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Archives pour 14 décembre, 2016

L’hermine – Christian Vincent – 2015

15Les promesses du palais.

   6.0   De Christian Vincent je n’avais vu que Quatre étoiles – Et au cinéma, oui monsieur, mais à l’époque j’avais une carte illimitée – qui était un petit truc anecdotique du dimanche soir dans lequel Isabelle Carré et surtout José Garcia assuraient le show tentant de cautériser les coutures d’un film petit bourgeois au scénario archi prévisible. Avec Luchini dans le rôle titre ici on pouvait craindre le pire à ce niveau là. Mais le film est suffisamment bien écrit pour ne pas se reposer uniquement sur lui ; Luchini fait du Luchini certes, mais sa prestation est nettement plus en retrait que dans ses récentes sorties. L’hermine joue sur trois niveaux : On suit le procès, les coulisses du procès avec les discussions entre les jurés et l’histoire de retrouvailles entre le président de la cour d’assise (Luchini) et l’une des jurés (Sidse Babett Knudsen, de la série Borgen), son amour secret rencontrée lors de son hospitalisation (Elle est médecin anesthésiste) six ans plus tôt. Chaque strate du récit est forcément un peu bâclée, se contaminant entre elles, mais le film parvient à leur donner de l’intérêt à chacune, en jouant beaucoup sur leur durée, évitant le trop plein de saynètes. Surtout, le sujet est grave, aussi bien dans le procès (Une affaire de mort de nourrisson) que dans les interactions entre les jurés (issus de différentes classes sociales) que dans l’humanisation de cet homme de loi intransigeant s’adoucissant face à cet amour impossible, non consommé et irrémédiablement perdu, même si la fin, très belle dans son échange de regards, annonce un avenir plus lumineux. Bonne surprise.

Le nouveau stagiaire (The Intern) – Nancy Meyers – 2015

30Pas si simple.

   4.5   On est vraiment dans le film pour housewives par excellence. Avec suffisamment de modernité (La femme qui dirige son entreprise / L’homme au foyer) pour ne pas tomber dans du déjà vu archi rance. En ce sens, Nancy Meyers, qui nous a habitué à cette petite sauce de riche, ne pratique pas un cinéma désagréable puisqu’il existe avant tout pour ses personnages (Donc ses acteurs, et ils sont tous très bien) et le tissu amoureux et/ou nostalgique qui les relie. Alors c’est sûr que politiquement c’est vide, que socialement ça n’a aucun intérêt, c’est dans l’affectif que tout se joue. Le monde de Meyers est un monde où les problèmes ne sont jamais financiers, il n’existe que des problèmes de cœur. Donc si t’es vieux et veuf ton premier désir c’est de (re)travailler. C’est sûr que voir dans le même mois Brooklyn Village d’Ira Sachs et ça, c’est assez étrange, on se sent un peu honteux de trouver le film attachant, n’empêche je le répète, parvenir à être touchant avec un matériau aussi réac c’est plutôt très fort. Et puis mine de rien, le film retombe du bon côté à la fin. J’ai cru qu’il allait falloir un PDG homme à Jules Ostin pour faire durer son entreprise et ne pas flinguer son couple mais le film se ferme sur la simple promesse d’un essai à base de compromis sans réelle certitude même si la petite musique traditionnelle pour appuyer le happy end semble prouver le contraire. Bref, à voir un dimanche soir, dans un moment de délassement, si tu aimes De Niro, Anne Hathaway et Le diable s’habille en Prada.


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