Archives pour mai 2016



Terminator – James Cameron – 1985

33. Terminator - James Cameron - 1985Storm is coming.

    9.0  Premier volet d’une saga incontournable encore aujourd’hui, comme en témoigne les nombreuses suites qui s’enchainent à n’en plus finir, Terminator est le seul opus à avoir un climat aussi sombre. Quasiment tout le film se passe de nuit. Musicalement, hormis son thème principal, et le son qui accompagne le terminator (proche du bruit, du rythme d’une machine) il est très ancré dans les années 80, avec cette disco dans le Tech Noir par exemple, qui n’est pas sans rappeler certains thèmes du Scarface de De Palma, sorti un an plus tôt. Certaines séquences de ce premier volet sont inoubliables, forment ce que l’on pourrait appeler un manifeste bourrin de science-fiction. Justement, celle du Tech Noir, où Cameron use du ralenti comme s’il mettait en place un balai du crime, avec un tueur sans âme et une victime dans le flou le plus total. Les scènes de l’annuaire aussi sont superbes : La machine a besoin d’un annuaire pour rechercher la personne qu’elle veut éliminer, témoignant d’un développement encore bas de gamme – Si l’on effectue un comparatif avec les machines des opus suivants. Cette double recherche, trois Sarah Connor, un type qui semble patauger, l’autre qui paraît très efficace. L’un semble intouchable, l’autre complètement vulnérable. Mais au départ, un peu comme ces inspecteurs de police, on avance nous aussi à tâtons. Et puis il y a dans ce déluge de violence une poursuite finale, plus angoissante, haut fait du cinéma Cameronien, reprise et amplifiée dans T2.

     L’histoire : Le jugement dernier a été prononcé. Les hommes affrontent les machines, grâce à une poignée de résistants humains qui ont échappé à la radiation. Un terminator est envoyé en 1984 par Skynet, l’ordinateur qui gère les robots, pour tuer Sarah Connor, future mère de John Connor, chef de la résistance en 2029. En parallèle, les hommes parviennent à envoyer l’un des leurs, Kyle Reese, à travers le temps pour protéger Connor. Ce qu’il y a de fascinant ici concerne cette opposition sur laquelle s’appuie le cinéaste, par des détails une fois nettement visibles d’autres fois plus discrets, entre l’homme et la machine. Ce retard que l’homme semble accumulé sans s’en apercevoir de nos jours, et celui qui le fait courir à sa perte quelques décennies plus tard. La séquence rêvée où Kyle observe ce véhicule de chantier en l’assimilant (Cameron procédant au basculement dans le rêve de manière elliptique) à ceux qu’il affronte plus tard dans le temps est une scène épatante. Il prend conscience très souvent dans le film à quel point l’homme s’est tué ; Il contrôlait ce qu’il créait, il est désormais en guerre contre ses propres inventions.

     On pourrait aussi parler des nombreuses scènes d’action, toutes plus huilées les unes que les autres, qu’elles soient futuristes ou non, et même si le grain tremble un peu parfois quand il s’agit de mettre un effet énorme pour l’époque (le terminator sans son apparence humaine) où les petits défauts de maquillages suivant les plans (la scène de l’œil devant le miroir) on reste finalement admiratif parce que l’on en sort jamais de cette ambiance pré apocalypse. Et puis il y a ces innombrables répliques qui font le charme du film, le fameux « I’ll be back » prononcé dans un moment silencieux, avec l’impassibilité flippante de Schwarzie. La phrase a beau avoir un sens comique (son automatisme, son ton) on sait que s’il revient, et c’est ce qu’il se passe, l’avenir de Connor est vraiment compromis. Car même si ce T800, premier terminator d’une longue série en chaîne, est envoyé trop tôt, donc pas assez perfectionné, il survit aux balles, aux accidents de voitures, il peut se retirer un œil à sa guise jusqu’à garder son instinct de machine à tuer avec deux jambes en moins. J’ai longtemps gardé le souvenir d’un film mal rythmé, celui que je voyais peu étant môme, nettement battu à la concurrence par sa suite. En réalité il est différent, moins attachant au premier abord mais plus impressionnant, et puis c’est le premier, celui qui voit la découverte des personnages qui reviendront ensuite, celui qui voit les débuts de Sarah Connor, bientôt seule à croire au destin tragique imminent de l’humanité. Et une fois de plus (Chez Cameron) le récit est guidé par son histoire d’amour. « I came across time for you » avoue Kyle à Sarah lors d’une séquence magnifique. Une parmi d’autres, dont on pourrait signaler celle finale au Mexique, qui fait passerelle avec cette photo dont Kyle parle un peu plus tôt, ce cliché de Sarah qu’il a longtemps minutieusement gardé et observé, jusqu’à tomber amoureux d’elle. Parvenir à injecter cette douceur au sein d’un récit aussi brutale et d’une esthétique aussi noire, prouve encore à quel point le génie Cameronien est sans limite et inébranlable.

