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Archives pour 7 novembre, 2016

Toutes ses femmes (För att inte tala om alla dessa kvinnor) – Ingmar Bergman – 1964

32Kitch harem.

   3.0   Qui a dit que Bergman n’avait pas d’humour ? Le problème c’est justement qu’on préfère quand il en a moins. Je ne sais pas ce qu’il avait fumé ici, mais pour pondre cette farce pataude et hallucinogène, tout en gag, grimaces et pyromanie il fallait que ce soit de la bonne. Si le jeu est volontairement outré et théâtral, les décors le sont aussi : princiers, colorés, artificiels. Mais le cinéaste s’amuse beaucoup à glisser un peu partout des idées de cinéma libre entre adresse caméra, accélérations, insertions de cartons et autres délires de montage, façon Tati et Keaton. Reste qu’entre Le Silence et Persona, cette histoire de critique musical tentant d’écrire la biographie d’un grand violoncelliste à sept femmes est une bien anodine récréation, parfois rafraîchissante, au détour d’une loufoquerie étirée, mais souvent absconse.

L’oeil du diable (Djävulens öga) – Ingmar Bergman – 1961

30Comédie dans les ténèbres.

   6.0   « La chasteté d’une jeune fille c’est un orgelet dans l’œil du diable ». C’est sur ces mots, un curieux dicton dont l’origine est incertaine, que le film s’ouvre. Et Satan, en effet, un beau matin, se pare d’un hideux orgelet en bordure de paupière. On dit que sur Terre, une demoiselle semble avoir conservé sa virginité. C’en est trop, il décide donc d’envoyer deux preux chevaliers, Dom Juan prisonniers des Enfers depuis des siècles et Pablo, son valet (et meilleur homme de main du diable) pour séduire la demoiselle afin de calmer les ardeurs joviales du septième ciel.

     Toute la partie Enfers, dévoilant son petit théâtre absurde aux abords du bureau de Satan est bien laborieuse mais dès l’instant que Dom Juan rencontre enfin Britt-Marie (Bibi Andersson, sublimissime à se damner) dans un séquence outrageusement belle, qui pourrait servir de modèle à n’importe quelle comédie de remariage, à la fois étirée, sensuelle, espiègle le film semble alors troquer son atout farce pour une rom com aux relents de tragédie inévitable. Lorsque dans la séquence finale Satan conte la nuit de noces de Britt-Marie à un Dom Juan de retour, tout penaud puisqu’il aura échoué sur tous les fronts – Ne parvenant ni à faire fondre la jeune femme, pourtant peu timorée, allant jusqu’à en tomber éperdument amoureux – la scène est aussi drôle qu’effroyable.

     Mais le film ne se tient pas seulement à cela. Il a la malice de jouer qui plus est sur deux tableaux de séduction et de faiblesse puisque Pablo va aussi tomber sous le charme de la mère de Britt-Marie, marié à un prêtre un peu trop cloisonné dans son sacerdoce. Ce qui ajoute un supplément de grâce lumineuse et tragique (Puisque dans les deux cas, les amants des ténèbres devront repartir) à cette relative réussite bergmanienne, à la fois sombre et frivole qui rend divinement grâce à cette étrange période transitoire.


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