Victoria – Justine Triet – 2016

14590164_10154034637002106_5621732345950378996_oFemme au bord de la crise de nerfs.

   5.0   J’étais le premier à défendre bec et ongles La bataille de Solferino. Et en le revoyant lors de son passage télé sur Arte il m’avait semblé aussi fort qu’en salle, donc mon avis n’a pas changé le concernant, c’est à mes yeux l’un des grands (petits) films surprises de ces dernières années. Un premier film qui plus est. Audacieux, maladroit, courageux, volontaire, violent, gracieux, moderne. On en sort sur les rotules sans trop savoir pourquoi. Victoria, le deuxième film de Justine Triet, faisait donc en toute logique partie de mes grandes attentes de l’année.

     Et je suis assez déçu. Notamment parce que j’aime davantage Virginie Efira dans le film que le film lui-même, qui m’a semblé foutraque et mal fichu, malgré sa vitalité évidente, autant dans ses choix de mise en scène polissés que dans son cachet comédie romantique ni vraiment transcendant, ni vraiment original – On retrouve même l’appartement champ de bataille avec les gosses au milieu, déjà croisé dans le film précédent mais en moins percutant, plus aseptisé. Il y a des choses qui me plaisent mais elles sont trop éparses et trop à mettre au crédit de l’interprétation ; Des moments qui me font rire mais peu de situations marquantes ; Des embryons de délires séduisants (Le procès avec entrée en scène d’un singe et d’un dalmatien) qui ne tiennent pas sur la durée. Et puis le côté auscultation d’une working girl / héroïne des temps modernes m’agace un peu. Mais les acteurs sont excellents, c’est vrai.

     Je tenais à parler d’Arthur Harari, celui qui joue le dresseur de chimpanzé. J’ai lu cet été dans un numéro spécial de So Film un article interview sur la nouvelle vague de cinéastes du polar à la française, allant d’Anger à Leclercq, en passant par Cavayé et Schoendoerffer. A boire et à manger, en somme. Et dans ce petit groupe, il y avait Arthur Harari, le seul qui ne me disait rien. Il venait de sortir Diamant noir. En l’espace d’une dizaine de pages et quelques mots, il semblait de très loin être le plus intéressant de la troupe.

     Où je veux en venir ? En fait, au-delà de la pertinence de ses interventions, les quelques clichés disséminés dans l’article dans lesquels il apparaît me rappelaient un visage. J’ai longtemps cru que c’était à Travis Bickle qu’il me faisait penser, tant c’est un sosie évident du jeune De Niro de Taxi driver. Or, depuis Victoria, je sais que j’avais auparavant croisé ce visage ailleurs, c’était dans La bataille de Solferino, il y jouait l’ami avocat de Vincent Macaigne. C’est bizarre la mémoire photographique. Hier, pendant le film, j’étais persuadé de l’avoir vu ailleurs que dans les deux films de Triet. Le générique final m’a offert toutes les clés. Harari, je me souvenais de ce nom. Quoiqu’il en soit, j’aime bien ce gars, ce qu’il dit, comment il joue. Et puis c’est un sosie de premier choix. Je suis persuadé que je vais adorer Diamant noir.

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