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Archives pour 8 novembre, 2016

Nous trois ou rien – Kheiron – 2015

29La vie de papa.

   5.0   Emprunt d’un capital sympathie assez imbattable d’autant qu’il en fait son sujet même (L’histoire de ses origines familiales) et véritable ode aux générations qui ont ouvert la voie, Nous trois ou rien, premier film de celui qui fut révélé par la pastille Bref et quelques passages dans le Djamel Comedy Club, est un fourmillement permanent de micro saynètes, entre le rire et la chronique, qui veut raconter la politique Iranienne, les bouleversements au sein de cette grande famille et l’exil en France. Kheiron campe donc le rôle de son père, activiste forcené (Qui refuse même, en prison, de manger le gâteau offert par le shah aux prisonniers politiques) et Leila Bekhti, celui de sa mère, solide bras droit dans ce combat pour la démocratie. Dans son élan de générosité (Le film est rempli à ras bord) Nous trois ou rien est plutôt attachant, même s’il exploite un peu trop la caricature de personnages (Le voleur de vêtements c’est d’une lourdeur), se perd dans l’éloge de la réussite française et dynamite continuellement son sérieux récit par des vannes en roue libre qui ont tendance à lasser. Le shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, est donc joué par Alexandre Astier, qui semble refaire le Roi Arthur de Kaamelott. Le prisonnier sans honneur par Kyan Khojandi qui nous ressort les mimiques de Bref. Et les grands parents par Zabou Breitman et Gérard Darmon, qui sont dans les meilleures scènes du film. Un moment, Kheiron et Bekhti en exil contemplent leur premier soleil couchant hors Iran puis ils repartent en titubant à moitié, cadrés serré. Le plan s’allonge, ils s’éloignent et on les découvre marchant jambes écartées. On comprend alors que les heures de cheval dans les montagnes ne leur ont pas fait du bien. Et Kheiron lance alors : « Toi aussi, le cheval ? » Merci mais on avait compris. Et c’est souvent comme ça, c’est dommage. Mais le plus gros problème du film c’est sa mise en scène outrancière, puisqu’à vouloir créer de la vitesse à tout prix il enrobe le tout d’une petite musique souvent insupportable qui vient appuyer chaque rebondissement ou séquence émotion. Bref c’est un film hyper maladroit à peu près en permanence, mais il y a une vitalité euphorique là-dedans qui m’a séduit.

Un début prometteur – Emma Luchini – 2015

20Début raté, promesses masquées.

   4.5    J’ai envie de l’apprécier ce film, d’une part car je le trouve plus élégant qu’il n’en a l’air, contournant systématiquement les coutumes de petit film français bien dans ses bottes, avec ses lignes de récit toutes tracées, ses tonalités de « comédie dramatique » sclérosées. Mais le film ne va nulle part. On pense qu’il transgresse quelque chose (doux dans ses enchaînements, peu enclin aux grandes plages musicales, doté d’aucun flash-back) mais il s’y prend mal, d’une part car on ne croit à aucune situation et donc à aucun personnage, tout manque cruellement de densité, d’autre part car le film est trop symbolique de cette crise du récit, il ne raconte rien, le drôle de triangle amoureux s’embourbe et finit en eaux de boudin. Manu Payet est toutefois excellent en écrivain dépressif, poivrot bedonnant en cure éternelle. Quand il disparaît du cadre, donc quand le film se concentre sur le jeune acteur qui joue son frangin (Et qui est assez mauvais, il faut le dire) on le cherche. Mais le problème est ailleurs à mon avis. Emma Luchini, fille de, adapte un roman de son mari et y filme entre autre son père. Difficile de créer son propre monde là-dedans. Mais il y a un ton, une vision, ou un embryon de ton et de vision. Curieux de voir ce qu’Emma Luchini fera ensuite aux commandes d’un projet plus conséquent et personnel.


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silencio


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