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Archives pour 8 juillet, 2016

The Danish girl – Tom Hooper – 2016

19. The Danish girl - Tom Hooper - 2016Transparent.

   5.5   Toujours un peu de mal avec ces films qui racontent une révolution (Ici le premier changement de sexe, dans les années 30) mais qui dans leur mise en scène restent coincés dans l’ancien, l’académique, où la forme dénote donc avec le fond. En somme, on est très proche de l’autre film oscarisé de Hooper, Le discours d’un roi, qui là aussi n’avait de neuf que son récit. Mais paradoxalement, c’est probablement cette élégance un peu aristocrate, très anglaise, qui permet au film d’atteindre des moments d’émotion troublants, au moins dans la relation de couple. Rarement vu à ce point un personnage féminin aussi beau, compréhensif, bienveillant, dont tous les actes s’exécutent dans le respect de la liberté de son homme. C’est finalement de cette femme que le film réussit une délicate mise à nu, au propre comme au figuré d’ailleurs puisqu’on la voit souvent à poil. Et comme c’est Alicia Vikander, tout va bien. L’autre curiosité qu’offre le film c’est cet acteur qui incarne Einar Wegener, future Lili Elbe, avec son androgynie si singulière, qui rappelle un peu Freddie Highmore, celui qui incarne Norman Bates dans la série Bates Motel. Si le personnage fascine déjà en lui-même, par son abnégation et sa volonté de se séparer de son sexe comme d’une maladie de naissance (Rappelons que l’opération qu’il va choisir n’a encore jamais été testé) c’est surtout cet acteur qui parvient à offrir ce trouble, à faire croire qu’il pourrait être une femme, à nous faire nous demander si c’est un homme déguisé en femme ou une femme déguisée en homme, suivant qu’il soit ou non maquillé. Et tout cela sans le côté performance qui peut parfois irriguer ce type de biopic. Bref, j’ai vraiment pensé me faire chier comme un rat mort (le tout début est très emprunté) mais ça m’a plu petit à petit, le film trouve son unité, une certaine sobriété aussi, même si dans sa dernière partie il réemprunte les contours du mélo académique avec musique bien ronflante à l’appui.

Court (En instance) – Court – Chaitanya Tamhane – 2016

13346908_10153718648212106_6458609690599298851_n     6.0   Beau film de procès, qui réussit aussi l’exploit d’être un super film choral. La majorité du film se déroule au tribunal et le reste nous entraine dans le quotidien des différents protagonistes de la procédure. Ce qui me marque surtout c’est la gestion de l’ellipse, le film l’utilisant à foison, puisqu’il raconte systématiquement les jours d’audiences, sur un procès qui se déroule sur plus d’un an. M’étonnerait qu’il m’en reste grand-chose mais je suis content d’être allé le voir en salle.

Drôles d’oiseaux (Zambezia) – Wayne Thornley – 2013

04.-droles-doiseaux-zambezia-wayne-thornley-2013-900x600   2.0   Nul. Quelque part entre L’âge de glace (esthétiquement) et Le roi Lion (thématiquement). Certes, c’est le premier film sorti d’un nouveau studio Sud-Africain, Triggerfish Animation. Tout est donc fait pour rivaliser avec les gros studios : On attire l’œil, on produit du rythme, on pratique l’humour low-cost. Mais les personnages sont vraiment sans reliefs, les thématiques archi rebattues. Mon fiston a d’ailleurs rendu les armes au bout de 40 minutes. Aucun intérêt.


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