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Archives pour 22 octobre, 2017

Le grand chef – Henri Verneuil – 1959

06. Le grand chef - Henri Verneuil - 1959Le sauvage.

   6.0   Fernandel chez Verneuil, ça interpelle, surtout pour ceux qui comme moi ne savent pas qu’ils ont fait une dizaine de films ensemble. Pour moi, Verneuil c’est Mélodies en sous-sol, Le clan des siciliens, Peur sur la ville, bref souvent j’oublie qu’il est aussi aux commandes de La vache et le prisonnier. Je m’attendais à quelque chose d’au mieux bidon et infantilisant, au pire débile et imbuvable.

     Alors évidemment, Le grand chef tourne principalement autour des pitreries et grimaces de Fernandel, évidemment qu’il est dans chaque plan et qu’il dévore le semblant de récit mis en place – La scène du bloc de glace en est l’illustration parfaite : Elle ne sert strictement à rien sinon à permettre à Fernandel de jouer le maladroit ahuris, simplet et malchanceux, bref ce qu’il fait de mieux.

     Pourtant je m’y suis amusé. J’ai toujours eu de la tendresse pour ces trucs, que ce soit très beau comme Le jouet, de Veber ou tout naze comme Bébé part en vadrouille – Pour ratisser large. L’histoire est donc simplissime : Antoine et Paolo sont laveurs de voiture et aimeraient ouvrir une station service à leur compte mais il leur faut des fonds. Le second embarque donc le premier dans son idée de kidnapper un écolier en proposant une rançon à ses vieux, qui milliardaires, n’hésiteront pas faire l’échange.

     Les deux bougres sont plutôt ridicules mais le kidnapping se déroule presque sans heurts. Le problème c’est que le gamin s’avère rapidement insupportable. Vraiment insupportable, d’autant qu’il jubile de ces vacances improvisées. Mais il est finalement plus attachant qu’insupportable, tu vois l’idée. Le film est hyper rythmé, superbement dialogué. C’est donc agréablement récréatif et labellisé « Pour les grands et les petits ».

While We’re Young – Noah Baumbach – 2015

76Aomr_whilewereyoung_04_o2_8254384_1408558490.jpgGénération rebelle en carton.

   4.0   Le cinéma de Noah Baumbach, plus ça va, moins ça va.  Depuis le très beau Les Berkman se séparent, l’inégal (mais encore beau) Greenberg, le suffisant (mais encore beau, je crois, faudrait que je le revoie) Frances Ha, son cinéma s’est enlisé dans un maniérisme snobinard usant. L’idée me plaisait pourtant avec ce personnage (encore incarné par Ben Stiller) de documentariste idéaliste et loser. Mais rien ne fonctionne, on ne croit en rien. Ni en ce rapprochement « vieux/jeunes » ni en ce que chacun est sensé jouer. Quand le personnage revendique son amour pour le cinéma de Wiseman, ça sonne moins bien que lorsque Ira Sachs convoque, lui, le cinéma d’Avery Willard dans Keep the lights on. Et pourtant il est aussi question d’un personnage documentariste, idéaliste et paumé. Mais le film de Noah Baumbach ne trouve jamais la note juste, coincé qu’il est dans sa représentation arty, entre le cinéma Sundance, celui de Woody Allen et les relents de la série Girls. Et pourtant il y a du beau monde : Naomi Watts, Ben Stiller, Adam Driver, Amanda Seyfried. Mais rien n’y fait, ça sent le vieux, la suffisance, c’est complètement amorphe, glacé. Dommage.


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