Robocop – Paul Verhoeven – 1988

03. Robocop - Paul Verhoeven - 1988L’homme de fer.

   7.0   C’est fou comme c’est un film passionnant ne serait ce que dans sa construction. Déjà d’entrée on nous assène d’images médiatiques sur des violences aux quatre coins du monde, avec moins la conscience du désastre que la passion maladive de l’information totale. De quoi te passer l’envie de mater n’importe quel journal télévisé. Ensuite, de façon plus classique, un personnage, Murphy, intègre le récit, il semble en être le moteur (C’est un flic qui vient de changer de division) et donc le héros ciblé. Il fait équipe avec une fille avec laquelle on pourrait déjà entrevoir un semblant de romance. Ils grimpent tous deux dans leur bagnole de mission, très volontaires ils suivent des caïds jusque dans une zone industrielle dans laquelle notre « nouveau » se fera massacrer, littéralement. Les voyous qu’ils filaient lui font sauter les membres à coup de canons sciés, lui déchiquètent son gilet par balles avant de le finir d’une balle pleine tête. La violence du machin, franchement. Tout conduit à ce que Murphy devienne le fameux Robocop, mi-homme mi-robot, évidemment. Mais il y a la manière de le faire. Qui succède qui plus est à une séquence aussi folle que terrifiante quelques minutes plus tôt, lorsqu’en pleine réunion à L’OCP, en réponse à cette volonté de créer Delta City en lieu et place de Détroit, détruite par le crime, on présente un prototype de robot flic (L’ED-209) qui sur une erreur technique va dézinguer le type qu’on avait pris pour cobaye. Le mec est transpercé de balles ; Un vrai hachis. Ça ne m’étonne guère venant de Verhoeven qui ne fait jamais rien à moitié, mais tout de même, j’avais un peu oublié à quel point le film pouvait être si sale. D’ailleurs, le film est régulièrement entrecoupé d’images de JT et publicités débilitantes de manière à accentuer l’image de cette société gangrenée par la télé poubelle. Tout se déroule dans un Détroit à moitié futuriste dans lequel les plus gros caïds sont au service d’une immense compagnie, qui régit tout y compris la police. Le Robocop est crée par un Numéro deux en réponse au fiasco du ED-209, type qui forcément se fera exécuté sans avoir le temps de profiter de sa nouvelle notoriété. C’est un film très sombre, d’autant que Murphy qui devient Robocop, conserve quelques unes de ses manies (Sa façon de ranger son arme, une réplique d’arrestation toute faite) ainsi que certains de ses souvenirs qui refont surface (Sa femme, son fils) et des flashs de ceux qui l’ont sauvagement abattu. Ironie géniale d’un film aux apparences de Vigilante movie (Forcément, Murphy va trouver le moyen de se venger) qui ne fait que triturer une société décadente, où les humains sont bientôt remplacer par des machines et où les cadavres s’empilent dans un jeu de massacre bien gore – Le futur Romano de Urgences s’en va littéralement fondre au contact d’une citerne de produit chimique (Séquence bien dégueulasse). Le sarcasme va jusqu’à faire de ces machines des pantins archi régressifs : Le système digestif de Robocop n’accepte qu’une purée pour bébé ; Le modèle de base meurt sur le dos ne lâchant plus que des cris d’enfant qui pleure. Et il y a cette arme blanche, régulièrement dégainée par Murphy (Sorte de clé Usb archaïque mais qui en jette) qui fait office de gros d’honneur. Oui, Robocop c’est quelque part un gros doigt d’honneur au tout Hollywood.

