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Archives pour 20 novembre, 2017

Un Bonheur n’arrive jamais seul – James Huth – 2012

Tournage Un BonheurTu veux puis tu veux plus.

   3.5   Amusant de voir combien James Huth aime toucher à tout sitôt qu’il reste ancré dans le domaine de la comédie. S’il est surtout connu pour avoir réalisé Brice et la suite de Brice, on sait aussi qu’il a tenté une incursion dans l’adaptation de bande dessinée (Le très mauvais Lucky Luke) et a fait un virage cheap-horrifique en hommage à Christine, avec le très gênant Hellphone. Le voir aux manettes d’une rom’com n’a donc rien de vraiment surprenant sinon que ça l’éloigne de l’image d’auteur low cost un peu bizarre en ce sens que les rom’com avec Marceau & Elmaleh j’ai l’impression que tout le monde voulait en faire il y a cinq / dix ans : De l’autre côté du lit, Hors de prix, Une rencontre, La doublure, Tu veux ou tu veux pas. Que des trucs franchement dispensables dans le meilleur des cas. Sauf que Huth a de l’ambition et il va l’afficher partout. J’avais lu dans un magazine quelconque avant de mater le film, que les inspirations visaient Howard Hawks. Alors déjà on va se calmer, si le mec qui a pondu cette aberration pensait à L’impossible Monsieur Bébé il va falloir qu’il se détende. Mais le pire là-dedans c’est que Huth va enfiler les références comme des perles et pas de la manière la plus subtile qui soit : En multipliant les affiches de films (Chantons sous la pluie, Casablanca, West Side Story) dans l’appartement de Gad Elmaleh, qui ressemble aussi beaucoup à celui de Sept ans de réflexion. Il y a bien un dialogue évoquant un film de Cukor ici, de Capra là mais c’est un peu trop écrit pour qu’on croit une seconde que ces personnages aiment les films des années 40/50. Et surtout, le film se revendique adaptation des Aristochats mais pareil les personnages le citent sans cesse, ça n’a pas grand intérêt de souligner et surligner. Bref c’est très lourd tout le temps et pourtant il y a quelques séquences qui fonctionnent et font parfois sourire, car il y a une énergie et une volonté de ne pas trop s’apitoyer sur le scénario ni de rentrer dans le balisage de la comédie romantique typique. Dommage que ça ne dure que le temps d’une honnête première demi-heure.


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