• Accueil
  • > Archives pour septembre 2017

Archives pour septembre 2017



Jeannette – Bruno Dumont – 2017

02. Jeannette - Bruno Dumont - 2017Rebelle de la dune.

   3.5   J’avais vu en P’tit Quinquin de belles promesses pour un cinéma nouveau chez Bruno Dumont. Ma Loute les avait affaiblies, brutalement. Jeannette et cette histoire de comédie musicale sur l’enfance de Jeanne d’Arc, je dois avouer que je n’y croyais pas, la faute probablement au précédent film que je ne suis pas loin, avec le temps, de trouver catastrophique, si je repense à Binoche/Lucchini et l’esprit Laurel & Hardy global. Je ne garde qu’une chose/ un personnage de ce film : Billy. C’était mon dernier mince espoir : retrouver un peu de Billy en Jeannette. Et retrouver surtout le Dumont que j’aime.

     Mais en y réfléchissant, les prémisses de ces craintes remontent à Hors Satan. Non pas au film en lui-même que je trouve très beau (quoiqu’un peu froid) mais à ma séance de Hors Satan, suivie en 2011, d’une rencontre/débat avec Bruno Dumont. J’en rêvais et j’avais été très gêné par cet orgueil démesuré qu’il affichait crânement, transpirant la persuasion d’être le plus grand cinéaste vivant et décrivant Hors Satan comme l’apogée de son œuvre avant qu’il ne change radicalement de braquet. Il avait prévenu, très sérieusement, qu’il avait épuisé son dispositif et aimerait faire du burlesque voire de la comédie musicale. On y est. Cette complaisance me dérange : L’impression de l’entendre dire qu’il pourra tout faire sans jamais renier son style, sans perdre la force de son cinéma. Finalement, c’était peut-être un peu trop programmé cette affaire.

     Quoiqu’il en soit les craintes sont apparues ici très vite, quelques secondes après l’ébahissement provoqué par ce premier somptueux plan (Quel sens du cadre, une fois de plus) où la jeune Jeanne s’extraie d’un sous-bois et son cours d’eau puis grimpe et serpente la dune. Là elle chante en priant ou prie en chantant, tu choisiras, et ce sera comme ça quasi tout le film, d’une voix aigre, que tu acceptes d’abord avant de ne plus vouloir l’entendre. Quand Hauviette apparait puis les deux bonnes sœurs jumelles, c’est encore pire. Quand la musique, celle d’Igorrr (je ne connais pas), intervient par-dessus les chants, c’est affreux. J’ai bien cru que ce serait l’enfer absolu. J’ai bien cru que j’allais pas tenir pour tout te dire.

     Car finalement on finit non pas par s’y faire, mais par trouver que la prise de risque est plus notable que la douleur qu’elle nous impose. Evidemment, on voudrait se perdre dans ces dunes de sable le long de la Meuse et non se coltiner des plans fixes sur des visages qui chantent faux et des chorégraphies franchement nases. Evidemment, on voudrait entendre le vent cher au cinéma de Dumont, plutôt que ce death métal poussiéreux. Mais pourtant, il en faut, il me semble, pour se saisir du texte de Charles Peguy de la sorte. Expérience indigeste mais qui prouve au moins que Dumont n’a pas fini d’expérimenter et se pose en Jeannette (avec beaucoup trop de complaisance quand même) au sein de son propre cinéma se rebellant contre le système et contre lui-même.

