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Archives pour septembre 2017



Lucky Luke – James Huth – 2009

01. Lucky Luke - James Huth - 2009Plus nul que son ombre.

   1.5   C’est vrai que j’ai de la tendresse pour Brice de Nice, sensiblement fait par la même équipe. Mais Lucky Luke c’est pas possible. C’est nul, de bout en bout. Je suis tombé dessus le soir avant de partir en vacances, j’ai regardé une demi-heure puis vu le reste en faisant mes valises, et franchement c’est à chier. Pas un gag correct, pas une seule situation originale et les acteurs sont tous mauvais. Dujardin lui-même m’a semblé paumé.

Alibi. com – Philippe Lacheau – 2017

22. Alibi.com - Philippe Lacheau - 2017Mauvaise adresse.

   2.5   Autant j’avais été agréablement surpris par les deux Babysitting autant là je trouve ça mauvais. Disons qu’il y a les mêmes défauts à savoir que tout ce qui se joue entre Baye et Bourdon ne fonctionne pas du tout, comme c’était déjà le cas dans les retours présents Jugnot ou Clavier dans les deux premiers films de la bande à Fifi. Mais en plus tout ce qui concerne l’humour de la troupe, ras des pâquerettes mais qui peut me faire bien marrer, est cette fois vraiment raté. Les gags sont éculés, il n’y a pas de rythme et la petite note bien moralisatrice fait de la peine. On retiendra quelques allusions geek rigolotes à Retour vers le futur, Star Wars ou Fast and furious mais vraiment parce qu’on s’ennuie. Quitte à foncer dans le mauvais goût je préfère nettement Pattaya.

Radin ! – Fred Cavayé – 2016

19. Radin ! - Fred Cavayé - 2016Rigolo mais pas trop.

   3.5   Fred Cavayé quitte le terrain du polar – Tant mieux, après deux réussites relatives (Pour elle, A bout portant) c’était devenu carrément n’importe quoi avec Mea Culpa – pour tourner une comédie avec Dany Boon. Ok. Il y a parfois des trucs qui m’échappent mais admettons. Et la première impression est plutôt positive : Sa réalisation très rythmée colle bien avec le personnage, grippe-sou comme pas deux, ainsi qu’avec l’acteur. On enchaîne chaque situation-gag sur un tempo (même un peu trop) effréné et Boon s’en donne à cœur joie. Jusqu’à ce qu’il rencontre une fille, en tombe amoureux tout en se rendant compte qu’il est incapable de donner à quelqu’un d’autre. Jusque-là, en comédie du dimanche soir, le film est correct. Sauf qu’il y a une seconde impression, imposée par un autre personnage qui débarque dans le récit, sa fille – qu’il a eu sans le savoir dans son adolescence parce qu’il utilisait des capotes périmées – qui vient le trouver pour qu’il lui offre une greffe de rein. Sans déconner. Dommage qu’il faille tenir ce genre de scénario débilitant quand on a une base aussi dense – Ce qu’avait magistralement réussi Alexandre Coffre avec Eyjafjallajökull, aussi avec Dany Boon. Donc ça vire au drama épouvantable, plus drôle du tout et c’est un calvaire de finir. A noter tout de même l’apparition au cinéma de cette actrice mimi comme tout (Noémie Schmidt, sosie d’Emma Watson) qui jouait Henriette dans la série Versailles.

Amour et amnésie (50 First Dates) – Peter Segal – 2004

15. Amour et amnésie - 50 First Dates - Peter Segal - 2004Vices et vertus d’une mémoire qui flanche.

   6.5   Sur un canevas classique, quelque part entre Un jour sans fin et L’amour extra large, Peter Segal – Que je confonds avec Nicholas Stoller, je ne sais pas pourquoi, donc qui ne réalisera pas l’excellent Forgetting Sarah Marshall mais cette bouse de Max la menace – bâtit une comédie romantique légère et malicieuse, au capital sympathie élevé. A Hawaï, Drew Barrymore et Adam Sandler vont se croiser plusieurs fois – Cinquante, promet le titre original. Lui est vétérinaire et tombeur spécialiste des coups d’un soir. Elle est atteinte d’amnésie antérograde, suite à un choc cérébral provoqué par un accident de voiture. Dans le village, tous sauf lui connaissent la particularité de la jeune femme et la préservent de la cruelle vérité puisqu’elle se réveille chaque jour sans aucun souvenir de la veille. C’est donc une relation vaine sur le long terme qui s’amorce, pourtant tout le film va se charger de prouver le contraire, avant de s’en aller dans un final miracle pas loin d’être bouleversant. Evidemment il y a du gras dans ces comédies post Farelly pré Apatow, des trucs passe-partout, notamment avec des animaux (morse, manchot, dauphin) ou des personnages secondaires très freaks sur les bords. Entre ces lourdeurs et la douceur de cet amour impossible, le film trouve pourtant son équilibre. Beaucoup aimé.