Les aventures de Bernard et Bianca (The rescuers) – Wolfgang Reitherman, Art Stevens & John Lounsbery – 1977

bernard4Mystic river.

   5.8   Un Disney que j’adorais quand j’étais môme, peut-être au même niveau que Merlin l’enchanteur, je l’ai vu des dizaines de fois. C’est moins bien que dans mes souvenirs évidemment, très marqué eighties, mais c’est bien quand même, ce fut un visionnage de retrouvailles des plus agréables, ça ne subi aucune faute de rythme, c’est très drôle, aussi très émouvant (on parle d’adoption et d’enlèvement) mais le film fut un bonheur à revoir pour tout autre chose : il m’a évoqué des situations, des odeurs, de brefs flashs en rapport avec mon enfance, comme si soudainement je la revivais par bribes, par les dialogues du film ou ses dessins, ses bruits (je reconnaissais des sons, des mots). Ce fut un beau voyage, tout en douce nostalgie.

Merlin l’enchanteur (The Sword in the Stone) – Wolfgang Reitherman – 1964

1234431merlin-l-enchanteur-1963-06-g-jpgFormule magique.

   7.5   C’était mon Disney préféré quand j’étais môme et bien ça n’a pas changé. C’est toujours très intelligent et drôle, exactement le souvenir que j’en avais, intact, c’était très émouvant. Des personnages haut en couleurs : Madame Mim, Archimède, Kay, Arthur, Merlin, évidemment. Des situations toutes plus étonnantes les unes que les autres : Le brochet, les écureuils, le duel de magiciens, les inventions de Merlin. C’est un film qui donne envie de rêver, de créer, d’apprendre. Et puis il y a dedans la best réplique Disney ever avec la définition de la gravitation selon Merlin, imparable : « C’est la force qui attire deux particules matérielles ou deux corps l’un vers l’autre, proportionnellement à leur masse et à l’inverse du carré de leur distance ». Genius.

Blanche Neige et les sept nains (Snow White and the Seven Dwarfs) – David Hand – 1938

46179252Sleeping beauty.

   6.3   A la maison il y en a une qui adore ça, les dessins animés. Et puis avec le pitchoun, j’ai appris à m’y habituer, à en découvrir beaucoup, à revoir certains, même si souvent ce n’est que par bribes. Et j’avais très envie de revoir Blanche Neige. J’ai envie de dessins animés ces temps-ci. Et celui-ci reste l’un de mes préférés. Qu’importe le fait qu’il soit gratiné, dans la représentation de la femme notamment, sa binarité, mais il ne faut pas oublier que ça a près de 80 ans ; Griffith avait ses messages foireux et Lang à la fin de Metropolis aussi, sans parler du discours monarchique du Roi lion, qui lui n’a que vingt ans. C’est esthétiquement qu’il me plait ce Disney, j’adore ce bois et la maison des nains, c’est de l’expressionisme absolu c’en est fascinant, ça pourrait largement être du muet.

Les adieux à la reine – Benoît Jacquot – 2012

20090881_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxVie de château.

   6.5   C’est un beau film. Le plus beau Jacquot depuis A tout de suite. J’aime tout particulièrement la mise en scène, fluide, élégante, et la tonalité crépusculaire du film. C’est peu musical, ça flotte sans cesse à l’image de ce monde sensuel, en péril. C’est une période que j’aime beaucoup et de la traiter ainsi, sur quatre jours, en commençant par le 14 juillet, d’un point de vue intime, c’est à dire sur deux relations parallèles mais unilatérales lectrice/reine, reine/duchesse est une idée belle et singulière. Virginie Ledoyen nous gratifie d’une superbe scène de nu, j’étais aux anges. Mais plus sérieusement, c’est un beau film sur les amours incompris, les attirances secrètes.

