• Accueil
  • > Archives pour novembre 2017

Archives pour novembre 2017



The Walking Dead 8.04

twd     2.0   Daryl & Rick en train de contempler, dégoûtés, cette gigantesque bouse qu’est devenue la série.

     Pour la première fois, je me demande si je ne vais pas définitivement jeter l’éponge comme beaucoup l’ont fait, parfois depuis longtemps. C’est devenu trop nul.

     J’ai d’ailleurs arrêté de lire les bouquins. Depuis un moment, déjà. Plus du tout l’envie, j’ai dû stopper vers le tome 22, exactement là où le 8.04 vient les rejoindre.

    S’il y avait encore quelques belles saillies l’an dernier, on a brutalement chuté dans un niveau de médiocrité à mon sens irrécupérable. C’est mal écrit, les réactions des personnages sont toutes invraisemblables, et les scènes passe-partout (un coup de morts-vivants, ici une fusillade, là un blessé…) sont toutes bâclées. Quant au plus important : On se fiche de TOUT LE MONDE. Morgan, Carol, Maggie pourraient crever que j’en aurais rien à cirer. Alors les nouveaux, on n’en parle même pas.

     Devant chaque épisode de The Walking Dead depuis la saison passée, je me dis qu’il faut que j’investisse ces quarante minutes hebdomadaires de façon plus intelligente. Allez c’est décidé, je passe à autre chose. Au revoir The Walking dead.

Un Bonheur n’arrive jamais seul – James Huth – 2012

Tournage Un BonheurTu veux puis tu veux plus.

   3.5   Amusant de voir combien James Huth aime toucher à tout sitôt qu’il reste ancré dans le domaine de la comédie. S’il est surtout connu pour avoir réalisé Brice et la suite de Brice, on sait aussi qu’il a tenté une incursion dans l’adaptation de bande dessinée (Le très mauvais Lucky Luke) et a fait un virage cheap-horrifique en hommage à Christine, avec le très gênant Hellphone. Le voir aux manettes d’une rom’com n’a donc rien de vraiment surprenant sinon que ça l’éloigne de l’image d’auteur low cost un peu bizarre en ce sens que les rom’com avec Marceau & Elmaleh j’ai l’impression que tout le monde voulait en faire il y a cinq / dix ans : De l’autre côté du lit, Hors de prix, Une rencontre, La doublure, Tu veux ou tu veux pas. Que des trucs franchement dispensables dans le meilleur des cas. Sauf que Huth a de l’ambition et il va l’afficher partout. J’avais lu dans un magazine quelconque avant de mater le film, que les inspirations visaient Howard Hawks. Alors déjà on va se calmer, si le mec qui a pondu cette aberration pensait à L’impossible Monsieur Bébé il va falloir qu’il se détende. Mais le pire là-dedans c’est que Huth va enfiler les références comme des perles et pas de la manière la plus subtile qui soit : En multipliant les affiches de films (Chantons sous la pluie, Casablanca, West Side Story) dans l’appartement de Gad Elmaleh, qui ressemble aussi beaucoup à celui de Sept ans de réflexion. Il y a bien un dialogue évoquant un film de Cukor ici, de Capra là mais c’est un peu trop écrit pour qu’on croit une seconde que ces personnages aiment les films des années 40/50. Et surtout, le film se revendique adaptation des Aristochats mais pareil les personnages le citent sans cesse, ça n’a pas grand intérêt de souligner et surligner. Bref c’est très lourd tout le temps et pourtant il y a quelques séquences qui fonctionnent et font parfois sourire, car il y a une énergie et une volonté de ne pas trop s’apitoyer sur le scénario ni de rentrer dans le balisage de la comédie romantique typique. Dommage que ça ne dure que le temps d’une honnête première demi-heure.

