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Archives pour 21 décembre, 2017

Alliés (Allied) – Robert Zemeckis – 2016

02. Alliés - Allied - Robert Zemeckis - 2016Mensonges et trahisons et plus si affinités… 

   6.0   Il y a deux films en un. Le premier est l’affaire d’une rencontre entre un agent des services secrets britanniques et une espionne française, sur une mission visant à éliminer un ambassadeur allemand, dans le Maroc français de 1942. Le second se situe à Londres, dans un contexte nettement plus elliptique, puisque d’abord trois semaines plus tard quand Max & Marianne vont se marier, puis quelques mois plus tard lors de la naissance de leur enfant sous les bombardements, puis encore un an plus tard dans un quotidien de parents apparemment débarrassés de problématiques initiales, mais ce sera vite tout le contraire, bien que cette tournure, angoissante et paranoïaque, soit relativement attendue dans les grandes lignes.

     Deux choses intéressantes : Tout d’abord que la seconde partie n’est pas dévorée par la précision d’orfèvre de la première. Si crainte il y a, elle ne dure pas bien longtemps. Très vite, le récit bifurque et on l’accepte comme tel. Surtout que, deuxième point, à l’apathie cotonneuse du premier chapitre, classique mais d’un classique enthousiasmant, parfaitement exécuté répond un second chapitre hyper dynamique, qui grimpe crescendo, émotionnellement parlant compris, jusque dans son terrassant final. Et tout cela à défaut d’être vraiment surprenant tant ses rouages sont convenus. Zemeckis nous surprendra toujours. C’est donc de la belle ouvrage, comme on dit, un beau pastiche de l’âge d’or hollywoodien doublé d’un excellent divertissement du dimanche soir. Et je le répète, la fin, très réussie, achève d’emporter le morceau.

Une Vie – Stéphane Brizé – 2016

03. Une Vie - Stéphane Brizé - 2016Le trop plein de creux.

   3.5   Je n’ai pas lu Maupassant depuis l’école, tant mieux, ça évite ici de se lancer dans de vains comparatifs. Après avoir filmé Lindon en vigile de supermarché, Stéphane Brizé entreprend d’adapter le premier roman de Guy de Maupassant, soit la vie de Jeanne, fille d’aristocrates, jonchée d’épreuves, de petits bonheurs et de grands drames. Ça devrait être bouleversant mais à moins de créer de l’abstraction et du poétique – comme Malick avait su si bien le traduire dans The tree of life, par exemple – ce genre de grand récit et sa linéarité bien répétitive, au minimalisme trop corseté, s’avère aussi peu passionnant et touchant que Eternité, de Tran Anh Hung, la lourdeur et la grandiloquence (de la musique, des couleurs, des dialogues) en moins puisque Brizé choisit justement de ne s’intéresser qu’aux creux, les avants et après virages forts. J’ai un peu l’impression que Brizé se complait dans son hiératisme parce que « ce cinéma de la soustraction » marche, quelque soit le film, quelque soit le genre. Moi ça me gonfle. Mais sinon y a Judith Chemla, et je l’aime d’amour.


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