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Archives pour 26 juillet, 2016

The Party – Blake Edwards – 1969

02.-the-party-blake-edwards-1969-900x583Genre : Médicament.

   8.5   Revoir The Party ne fait jamais de mal. C’est une affaire de décors, il y en a deux : le premier est un désert qui fait office de décor de cinéma, le second la villa d’un grand producteur qui reçoit des convives pour une fête. Blake Edwards va pulvériser les deux décors et pour ce faire, va injecter un personnage, un étranger, maladroit, qui à la manière d’un Tati (perdu dans La Nuit, d’Antonioni) va habiter et malmener des lieux trop grands pour lui. Durant le tournage, il fait d’abord exploser la forteresse avant la prise puis plus tard va dynamiter de petits enchainements en petits enchainements la fête dans laquelle il est invité suite à un énorme quiproquo. C’est un film réjouissant qui prend son temps pour tout mettre en place : C’est d’abord un mocassin plein de cambouis perdu dans une piscine de décoration, qu’on finira par retrouver sur… un plateau de petits fours ; C’est ensuite ces innombrables verres d’alcool qu’on lui propose, qu’il refuse et qui sont donc consommés par le personnel qui file vers sa cuite du siècle ; Puis le décor bouge quand le personnage trouve les commandes secrètes ; Puis des hippies débarquent et la petite fête guindée devient une immense soirée mousse. Et au milieu de tout cela, le film se permet des échappées romantiques impossibles entre Bakshi et la compagne du réalisateur, le même qui avait demandé qu’on raye l’acteur indien (campé donc par Peter Sellers) de la case Hollywood pour toujours. C’est gags sur gags, précis, géométriques, jusqu’à faire oublier le pourquoi de la présence du personnage dans cet univers factice. The Party se déguste dans son crescendo lent jusqu’à littéralement exploser. Ça pourrait être du muet. Mais c’est aussi un super beau film sonore (à l’image de la magnifique chanson interprétée par la non moins sublime Claudine Longet), un film qui réussit tout ce qu’il entreprend, un film d’une générosité folle.

 

Girls – Saison 5 – HBO – 2016

13620279_10153800357667106_552073781653390673_nLonely souls.

   7.0   Ravi de retrouver Girls à son meilleur niveau, après une saison 4 vraiment décevante. Chaque personnage évolue davantage de son côté cette fois, mais aucune storyline ne vient écraser l’autre, aucune des filles n’est en retrait par rapport à l’autre, comme ce fut le cas pour Jessa ou Soshanna un temps. Lena Dunham se permet même d’y envoyer cette dernière au Japon, de faire un épisode intégralement centré sur Marnie, de faire éclore une relation impossible (car sur le papier, beaucoup trop explosive) qu’on rêvait de voir éclore depuis le début. Cette saison s’ouvre d’ailleurs sur le mariage de Marnie & Desi comme si l’on voulait concrétiser des promesses et rassembler tout le monde – Le premier épisode est le seul de la saison où on les voit toutes ensembles et soyons honnêtes il s’agit de l’épisode le moins réussi de la saison. Ce qui en dit finalement beaucoup sur Lena Dunham elle-même qui semble ne plus savoir faire évoluer ses personnages en tant que bande (comme c’était le cas il y a cinq ans, pour le mieux ou comme elle tentait encore de le faire l’an dernier, mais ça ne fonctionnait plus) mais uniquement par le prisme de leurs propres virages, de leurs souffrances qu’elles ne peuvent plus se partager (Lorsque Hannah souhaite qu’on vienne la chercher dans un trou perdu où elle et Ray sont tombés « en panne » à cause d’une pipe un poil inopportune, aucune de ses potes ne va se déplacer) et de leurs évolutions opposées. Le mariage initial est donc un leurre parfait. Puisque cette saison n’est que dispersion. Et si chacune semble promise, un moment donné, à un avenir conjugal, elles finissent toutes, seules, décharnées, marchant vers l’inconnu (dernier plan qui rappelle celui de la première saison) ou accompagnées par la dimension hallucinogène qui leur correspond (Marnie revient vers Ray ; Jessa & Adam baisent en cassant leur appartement). Il n’y a que de doux rêves (superbe bulle parallèle en barque ici) car la réalité est plus ambiguë, plus violente, même chez les garçons (Jamais un saison de Girls n’aurait autant pu s’appeler Boys) ainsi Desi fond en larmes à chaque dispute avec Marnie, Adam libère une impassibilité amoureuse mais finit par exploser, le mec d’Hannah préserve sa relation en gardant des photos de ses ex à poil dans son téléphone, Elijah (Dont la série a vraiment creuser le personnage intelligemment cette fois) tombe amoureux d’un type de la télé qui n’aime que le baiser. L’univers de Girls est sans cesse marqué par les contradictions, les bonheurs éphémères et les déceptions permanentes, et Marnie en fait les violents frais durant un épisode somptueux.


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