Seven sisters (What Happened to Monday ?) – Tommy Wirkola – 2017

01. Seven sisters - What Happened to Monday - Tommy Wirkola - 2017Comme un lundi.

   5.0   Je ne dis pas ça uniquement parce que c’est un produit Netflix mais au-delà de ses nombreux défauts, ça aurait davantage mérité une série plutôt que ce format deux heures. Déjà de par son montage puisque le film tente d’introduire sous forme de chapitres chacun des sept personnages et qu’il ne prend pas le temps de le faire. Du coup on se fiche à peu près de chacune d’entre elles ; On les différencie parce qu’elles sont dessinées à coup de stéréotypes et aisément identifiables physiquement (la blonde, la sportive, les lunettes, les cheveux courts…) mais elles n’existent jamais en tant que personnages à part entière donc on n’a que faire ou presque de leur destin. L’autre problème c’est que la forme est beaucoup trop impersonnelle pour nous projeter dans un tel monde – quelque part entre Minority report et Les fils de l’homme – et que les lieux (l’appartement des sœurs comme les extérieurs) et les situations sont traitées par-dessus la jambe. Et cerise sur le gâteau, si ce n’est le nombre d’exécutions froides (assez surprenantes et violentes il faut bien le reconnaître) on voit absolument tout venir à des kilomètres. Et nul besoin d’avoir connaissance du titre original pour deviner le double twist final à l’avance. Malgré tout, ça se regarde. Il y a du rythme et il y a sept fois Noomi Rapace.

La nuit du chasseur (The Night of the Hunter) – Charles Laughton – 1956

03. La nuit du chasseur - The Night of the Hunter - Charles Laughton - 1956Sans amour ni haine.

   6.5   Je ne m’en souvenais pas bien et je sais dorénavant pourquoi : La nuit du chasseur fait partie de ces chefs d’œuvre indiscutables du cinéma, à l’instar de La soif du mal, d’Orson Welles ou de Seuls les anges ont des ailes, de Howard Hawks, qui me laissent de marbre. Je crois comprendre ce qu’ils représentent, le sens de leur réputation ; il m’arrive par instants de les trouver forts, brûlants, fulgurants ; mais je trouve leur beauté froide et calculée, leurs diverses qualités formelles corsetées, leur schéma narratif dépourvu d’émotion. Si ça ne m’émeut pas un peu, de toute façon, c’est mort. Et là j’estime qu’avec ces gamins dans le casting et cette histoire de trésor (du père pendu) caché dans un nounours, il doit se passer un peu plus qu’une sorte d’admiration gênée et passagère. Et puis le jeu des acteurs me dérange, car les enfants (excellents) ont un jeu nettement moins haut et plus juste que ceux des adultes pour la plupart dans l’excès : trop passive Shelley Winters, trop nébuleux Robert Mitchum, trop appuyé pour James Gleason aka uncle Birdie etc. Ça manque clairement de nuance à mes yeux. Mais c’est évidemment et objectivement un film magistral, parcouru de qualités plastiques fortes notamment dans la très belle partie « barque au clair de lune » accompagné par un superbe bestiaire et des courants d’eau flippants. J’ai conscience que ces films ne sont pas comparables, mais La nuit du chasseur m’interpelle et me touche infiniment moins que La trilogie d’Apu, de Satyajit Ray, que je viens de découvrir, trois films qui eux m’ont marqué au fer.

Rock’n Roll – Guillaume Canet – 2017

rock-n-roll-guillaume-canet-critique-cine-300x200This is annoying 40.

   4.0   Guillaume Canet fait sa petite crise de quarantaine, le pauvre et nous en fait part. Il reprend les fondements de Platane – Série dans laquelle il apparaissait le temps d’un épisode – ou presque, à savoir qu’il joue son propre rôle au même titre que tous ceux qui gravitent autour de lui : Marion Cotillard, Gilles Lellouche, Yvan Attal, Ben Foster, Kev Adams (lol). Il y a pourtant de l’idée au départ : Quand Guillaume se voit proposer des rôles de vieux (En l’occurrence un rôle de jeune grand-père) Marion, elle, continue d’affoler la planète César et de tourner chez Xavier Dolan. Toutes les scènes dans lesquelles elle apparait sont géniales parce que c’est du registre de la scène de ménage et que Marion Cotillard et son accent Québécois (pour les besoins de son rôle) c’est à se tordre. Problème est que le gag se répète un poil trop et qu’il finit par ne plus faire rire : Cotillard parle avec l’accent québécois, très bien, on finit par l’accepter. Car le film manque de rythme et de gag. On sent que Canet veut faire de la comédie mais ça ne marche quasiment jamais – Le moment ridicule avec Johnny ou le passage Céline Dion, par exemple. Et puis il faut dire que passer la moitié, je ne raconte pas mais ça vire au grand n’importe quoi. Et puis la musique c’est Yodelice, quoi. Après je trouve ça moins nul que Blood ties et moins insupportable que Les petits mouchoirs, il y a de l’autodérision, quelques petites touches d’humour bien senties, mais disons que je ne vois pas trop ce qui, dans le fond, différencie ce dernier film de Canet du dernier bousin de Claude Lelouch : Dans les deux cas, l’histoire n’est que prétexte pour célébrer des stars et se la jouer cool. Super.

