Le faucon maltais (The Maltese Falcon) – John Huston – 1946

35.5« The stuff that dreams are made of »

   4.5   Je laisse systématiquement passé plusieurs années entre chaque découverte d’un film de Huston. Ce n’est pas bon signe. Moby Dick, d’abord, il y a dix ans puis L’honneur des Prizzi et Des gens de Dublin. Aucun de ces films ne m’a laissé de souvenir suffisamment fort pour avoir envie d’approfondir sa filmographie illico. Je n’ai probablement pas vu les bons. C’est en voyant Huston dans Le convoi sauvage que j’ai pensé à lui en tant que cinéaste. Après avoir découvert ses deux derniers films, Le faucon maltais me permettait de faire le grand écart, étant donné qu’il s’agit de son tout premier. Quarante-cinq ans avant son dernier. Un film noir, en noir et blanc, plus noir que blanc, sur une histoire de trésor de pirates, un faucon fait de pierres précieuses, convoité par toute la pègre de San Francisco. Tout le film ou presque se vit du point de vue d’un privé, joué par Humphrey Bogart, qui brille par son charisme, tentant d’élucider le meurtre de son associé en se mettant aux trousses de ceux qui sont aux siennes. Le faucon maltais multiplie les séquences d’interaction notamment entre Lorre et Bogart, jouant sur de longues plages de dialogues bien pesés, intégralement repris, parait-il, sur l’œuvre de Hammett, dont le film est l’adaptation fidèle. Je ne suis pas vraiment attaché aux classiques du noir et si j’aime En quatrième vitesse d’Aldrich, Underworld USA de Fuller, Assurance sur la mort de Wilder, Les amants de la nuit de Nicholas Ray, je n’en ferais guère mes films de chevet. Ce qui me plait avant tout dans ces quatre films, cités spontanément, c’est leur mouvement permanent et leur capacité d’évolution dans le ton, la forme, le mélange du parler et du mutique et le fait de ne jamais rien reposer sur la présence des acteurs. Le faucon maltais me semble être le film idéal pour le fan ultime de Bogart, d’autant que je n’y vois qu’un scénario filmé, sans réelle envergure, sinon celle de filmer des gueules et les dialogues d’un bouquin. Alors certes, le film constitue les prémisses du Noir, puisqu’il est l’un des premiers répertoriés comme tel, mais sa mécanique huilée qui va pourtant dans tous les sens, ne dégage finalement que confusion, sans fascination. Essai manqué à nouveau, donc, mais je ne désespère pas et mise énormément sur Le trésor de la Sierra Madre, mon prochain rendez-vous avec Huston, j’espère pour très bientôt.

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