Le jour se lève – Marcel Carné – 1939

film-le-jour-se-leve2L’ennui s’éveille.

   4.0   C’est du Carné donc vraiment surestimé, comme d’habitude. Gabin et Arletty sont nuls, toujours en surrégime, tellement pas dans le tempo. Pour le reste je trouve le film vraiment pauvre en terme de mise en scène, binaire dans la caractérisation des personnages. Et puis c’est mécanique, désincarné… Pénible donc.

Better Call Saul – Saison 2 – AMC – 2016

13124610_10153648320222106_2501814626625886719_nFrères d’arme.

   8.5   Better Call Saul prend donc l’amplitude que la saison d’ouverture promettait. Le spin off de Breaking Bad est noyé sous la richesse thématique, mise en scénique et sous-textuelle que chaque épisode impose, loin, très loin, de l’emblématisme de la série référente. Néanmoins, à l’instar de Walter White se métamorphosant en Heisenberg lors de son premier vrai fait d’armes tragique de la fin de saison 2 c’est aussi lors de cet avant dernier mouvement de la saison que Better Call Saul choisit d’entrevoir et de faire de James McGill le Saul Goodman qu’il sera, probablement bientôt, en offrant le point de non-retour de la relation entre les deux frères – On verra que c’est bien plus compliqué que cela.

     Tout d’abord lorsque Jimmy se débarrasse de Chuck, pas directement certes, mais de manière brutale comme par Ko après un rude combat. Malgré la cordialité qui résiste entre les deux hommes, on ressent l’affrontement depuis le début, entre la réussite de l’un et les échecs à répétition de l’autre, le rejet maladif de l’électronique pour Chuck, les petites combines à répétition de Jimmy ; Cette manière qu’à Jimmy de s’occuper de Chuck tandis que ce dernier semble ne vouloir d’aucune aide. Les dix derniers minutes de cet épisode (absolument parfait, mais toute la saison aura une fois de plus tenu une tenue exemplaire hallucinante) se déroulant « à la photocopieuse » sont à la fois jubilatoires, anxiogènes et cruelles. Ce « Call 911, call 911 » que répète inlassablement Jimmy à personne, dans la pénombre, sans pour autant bouger le petit doigt, rappelle forcément l’immobilité d’enfoiré puissance mille de Walt face à l’overdose de Jane. Pourtant, l’épisode suivant, bien qu’un poil en deça nous emmène ailleurs encore.

     C’est une rivalité fraternelle qui sert de trame narrative durant toute cette saison. Un flashback en ouverture du dernier épisode nous permet d’appréhender la genèse de cette rivalité, où au chevet de leur mère mourante, Jimmy, petit préféré, devient bête noire de son frère, sans le savoir. Quand il va donc se battre contre Chuck pour un dossier important (Mesa Verde) il le fait surtout pour Kim (Quand Saul fera plus tard les choses pour Saul, uniquement) sans jamais laissé tomber son frère pour qui il préfère, bon joueur, avouer son coup plutôt que de le voir démissionner et sombrer dans la dépression. Chuck, lui, n’a pas cette tendresse pour son frère, il reste à tout jamais marqué dans son ego par leur rivalité. Il est donc prêt à user de la faiblesse de Jimmy pour parvenir à ses fins. Ce qui en fait le grand méchant, quand bien même le récit lui révèle une fascinante complexité.