La région sauvage (La región salvaje) – Amat Escalante – 2017

25. La région sauvage - La región salvaje - Amat Escalante - 2017 Dépossession.

   3.0   J’avais oublié de parler de ça, vu fin juillet dans la foulée de Dunkerque, j’aurais pas dû. J’étais un peu épuisé, j’avais faim et le rythme m’a complètement perturbé. Quant à la sidération convoitée, elle m’a semblé archi appuyé et ampoulé. L’ennui total, au point que je ne voie absolument rien d’intéressant là-dedans, limite je trouve ça un peu nul, faussement choc, dans la lignée d’Evolution, le dernier film de Lucile Hadzihalilovic ou de Possession, de Zulawski, qui n’est vraiment pas mon truc.

Assassins’s Creed – Justin Kurzel – 2016

18. Assassins's Creed - Justin Kurzel - 2016L’image moche.

   1.5   Comme pour Warcraft, je ne connais pas du tout le jeu dont le film est inspiré. Mais contrairement à Warcraft, je ne connais pas du tout le cinéaste qui a hérité des manettes. On peut donc dire que je regardais ça par simple curiosité. Probablement aussi pour son imposant casting. Et comme Warcraft, j’ai trouvé ça à chier. Scènes d’action illisibles, photo dégueulasse, montage au hachoir, dialogues RIDICULES. Pourtant, il y a plein d’acteurs  connus là-dedans : Michael Fassbender, qui décidément file un mauvais coton. Cotillard, qui élargit son panel de rôles qui ne lui vont pas. Irons, qui a vieillit. Rampling, qui a sacrément vieillit. Michael K.Williams (Omar dans The Wire) qu’on voit de plus en plus. Brendan Gleeson, l’éternel second. Ariane Labed, qui monte. Denis Menochet qui fait les mêmes grands écarts que Cotillard. Oui, c’est éclectique. On se demande bien ce qui les a tous motivé à jouer dans cette galère. Il y a toutefois un élément qui attirait mon attention dans cette affaire : Les séquences dans le passé, en pleine inquisition espagnole. Elles sont malheureusement pires que celles se déroulant dans le présent, déjà atroces. Et puis à chaque combat, le montage insère des images de Fassbender en motion capture au présent dans sa capsule. Au secours ! Et puis c’est d’un sérieux permanent tout ça, c’est insupportable. Et le film dure 1h54 sauf qu’il comporte un générique final de 14 minutes. Véridique. Je comprends pas.

Warcraft – Duncan Jones – 2016

13. Warcraft - Duncan Jones - 2016Mixture immangeable.

   2.0   Houla. Vu uniquement car Duncan Jones est aussi le réalisateur des excellents Source code et Moon. Là j’ai pas compris. Ça tend vers les derniers blockbusters de Jackson, type Le Hobbit, mais sans la cible familiale. Du coup, niveau rythme et construction c’est plutôt original, mais c’est terriblement chiant à regarder. Même pas pu finir. Je découvrais totalement l’univers car je ne connais pas le matériau original et il semblerait que ce soit vraiment pas pour moi. Concernant cette sortie de route de Duncan Jones je ne m’en fais pas, ça sent la commande, il faut bien qu’il mange et je suis persuadé qu’il me séduira autrement la prochaine fois.