L’amant double – François Ozon – 2017

31. L'amant double - François Ozon - 2017Two much.

   3.5   Il y a une période durant laquelle j’allais voir les Ozon au cinéma, systématiquement. Ricky (2009), Le refuge (2010), Potiche (2010) et Dans la maison (2012). N’ayant aimé aucun de ces quatre films, j’avais abandonné l’idée d’aller voir Jeune & Jolie. A tort puisqu’en le rattrapant un an plus tard, le film m’avait autant impressionné qu’ému. Jamais Ozon ne m’avait semblé aussi subtil et introspectif. Dans un nouvel élan positif, j’allais voir Une nouvelle amie, qui sur un tout autre registre fonctionnait très bien, grâce en partie aux prestations d’Anais Demoustier et Romain Duris. J’ai volontairement raté Frantz (Franchement je le sentais pas bien) mais lors de mon rattrapage pour les Cesar, j’avais trouvé le film très réussi même s’il lui manquait un truc pour marquer durablement. Retrouver Marine Vacth au casting de L’amant double rendait confiant. Puis le film était sélectionné en compétition à Cannes. J’allais y aller mais la telle déferlante qu’il reçu sur le coin de la gueule m’en dissuada. Une fois de plus, je rattrape donc un Ozon quelques mois après sa sortie.

     Et je suis partagé comme jamais je ne l’avais été devant un film d’Ozon. A la fois je ne suis pas loin de crier à l’alerte NAVET tant le film est d’une vulgarité oppressante, de son fondu « Bunuel ou Hitchcock du pauvre, tu choisiras » introductif vulve/œil à son inexorable épilogue explicatif, ainsi que dans sa gestion étrange des ellipses, son obsession à mettre des miroirs dans chaque plan et la durée express de chacune de ses séquences, continuellement coincées entre réalité glaciale et cauchemars sulfureux. A la fois je suis intrigué par la tentative, tant on a l’impression qu’Ozon expérimente sans cesse un nouveau terrain de jeu, ici celui (trop) évident du trip De Palmien aux relents de Cronenberg. L’amant double fait en effet souvent écho à Passion autant qu’il convoque Faux semblants avec cette affaire de gémellité maléfique. Reste qu’il ressemble malheureusement bien plus au raté de De Palma qu’au chef d’œuvre de Cronenberg. C’est proche du ratage absolu mais il y a un truc, une ambiance, ne serait-ce que via la musique de Philippe Rombi qui pourrait être cousine pas si éloignée de celle de Mica Levi. Dans ses incursions semi horrifiques, le film trouve une dynamique, souvent grotesque dans sa façon de redistribuer les cartes toutes les cinq minutes, mais stimulante sitôt prise par le prisme du thriller érotique du dimanche soir.

Cute girl (Jiùshì liūliū de tā) – Hou Hsiao-Hsien – 1980

30. Cute girl - Jiùshì liūliū de tā - Hou Hsiao-Hsien - 1980     5.0   Mignon. Jusqu’à cette petite musique INSUPPORTABLE qui te reste en tête durant des heures après le film. On est ceci dit très loin du radicalisme dont fait part Hou depuis Les fleurs de Shanghai. Aussitôt vu aussitôt oublié.

Paddington – Paul King – 2014

26. Paddington - Paul King - 2014     5.5    Un film sans grandes surprises, mais mignon comme tout. L’image n’est pas dégueu, la mécanique est sobre et puis c’est souvent drôle. Et c’est vraiment pour toute la famille, un peu dans la veine Beethoven quoi. Mon fils a beaucoup aimé. Du coup on ira peut-être voir le 2 qui sort le mois prochain.

Le grand jeu – Nicolas Pariser – 2015

02. Le grand jeu - Nicolas Pariser - 2015L’écrivain dans l’ombre.

   6.5   C’est un premier film très réussi. Il y a une vraie ambition politique, déjà, ce qui est plutôt rare dans le cinéma français. Avec un soupçon de film d’espionnage / thriller paranoïaque. Toute proportion gardée, on pense même beaucoup à The ghost writer. Une scène relativement anodine fait d’ailleurs écho au tout dernier plan du chef d’œuvre de Roman Polanski.

