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Archives pour 5 février, 2017

Calmos – Bertrand Blier – 1976

16142266_10154351206552106_3521378670833129130_nTraitement de choc.

   6.5   Blier est parti loin, très loin et c’est justement ce qui fait le charme de son film, prêt à s’embourber à tout moment, mais se redéployant ailleurs constamment. Marielle et Rochefort forment un beau duo, pas aussi alchimique que Depardieu/Dewaere dans les films qui entourent Calmos (Les Valseuses & Préparez vos mouchoirs) mais suffisamment accompagné par de savantes répliques, dont Blier a le secret, ainsi que le zeste de surréalisme inhérent à son cinéma – On pense évidemment à Buffet froid, autre geste jusqu’au-boutiste, probablement plus réussi d’ailleurs, tant il faut être solide pour accepter ce dans quoi dérive Calmos.

     Après, faut pas trop faire attention à ce que le film raconte tant on est dans la misogynie pure (Deux hommes, exténués par leurs femmes, abandonnent tout pour aller s’installer dans un coin de campagne et se refaire une santé) souvent effleurée chez lui et pleinement assumée ici. Mais il y a une folie qui dépasse cette rigueur. Et tant mieux si le film dérape complètement. Car ça finit façon L’homme qui rétrécit, dans un vagin, quoi.

     Et puis bon, s’il n’est pas aussi génial que dans Les galettes, il y a Marielle. Et Marielle, c’est Marielle. Et dans un autre registre, s’il n’est pas aussi touchant que dans Un éléphant, il y a Rochefort. Et Rochefort c’est Rochefort. Ils offrent forcément un florilège de répliques cinglantes du genre : « Et bien débarbouille-toi, la Tuborg c’est fait pour ça. Y a rien de tel pour se remettre la bouche à neuf » ou bien « L’admirable cholestérol qu’on va se payer ! » ou encore « Le célibat, ne crois surtout pas ce que ce soit dans la poche ! » ou « Mais tu crois tout de même pas que je vais bander pour tes médailles » ou « De quel droit vous lui demandez un renseignement ? Dans la rue on peut plus avoir la paix maintenant, vous venez nous les briser jusque sur les trottoirs » et « Maintenant, quand j’mets un doigt c’est pour vider un poulet ». Bon, sorties de leur contexte, c’est moins évident.

     A part ça on y voit Lavanant, Mairesse et Fossey à poil. C’est agréable. Et puis on ne se lassera jamais de cette ouverture où Marielle gynéco, se prépare du pain et du pâté, se sert un petit vin blanc, devant les jambes écartées (Et à choisir, on voit tout, Claudine Beccarie, actrice porno aidant) d’une patiente. Démarrer sur une chatte pour finir dans une autre. Un film au poil.


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