The Pleasure of Being Robbed – Joshua Safdie – 2008

14. The Pleasure of Being Robbed - Joshua Safdie - 2008Sauvage innocence.

   5.0   Une jeune femme ère dans New York, vole plein de trucs, une grappe de raisins, un sac de billets, un sac de chatons, rencontre une amie dont elle a oublié le prénom (Très belle ouverture, qui symbolise à elle seule le processus filmique désordonné et approximatif des Safdie) avant qu’elle ne tombe sur un gars (Josh, encore lui) qui va l’aider à démarrer une Volvo (pas la sienne, évidemment, celle qui va avec les clés qui sont dans le sac volé) et vadrouiller dans Brooklyn au ralenti (Puisqu’elle ne sait pas conduire) avant qu’elle ne se fasse plus tard gauler dans un parc pour enfants alors qu’elle fouillait le sac à main d’une maman, avant d’accompagner, menottes aux poignets, ses geôliers au zoo de Central Park. Dis comme ça c’est absolument n’importe quoi. Et c’est bien n’importe quoi. Sorte de non-sens plein de petits rebondissements, situations relayées par d’autres, disparitions de personnages, répétitions des larcins. Du Safdie pur jus, vrai film de gamin.

     Josh Safdie passe donc au long métrage, mais le résultat n’est qu’à moitié satisfaisant : On retrouve la fraicheur et l’impulsivité de ses courts mais 1h oblige, un déséquilibre flagrant se ressent d’une séquence à l’autre, qu’il soit question de son étirement (Soyons honnêtes, j’aime beaucoup la scène de la Volvo volée, mais je ne vois pas trop l’intérêt de la faire durer si longtemps, sinon du remplissage complaisant) ou de sa revendication marginale (L’impression que Josh Safdie dépose la marque Safdie à chaque plan ou idée : la glissade sur le trottoir gelé, le sable sur le toboggan, le faux ours, le lit poulie…) voire de son éthique douteuse, consistant à être persuadé qu’on va s’attacher à Eleonore malgré sa nonchalance, son inconscience et sa malveillance. Je veux bien passer sur plein de traits de caractère insupportables, qui peuvent rendre le personnage antipathique au premier abord, mais y a des trucs je peux pas : Le vol du sac contenant un chien et quatre chatons, qu’elle va relâcher dans sa cage d’escalier pour le premier, ou jeter en chœurs sur son lit pour les chats, je trouve ça nul, pas drôle et totalement gratuit. A partir de là (C’est le tout début) je ne pouvais plus m’attacher à cette héroïne solitaire. Le film débute à peine et je la déteste déjà, c’est con. Ce sont les hasards des diverses rencontres jarmuschiennes qui sauvent le film pour moi. Et cette façon « mumblecore » de filmer New York et chaque situation, évidemment, mais ce sera nettement plus beau dans le film suivant.

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