     Le film est ciselé en deux parties bien distinctes. La première raconte la fabrication d’un « faux » livre destiné à orienter l’opinion publique. Moitié de film passionnante, aussi riche et intense que le film de Garenq sur l’affaire Clearstream, vraiment. La seconde est puissante car tellement inattendue : C’est comme si on couplait les parties de cache-cache de La mémoire dans la peau, l’angoisse latente de Night moves et l’émancipation campagnard de L’avenir. Le tableau dressé d’activistes écolos reclus dans une ferme hors du monde saisit par sa richesse, son déploiement dramatique et l’empathie qui s’en dégage.

     L’histoire est celle d’un ancien gauchiste aux ambitions enterrées, écrivain presque raté puisqu’auteur d’un seul livre paru quinze ans plus tôt, qui reçoit la commande d’un homme d’abord mystérieux qui se révèle fin tacticien politicien : Ecrire un livre d’appel à l’insurrection, en l’échange d’une importante somme d’argent. Dans le but de détruire le ministre de l’intérieur, tout en faisant tomber un groupe d’extrême gauche – Celui qui abrite d’anciens amis de sa période poing levé.  

     Bien que ce ne soit jamais précisé, il y a de l’affaire de Tarnac là-dedans. Et la grande réussite du film à mes yeux, c’est moins la richesse du matériau que l’écriture très personnelle que sont ses lignes de dialogue. Quel plaisir de voir une écriture aussi riche, fine, intelligente. Sur deux séquences notamment, deux rencontres, puisque l’exceptionnel dialogue nocturne entre Poupaud et Poesy répond clairement au dialogue inaugural entre Poupaud et Dussollier.

     Ça manque sans doute d’un peu de mise en scène, qui serait moins froide que le cadre qu’elle dépeint. Mais il y a une force romanesque, une ambiance qui fait qu’on ne veut pas décrocher. Encore une fois, avoir The ghost writer en tête ne l’aide pas tellement. Quoiqu’il en soit j’ai trouvé ce « film d’espionnage » particulièrement passionnant, surprenant, ample. Il me semble qu’il adopte un regard singulier et parvient à saisir les troubles de son époque. Réalisateur à suivre.

Des trous dans la tête (Brand Upon the Brain) – Guy Maddin – 2008

original-301334-386Iris torturé.

   0.0   Tiens, j’ai retrouvé ma bafouille concernant l’étron de Guy Maddin. Ça fait toujours autant mal aux yeux de se relire plusieurs années après donc soyez indulgents, mais je tenais à ce que mon avis (sur mon pire film de l’année 2008 et davantage) figure ailleurs que dans les tréfonds d’Allocine.

Publiée le 22/10/2008

« Quelqu’un pour demander à Guy Maddin d’arrêter le cinéma ? Non mais franchement c’est quoi ce machin insupportable ?! Sorte de bande-annonce géante, patchwork d’images ultrarapides dont la non moindre prétention est de lorgner du côté des œuvres expressionnistes tout en créant quelque chose de nouveau. Whaou, super ! Mais là c’est de cinéma que l’on parle Mr Maddin, c’est pas un concours de bites ! Mes capacités rétiniennes n’étaient pas assez puissantes pour suivre tout le film, je me suis donc permis de fermer les paupières de temps en temps pour reposer mes yeux. »

     On sent beaucoup de colère. Pourtant, j’écrirais sensiblement la même chose aujourd’hui, neuf ans plus tard, dans les grandes lignes s’entend.

Les recrues (La commare secca) – Bernardo Bertolucci – 1962

13. Les recrues - La commare secca - Bernardo Bertolucci - 1962     6.0   Beau film, sur ce que j’en ai vu puisque j’ai un peu somnolé devant. Mais beau film, surtout pour du Bertolucci, avec qui j’ai généralement peu d’atomes crochus. Là j’ai tour à tour pensé à Rashomon, Accatone ou Rocco et ses frères. Pas dégueulasse, quoi. Faudra donc que je le revoie dans un moment plus adéquat.