Brice 3 – James Huth – 2016

16. Brice 3 - James Huth - 2016Casse pénible.

   3.0  Soit typiquement le genre de truc pour lequel je peux être hyper indulgent. Je l’avais déjà été avec le premier volet qui m’avait bien fait marrer parce que Jean Dujardin, mais aussi parce qu’il tombait pile (2005) quand je découvrais en retard ses petites pastilles web. Evidemment l’année suivante, Dujardin tourne dans OSS117 et là c’est autre chose. Mais j’ai beaucoup ri devant le premier Brice de Nice, autant quand il fait le pélican en imitant la gueule d’un type au bec de lièvre (Il refait la même vanne ici, autant te le dire) que lorsqu’il débarquait dans les vagues d’Hossegor avec sa planche de niçois sous le bras. Et puis y avait les éclairs au café de Marius/Cornillac « Comment tu fais pour mettre des tongs ? » ou le KassContreKass avec l’inénarrable « On voit tes couilles ».

     Ce qui était assez beau et qui l’est toujours dans ce deuxième volet devenu troisième car le 2 il l’a cassé, c’est qu’on n’a jamais l’impression que le truc surfe sur une vague (désolé) branchouille type Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu. C’est au contraire hyper archaïque et régressif avec un humour pas toujours déjà vu tant on a rarement fait aussi débile. J’aimais bien que le premier film ne cesse de dire qu’avec des pieds-pouces, des oreilles impossibles ou tout simplement en étant con comme la lune, on pouvait faire des trucs ensemble, s’aimer, se marrer. Et cette suite dépasse l’entendement à ce niveau de bêtise. Plus con tu meurs. D’autant que ça dérive volontiers vers le cartoon tendance combat façon DBZ avec Gregor d’Hossegor (Alban Lenoir, nouveau venu), le Brice Paradise ou encore l’autocollant de nombril d’Igor car son vrai est caché sous son autocollant de téton. Oui, high level.

     On sent surtout que la troupe s’amuse (Peut-être plus encore que dans le premier film) à retrouver l’esprit de ses petites vidéos ainsi qu’à recréer le délire Nous C Nous. C’est pas toujours drôle (même franchement très rarement) mais c’est attachant et plutôt conscient de sa médiocrité. Car tout le film est l’histoire contée par le vieux Brice à une assemblée de gamins et ces moments sont d’ailleurs assez drôles mais surtout le film se ferme là-dessus : Le Brice croulant demande aux gosses ce qu’ils voient comme moralité dans cette histoire, ce sur quoi chacun y va de sa petite remarque gnangnan, avant que Brice ne leur lâche un truc du style « Pourtant je vous ai raconté que de la merde ». Film lucide je te dis.

Débarquement immédiat ! – Philippe de Chauveron – 2016

21. Débarquement immédiat ! - Philippe de Chauveron - 2016Burlesque low cost.

   3.5   C’est (presque) une bonne surprise. En d’autres termes disons que je préfère dix fois ce film très con et apparemment convaincu qu’il l’est que cet autre film très con (Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ?) persuadé qu’il est rassembleur, pertinent et moderne. Là au moins le film ne traine pas cet insupportable esprit populiste, au pire il est une version cinéma des stand up d’Ary Abitan, au mieux il est un buddy-movie volontaire et déglingué, qui bascule forcément vers le mauvais goût. Il y a du rythme, les acteurs s’amusent, les vannes font parfois sourire. Bon, je dis ça mais j’ai déjà tout oublié, hein.

La verte moisson – François Villiers – 1959

17. La verte moisson - François Villiers - 1959Les rebelles derrière les remparts.

   6.0   Dans une ville de province sous l’Occupation, des lycéens décident d’agir contre l’armée allemande. Après un premier attentat contre un bâtiment, le professeur de chimie est arrêté. Le groupe se prépare dès lors à le libérer en s’attaquant à la Kommandantur de la ville ; mais il doit d’abord se procurer des armes. Dommage que le film soit si (mal) dialogué car dès qu’il s’intéresse aux gestes, aux déplacements on retrouve parfois ce que réussissait magistralement Becker dans son chef d’oeuvre, Le trou. A part ça il s’agissait des quasi-premières apparitions à l’écran de Claude Brasseur et Jacques Perrin : de vrais gamins là-dedans. A noter que j’ai passé l’intégralité du film à me dire qu’il avait dû pas mal être tourné à Pontoise. Le film a 70 ans, il est en noir et blanc, les vieux commerces ont disparus mais on distingue très clairement la place de la mairie, le parvis de l’Eglise Notre-dame entre autre. Et en effet, Wikipedia mentionne que le film a été tourné intégralement à Pontoise.

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