Le monde d’Apu (Apur Sansar) – Satyajit Ray – 1963

04. Le monde d'Apu - Apur Sansar - Satyajit Ray - 1963Le fils.

   9.0   Ray clôt brillamment son récit dans un troisième volet qui s’ouvre à une autre forme de grâce : Une improbable histoire d’amour, magnifique et soudaine, ce bien qu’elle soit vite obscurcit par la mort. Apu aura donc été incarné par cinq comédiens. Sur un espace de 30 ans. Ray aura malgré tout réussi à maintenir une continuité forte entre les trois films. Malgré son ancrage plus urbain, Ray continue d’aussi bien filmer la faune et la flore. Sans en abuser. Au moyen d’une matière sonore très riche.

     Le paradoxe du mouvement est l’une des plus belles inspirations du cinéaste pour la trilogie d’Apu. Chaque film se ferme sur un départ. Ils résument cette marche en avant qui les habite. Fuite que le train va sans cesse symboliser à de nombreuses reprises, lien fragile et providentiel qui relie les êtres, bien qu’il soit par la même occasion le vecteur de la séparation et de la mort. « On ira voir les trains » disait Durga dans La complainte du sentier. Et c’est après avoir perdu sa femme qu’Apu, inconsolable n’est pas loin de se jeter sur les rails dans Le monde d’Apu.

     Il y a plusieurs drames qui jalonnent cette trilogie et chacun a sa propre respiration si j’ose dire. On se souvient de chaque mort, comment elle est mise en scène, comment elle intervient. Si la musique de Ravi Shankar diffère d’un film à l’autre, on retrouve parfois dans L’invaincu ou Le monde d’Apu quelques séquences accompagnées par le thème majeur de La complainte du sentier, comme pour se rappeler d’où l’on vient. C’est très beau.

     Finalement la plus belle chose réussie par la trilogie c’est son ancrage dans la culture bengali tout en lui soumettant une approche aussi universelle. C’est une histoire de transmission avant tout. Entre pères et fils, essentiellement. Avec les ambitions littéraires qui se rejoignent. Et le lien fragile voire hors champ qui les unit. Les dernières minutes du monde d’Apu sont probablement les plus belles, lumineuses et déchirantes de la trilogie.

L’invaincu (Aparajito) – Satyajit Ray – 1957

03. L'invaincu - Aparajito - Satyajit Ray - 1957Le sang d’un jeune poète.

    8.0   Si ce deuxième chapitre est en apparence plus rêche que les deux autres, il s’immisce parfaitement au sein de la trilogie, utilisant tout aussi judicieusement les ellipses et délivrant aussi de purs moments de grâce, de tendresse et de désenchantement.

     A peine esquissée dans le premier film, via la fuite du père partagé entre son désir de faire vivre sa famille et sa passion pour l’écriture, la dualité entre la campagne et la ville prend ici plus d’ampleur. Deux entités qui se nourrissent l’une et l’autre, contradictoire et complémentaire, qui sert de point névralgique lorsque Apu cherche à s’émanciper via ses études à Calcutta et que sa mère l’attend à la campagne et se mure dans sa douleur, ou quand la famille fuyait le village avant de se retrouver à Bénarès.