Anna Oz – Eric Rochant – 1996

29. Anna Oz - Eric Rochant - 1996« Nous vivons ses rêves »

   6.0   Chouette film. Tantôt léger et ludique, tantôt déroutant et distingué. Comique et thriller s’immiscent élégamment dans ce curieux labyrinthe onirique, mais sans pleinement s’offrir, au point qu’on ne sait parfois pas ce qui tient du rêve ou du réel, si Paris rêve de Venise ou l’inverse. Le rêve parfois semble plus réel que le réel. Les dimensions se chevauchent mais sans épate, twist ou climax particulier. C’est très étrange. Et Venise (terre de l’insondable, au cinéma) y tient une place majeure, quasi aussi énigmatique que dans Don’t look now, de Nicolas Roeg. Anna de Paris rêve donc chaque nuit d’Anna de Venise. Et bientôt ce double va tenter de la tuer. Ramifications, convergences, échos en tout genre, le film joue constamment avec toutes les possibilités que lui offre le récit. Un œil en convoque un autre, puis une tâche de sang, un doigt, un couteau, une tarte aux quetsches, un personnage, une situation. Délire stimulant mais ça manque un peu d’émotion en ce qui me concerne.

Les rois du patin (Blades of Glory) – Josh Gordon & Will Speck – 2007

22. Les rois du patin - Blades of Glory - Josh Gordon & Will Speck - 2007Jimmy : « I see you got fat!»
Chazz : « I see you still look like a fifteen year old girl, but not hot!»

     7.0   A moins d’être allergique aux pitreries de Will Ferrell je vois mal comment ne pas adhérer à cette comédie bouffonne qui multiplie les gags, punchlines et situations improbables, généralement sur la glace puisque nos personnages sont des professionnels du patinage artistique. Les meilleurs. Mais chacun dans son style puisque si Jimmy est gracieux, efféminé, aérien, Chazz est plus animal, spontané, véritable bête de sexe qui ne s’embarrasse pas du mauvais goût. Je fais une parenthèse : Quand j’étais gosse, j’avais une fascination pour le patinage artistique, certes ça n’a pas duré bien longtemps, mais j’ai un souvenir précis de certains sets des JO de 1994. Et notamment de la rivalité entre Alexei Urmanov et Elvis Stojko, la grâce russe et l’irrévérence canadienne. Il y avait quelque chose de sale et martial dans la « danse » de Stojko, j’adorais. Tu me vois donc venir. J’ai l’impression d’avoir retrouvé Stojko dans la prestation de Ferrell – Où l’irrévérence s’est évidemment transformée en obscénité. L’impression d’avoir retrouvé cette rivalité dans Les rois du patin, comme si on l’adaptait, quelque part, à la manière des comédies produites par Apatow c’est-à-dire via des partis pris parfois lourds mais souvent hilarants. La plus belle chose des Rois du patin c’est bien entendu ce qui rapproche la plupart des films du courant : L’esprit bromance. Si la rivalité sert de fondation, elle permet de rapprocher les deux antipodes. Après une sortie de route un peu grossière (Ils se foutent sur la gueule sur le podium, étant donné qu’ils ont fini premiers ex-aequo et sont donc bannis des compétitions) le seul moyen pour Jimmy et Chazz de continuer à patiner est de s’inscrire dans la catégorie couple. Si une rivalité s’efface, une autre émerge, avec dans les rôles des méchants Will Arnett et la toujours parfaite Amy Poehler, mariés à la vie. Le film mérite qu’on le regarde ne serait-ce que pour sa course poursuite en patins. Je ne m’éternise pas, c’est tout simplement merveilleux. Souvent à mourir de rire. Du génie pur.

1234

Catégories

Archives

novembre 2017
L Ma Me J V S D
« oct   déc »
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930  

Auteur:

silencio


shaolin13 |
Silyvor Movie |
PHILIPPE PINSON - ... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Playboy Communiste
| STREAMINGRATOX
| lemysteredelamaisonblanche