     La saison se ferme là-dessus, sur le dernier des sales coups. Jimmy ne pourra plus jamais être un Mc Gill après cela. C’est là que Walt (de Breaking Bad) et Jimmy sont en totale opposition dans leurs actes. Ils ont tous deux franchi un palier de non-retour, auquel ils ont réagi de façon opposée. Cela ne fait que confirmer la volonté des créateurs de ne pas refaire un portrait à la Walter (Le mec lambda qui devient une ordure) mais celui d’un homme complexe, tiraillé par son besoin de réussite et son attachement indéfectible à ses proches. Je trouve que c’est la meilleure idée de BCS : Avoir créer une réelle empathie pour un personnage qui était apparu si antipathique jusqu’alors.

     En parallèle nous suivons toujours Mike, qui ne croisera quasi pas la route de Jimmy durant ces dix épisodes mais se retrouve lui aussi dans une situation inexorable après son altercation avec Tuco qui le conduit à rencontrer Hector Salamanca, encore sur ses deux jambes. Pour le coup on te prépare vraiment le terrain Breaking bad. L’étau se resserre donc pourtant la série se redéploye constamment. C’est d’un tel niveau de maitrise, fascination, perfection, ça frise l’insolence. Je pense que l’on peut d’ores et déjà y voir la marque d’un classique instantané.

Une ville d’amour et d’espoir (Ai to kibo no machi) – Nagisa Oshima – 1959

35.3Le fils.

   5.5   Dans le Japon d’après-guerre, à Kyoto, le jeune Masao vit avec sa mère, malade, cireuse de chaussures et sa petite sœur, handicapée. Il subvient comme il peut aux besoins de la famille en vendant ses pigeons voyageurs qui reviennent chaque fois au bercail. Brillant écolier, Masao pourrait poursuivre ses études mais la situation l’en empêche. Il va faire la rencontre de Kyoko, une jeune fille riche, qui lui achète un pigeon et va tenter de lui trouver une place dans l’usine familiale. Lorsque la petite escroquerie de Masao va être découverte, son embauche est compromise et son flirt se dissout. C’est un film sans amour ni espoir, ou presque. Complètement désenchanté et tellement sans concessions sur l’économie japonaise et la dureté de la ville que le film sort en catimini sous un autre titre, l’initial étant Le garçon qui vendait des colombes. Malgré son apparente rupture avec le cinéma classique, le film reste assez inégal dans ses enchainements, pas vraiment sûr de sa forme (Sorte de Rossellini en moins bien) et pas aussi puissant que pouvait l’être Le fils unique, de Ozu, dans un registre similaire et contradictoire, puisque ce dernier se déroulait dans le Japon d’avant-guerre.

Seuls les anges ont des ailes (Only Angels Have Wings) – Howard Hawks – 1939

35.2Les survivants.

   5.5   Parfois, toutes les conditions sont requises pour se prendre une calotte. Et parfois, on l’attend tellement, persuadé de son pouvoir, qu’on reste en retrait, sonné par la déception. C’est un peu exagéré mais c’est ce que j’ai ressenti ici. J’étais pourtant en terrain conquis : Découvrir un classique de Hawks en salle. Surtout que dans sa filmographie, j’adore le film qui précède Seuls les anges ont des ailes : L’impossible Monsieur bébé. Cette vivacité, cet humour, ces personnages que j’aimais tant sont anéantis par la confusion, réduits à des pantins d’intrigue, ballottés en plein flou, voire à peine esquissés, dévorés par la froideur de cet étrange lieu de compagnie aéropostale mexicaine, qui voit d’intrépides pilotes chargés de passer le courrier à travers les Andes. Ces fameux pilotes que l’on croise et qui trainent quasi tous leur boulet personnel (un vieux crash, une vue dégénérescente…) m’ont semblé trop écrits et antipathiques pour en accepter l’éventuelle amitié, éminemment masculine et l’impression de groupe qui doit s’en dégager. Toutefois, j’aime beaucoup les séquences d’avion, leurs virées nuageuses comme leurs atterrissages spectaculaires. J’aime moins l’humour absurde qui parsème chaque séquence, comme si elles devaient forcément être accompagnées par ce décalage. Mais bon, j’étais peut-être un peu tétanisé par l’attente que j’avais placé en lui. J’étais persuadé que ce serait mon nouveau film préféré. Maybe the next time.

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