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Archives pour 12 septembre, 2016

The strangers (Gok-seong) – Na Hong-Jin – 2016

14188502_10153934225582106_8085173704466199040_oRencontre avec le diable.

   7.5   Difficile d’en parler plusieurs jours/semaines après me l’être pris pleine poire en salle. A la fois c’est une expérience de cinéma insolite, immédiate, qui s’évapore comme elle nous a hypnotisé, d’un claquement de doigt. A la fois The strangers me hante sans que je puisse l’expliquer, le remettre en ordre, dire ce qui me plait tant dedans, ce qui me gêne aussi. C’est assez inexplicable, tout se mélange, se percute, des visages, des séquences, des envolées sorties de nulle part. C’est qu’en un sens, je ne l’ai pas vraiment digéré.

     J’avais déjà dit beaucoup de bien de Na Hong-Jin, lors de ma confrontation avec The murderer (en salle) qui m’avait poussé à rattraper The chaser (Chez moi). Je pense d’ailleurs que son cinéma prend toute sa démesure en salle, que seul le grand écran lui permet de s’exprimer clairement et d’entretenir une relation si étriquée avec son spectateur (ça m’avait un peu manqué pour The chaser) en lui faisant le pari de l’emmener le plus loin possible, de constamment le surprendre et de le suspendre dans une temporalité au moins aussi incertaine que sont les fondations de son récit.

     Il faut voir The strangers pour le croire. Ça dure 2h35 et ça ne redescend jamais. Une tornade. Quand tu crois que c’est réglé le film se redéploie. Rarement vu une intensité pareille. C’est Friedkin version L’exorciste, avec un zeste de Sorcerer. Avec lequel on aurait mixé Zodiac, Memories of murder et L’emprise des ténèbres, dans une version hystérique et plus trash. C’est éprouvant à souhait. Difficile même de dire s’il fait peur, au sens où l’on connaît la peur j’entends. Il terrifie à sa manière. On ne sors pas de là serein. Pas serein du tout.

     Ce soir-là, j’avais fait l’erreur de dîner copieusement avant d’aller voir The Strangers. J’en suis sorti sur les rotules et avec des maux d’estomac. Les deux premières heures sont déjà ahurissantes, brouillent sans cesse les pistes, nous tirent chaque fois davantage vers les ténèbres, pourtant le film s’en va te cueillir par ses rebondissements insensés en pagaille dans une dernière demi-heure à couper le souffle. C’est quoiqu’il en soit un haut fait de l’année. Violent, creepy, taré, drôle, anxiogène, puissant qui confirme après The Chaser et The Murderer que Na Hong-Jin n’est pas le cinéaste de la demi-mesure. En attendant de voir, maintenant, comment ce troisième intense film évoluera dans mon esprit…


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