     L’invaincu est celui des trois films où Ray tire le plus sa matière autobiographique : La mort brutale du père à ses dix ans, les livres, l’imprimerie. Du coup il s’émancipe largement du roman, s’inspirant les foudres de la critique et du public, ce même si le film récolte un salvateur Lion d’or à Venise.

La Complainte du sentier (Pather panchali) – Satyajit Ray – 1955

02. La Complainte du sentier - Pather panchali - Satyajit Ray - 1955L’enfance nue.

   9.5   De Satyajit Ray je n’avais à ce jour vu que La maison et le monde, il y a longtemps. Pas le meilleur sans doute, et pas le meilleur pour commencer, d’autant que c’est l’un de ses derniers films. C’est donc une entière et grande découverte que cette adaptation d’un classique de la littérature indienne de Bibhutibhushan Bandopadhyay.

     C’est d’abord un grand film fauché. On raconte que Ray refuse les conditions imposées par les producteurs et tourne avec son propre argent, une équipe réduite, des acteurs amateurs en résulte un tournage laborieux et interminable. Ajoutez à cela la frilosité du gouvernement bengali qui trouve que le film véhicule une image trop sombre de l’Inde, où l’on tient à son cinéma populaire, tourné en studio avec danses et chansons. Ray fait tout l’inverse. On est en plein cinéma-vérité qui ne renie pourtant pas le mélo et le lyrisme. Cannes va sauver le film.

     La complainte du sentier peut être vu comme un croisement entre le néoréalisme italien (on pense beaucoup au Voleur de bicyclette et Allemagne année zéro), le cinéma de Renoir (rien d’étonnant puisque Ray avait bossé sur Le fleuve quelques années plus tôt) et celui que fera Jean Rouch, tant son approche documentaire des rites et coutumes évoque le cinéma ethnographique.

     La complainte du sentier et la trilogie d’Apu toute entière sont des films qui célèbrent la nature et les paysages, contemplatifs donc, bien qu’ils soient aussi violents et cruels, où la pauvreté y tient une place majeure. Mais ce sont des films avec une énergie positive, qui vont toujours vers l’avant malgré les diverses embûches et drames que traverse la famille d’Apu. Ce dernier résumera très bien cela dans un superbe monologue durant le troisième volet.

     C’est un film très sombre, parfois déchirant autant qu’il est une chronique toute simple d’une famille indienne dans le Bengali rural des années 20. On y suit la naissance d’Apu puis sa découverte du monde et les maraudes de Durga, sa sœur aînée.  Impossible d’oublier ces trois magnifiques séquences pivot : Le train au milieu des champs de blé, la pluie torrentielle et la tempête vécue à l’intérieur du foyer. Mais tout est absolument sidérant dedans, à l’image du bouleversant retour du père ou de ces nombreuses ellipses qui jalonnent le récit. Sans oublier la sublime bande originale signée Ravi Shankar qui rythme tout le film et lui offre un supplément d’âme tragique.

     J’en profite pour pousser mon coup de gueule, car les éditions en circulation sont quasi désastreuses : je trouve ça scandaleux qu’on ressorte les mêmes trucs en haute définition chaque année et qu’il ne soit pas prévu de redonner un coup de polish aux films de Satyajit Ray. Un blu ray, bon sang !

Kong, Skull island – Jordan Vogt-Roberts – 2017

26. Kong, Skull island - Jordan Vogt-Roberts - 2017Monsters.

   4.5   Cf Jurassic World. C’est entre le chouette blockbuster du dimanche soir et le gros nanar. J’imagine que ça dépend donc de l’humeur / l’indulgence de chacun. Moi j’y ai vu un truc bourrin, limite pyrotechnique, drôle jusque dans chacune des exécutions qui la jalonnent, hyper généreux à l’image de son bestiaire gargantuesque. Bas du front mais je ne me suis pas ennuyé.

