impression qu’ils sont tous constipés. Et niveau esthétique j’imagine que ça voudrait emprunter à NY 97 ou à Mad Max mais ça refait du MR73 en version apocalyptique. Après on ne pourra pas lui enlever le fait que c’est archi violent. C’est parfois même d’un goût douteux tant ça assimile carnage et paillettes. Bref, c’est un bon gros dégueulis visuel, archi prévisible et sans aucun autre intérêt narratif que son affrontement flic ripoux / bons flics. La recette habituelle.

Friends – Saison 9 – NBC – 2003

13062052_10153616752517106_604289816489308826_n     7.5   Hormis le pic extraordinairement jouissif à mi-parcours (Entendre Saisons 4&5) où chaque épisode semble encore plus génial que le précédent, Friends aura tenu une homogénéité assez irréprochable d’un bout à l’autre (Enfin au moins jusqu’à cette avant dernière saison, puisque snif, il ne m’en reste qu’une) s’endormant parfois discrètement sur ses lauriers sans pourtant jamais tomber dans une facilité un peu embarrassante comme ce fut le cas pour sa digne héritière How I met your mother. Pourtant oui, ça manque parfois d’embrasement ; les épisodes et leurs situations folles (de sitcom) se succèdent avec un vif plaisir mais rarement avec l’étincelle qui fera tout exploser. Voilà pourquoi l’épisode qui clôt cette neuvième saison est à ce point bienvenu, qui plus est après l’annonce un peu glauque de la stérilité commune de Monica & Chandler. Il y est question d’un speech sur les dinosaures que Ross doit tenir au cours d’un meeting scientifique à la Barbade ; Il invite pour ce faire ses amis de longues dates venir passer quelques jours à ses côtés pour qu’ils se réjouissent, surtout, de la plage et des cocotiers. Ce sera évidemment bien plus bordélique que ça, d’ailleurs, il ne fera que tomber des cordes. L’épisode en question dure cinquante minutes – Et si on l’accouple avec celui qui ouvre la saison suivante et fait directement suite (comme lors du mariage de Ross) on obtient un long métrage – et c’est une merveille d’énergie, situations cocasses (David/Phoebe/Mike) et/ou à rallonge (Une battle de ping-pong d’ores et déjà légendaire), running gag sublimes (la coupe de cheveux de Monica) et marivaudages croisés jubilatoires. Ça faisait un bien fou de revoir du Friends à ce niveau de générosité-là.

Le faucon maltais (The Maltese Falcon) – John Huston – 1946

35.5« The stuff that dreams are made of »

   4.5   Je laisse systématiquement passé plusieurs années entre chaque découverte d’un film de Huston. Ce n’est pas bon signe. Moby Dick, d’abord, il y a dix ans puis L’honneur des Prizzi et Des gens de Dublin. Aucun de ces films ne m’a laissé de souvenir suffisamment fort pour avoir envie d’approfondir sa filmographie illico. Je n’ai probablement pas vu les bons. C’est en voyant Huston dans Le convoi sauvage que j’ai pensé à lui en tant que cinéaste. Après avoir découvert ses deux derniers films, Le faucon maltais me permettait de faire le grand écart, étant donné qu’il s’agit de son tout premier. Quarante-cinq ans avant son dernier. Un film noir, en noir et blanc, plus noir que blanc, sur une histoire de trésor de pirates, un faucon fait de pierres précieuses, convoité par toute la pègre de San Francisco. Tout le film ou presque se vit du point de vue d’un privé, joué par Humphrey Bogart, qui brille par son charisme, tentant d’élucider le meurtre de son associé en se mettant aux trousses de ceux qui sont aux siennes. Le faucon maltais multiplie les séquences d’interaction notamment entre Lorre et Bogart, jouant sur de longues plages de dialogues bien pesés, intégralement repris, parait-il, sur l’œuvre de Hammett, dont le film est l’adaptation fidèle. Je ne suis pas vraiment attaché aux classiques du noir et si j’aime En quatrième vitesse d’Aldrich, Underworld USA de Fuller, Assurance sur la mort de Wilder, Les amants de la nuit de Nicholas Ray, je n’en ferais guère mes films de chevet. Ce qui me plait avant tout dans ces quatre films, cités spontanément, c’est leur mouvement permanent et leur capacité d’évolution dans le ton, la forme, le mélange du parler et du mutique et le fait de ne jamais rien reposer sur la présence des acteurs. Le faucon maltais me semble être le film idéal pour le fan ultime de Bogart, d’autant que je n’y vois qu’un scénario filmé, sans réelle envergure, sinon celle de filmer des gueules et les dialogues d’un bouquin. Alors certes, le film constitue les prémisses du Noir, puisqu’il est l’un des premiers répertoriés comme tel, mais sa mécanique huilée qui va pourtant dans tous les sens, ne dégage finalement que confusion, sans fascination. Essai manqué à nouveau, donc, mais je ne désespère pas et mise énormément sur Le trésor de la Sierra Madre, mon prochain rendez-vous avec Huston, j’espère pour très bientôt.


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