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Archives pour 8 décembre, 2017

La fille de Brest – Emmanuelle Bercot – 2016

11. La fille de Brest - Emmanuelle Bercot - 2016La combattante.

   6.0   Emmanuelle Bercot s’inspire de faits réels en retraçant le combat d’Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, improvisée lanceuse d’alerte en 2009/2010 contre les laboratoires Servier et tout particulièrement contre la commercialisation d’un médicament anti-diabète qui sera responsable de centaines de décès. Evidemment, au début personne n’est sûr de rien, mais certains médecins s’intéressent en profondeur aux cas répétés de valvulopathie mortelle apparaissant chez des patients souffrant d’obésités et se soignant à fortes doses de Mediator, le fameux médicament dangereux. L’apparition du danger hypothétique, le contraste entre des médecins de province face aux méchants labos pharmaceutiques de Paris, tout n’est pas hyper subtil mais la mise en scène de Bercot colle idéalement avec l’urgence générée par cette macabre découverte. Le film s’intéresse principalement aux divers décalages qui régissent ce type de combat. Chacun ses armes, chacun ses possibilités. Le personnage incarné par Magimel (le supérieur hiérarchique d’Irène Frachon) est plus lâche dès l’instant qu’on le botte en touche. La patiente sur le point de témoigner fera une attaque. Seule Irène semble en mesure d’aller jusqu’au bout, quitte à tout perdre. Et cela, il me semble que Sidse Babett Knudsen (qui était déjà parfaite dans L’Hermine) l’interprète admirablement, tout en rage, grossièreté maladroite et insatisfaction perpétuelle. Le film est peut-être un peu foutraque dans son aspect investigation puisqu’on ne comprend pas toujours tout ni où les personnages veulent en venir mais il y a une frénésie, un mouvement de résistance qui porte tout le film et rappelle le très beau Erin Brockovich, de Steven Soderbergh. Ce qui me gêne en revanche c’est que le film a tendance à capitaliser son énergie sur le langage de charretier d’Irène Frachon et moins sur le mouvement, le flux résistant que le récit promet, ce que Ritt réussissait magistralement dans Norma Rae ou les Dardenne, dans Deux jours une nuit. Ça parasite l’uppercut, à mon avis.


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silencio


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