Marianne – Julien Hérisson – 2015

14. Marianne - Julien Hérisson - 2015Ambiguïté fraternelle.

   3.0   Moyen métrage vu sur canal presque par hasard qui m’attirait par son pitch similaire à celui d’US go home. Au cinéma, dans la case naturaliste, j’ai toujours trouvé que c’était une gageure de filmer une soirée, en général je trouve ça raté mais du coup ça m’intéresse car quand c’est réussi, à l’image du film de Claire Denis, c’est puissant, ça ne sort de nulle part et ne doit rien à personne. Le film de Julien Hérisson n’est pas dénué de qualités, on y trouve même quelques fulgurances, dans les couleurs, certaines textures, le côté brumeux mais aussi dans l’ambiguïté entre ses personnages, ici frère et sœur. Mais le film est trop prisonnier de son amateurisme, il ne cesse de crier son originalité mais il n’est jamais vraiment original, il n’ose pas l’être, il n’ose pas la durée ni le malaise. Il reste au stade de la démonstration là où il nous fallait de l’incarnation.

Chacun sa vie – Claude Lelouch – 2017

23. Chacun sa vie - Claude Lelouch - 2017La vie, l’amour, la mort.

   0.5   Je sais ce que t’es en train de penser. Ça fait beaucoup de daubes vues en peu de temps, là. C’est vrai, j’admets. Pour ma défense, j’ai vu tellement de super séries durant ce mois de juillet (Fini : Le bureau des légendes, Better Call Saul ; En cours : Twin Peaks, Mad Men, Fargo) que ça permet de se reposer un peu. Bon là c’était probablement la bouse de trop c’est vrai. C’est hallucinant, je préviens : Tu n’as jamais vu un truc aussi consternant de toute ta vie, vraiment. T’as jamais eu autant envie de vomir sur autant d’acteurs en même temps, même ceux qu’habituellement t’aimes bien. J’en riais tellement ça valait son pesant, mais au bout d’un moment je savais plus trop si je pouvais en rire, à ce stade de frissons de la honte permanents. C’est à te faire réhabiliter le Paris, de Klapisch. Enfin presque. Soyons clairs, au bout de cinq minutes c’est déjà l’enfer, mais je suis allé au bout, pour la forme, en plusieurs fois. Pour te donner une idée du calvaire : Il faut se coltiner Johnny Hallyday qui chante et des sosies de lui qui pullulent ; Liane Foly et Kendji Girac qui chantent aussi à te faire saigner les tympans ; Jean-Marie Bigard qui joue les urgentistes blagueurs sur un hoverboard ; Francis Huster cabotinant au barreau ; Christophe Lambert en accusé qui chouine ; Gérard Darmon qui lèche le vin de sa bouteille de Beaujolais éclatée par terre ; Chantal Ladesou en controleuse fiscale beauf ; Antoine Duléry qui joue le maire, Béatrice Dalle en prostituée, William Lemergye en avocat. Vanessa Demouy qui fait une pipe à Philippe Lellouche et Raphaël Mezrahi. Mais aussi : Mathilde Seigner, Vincent Perez, Michel Leeb, Zinedine Soualem. Bref, que des gens insupportables. Et plein d’autres que tu ne sais pas ce qu’ils font là-dedans. Et il faut voir ce qu’ils jouent. Jamais rien vu d’aussi ridicule. Et puis ce récit choral, sérieusement, on peut encore faire des trucs comme ça aujourd’hui ? J’avais beaucoup de tendresse pour le précédent film de Claude Lelouch, mais là c’est le navet absolu. A ce niveau de « ça dépasse tout ce qu’il est possible d’imaginer » on peut clairement parler de génie. Même Jean-Marie Bigard parvient à caser un spectacle entier dedans, c’est formidable. Note nanar : 10.

1234

Catégories

Archives

septembre 2017
L Ma Me J V S D
« août   oct »
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930  

Auteur:

silencio


shaolin13 |
Silyvor Movie |
PHILIPPE PINSON - ... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Playboy Communiste
| STREAMINGRATOX
| lemysteredelamaisonblanche