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Archives pour 14 février, 2018

La taverne de l’Irlandais (Donovan’s Reef) – John Ford – 1963

36. La taverne de l'Irlandais - Donovan's Reef - John Ford - 1963Les vieux briscards de la castagne.

   5.0   Un petit Ford de fin de carrière dans lequel il va pour la dernière fois tourner avec John Wayne. Il faut voir ce dernier et Lee Marvin se distribuer des bourre-pif toutes les deux minutes. Je n’ai pas compris grand-chose à l’histoire sinon que ce sont deux anciens soldats du Pacifique, définitivement installés sur une ile de Polynésie après la fin de la guerre, tous deux nés le même jour et se livrant à un combat traditionnel pour la population locale. Ils se la mettent donc en permanence dans la taverne du titre, vieille guinguette délaissée, qui renferme un juke-box cassé qui servira pour plein de petits gags pour lesquels il est difficile de se marrer excepté si t’es bourré. Y a aussi une histoire de fille et d’héritage, enfin qu’importe. C’est surtout l’occasion pour Ford de filmer les lieux (En l’occurrence l’archipel de Hawaii) et c’est très beau, aussi bien ses paysages, ses plages que ses rites, ses gens, on sent qu’il prend un malin plaisir à tourner là-bas. Beaucoup aimé la séquence de l’orage pendant la cérémonie religieuse, parce que Ford prend son temps pour la mettre en place avant de tout liquider lors d’une généreuse tempête. Le cinéaste venait pourtant de tourner l’un de ses plus beaux films, avec L’homme qui tua Liberty Valance, il a dû se dire qu’il était temps pour lui de se relâcher un peu, il n’en a donc plus rien à cirer et pond cette farce attachante. Je l’aurais sans doute vite oublié mais je suis content d’y avoir jeté un coup d’œil.

Les deux cavaliers (Two Rode Together) – John Ford – 1961

33. Les deux cavaliers - Two Rode Together - John Ford - 1961Les prisonniers du désert.

   6.0   L’un des tous derniers films de Ford, inégal certes, mais loin du faux-pas revendiqué par son auteur lui-même. Comme Hawks refaisait Rio Bravo dans El Dorado, Ford refait La prisonnière du désert, ici avec James Stewart et Richard Widmark, qui partent à la recherche de jeunes blancs enlevés quelques années plus tôt par des Comanches dans un village. Si Widmark joue un officier de camaraderie, dévoué, juste et patient, Stewart campe un shérif cynique et pourri, bien plus préoccupé par ce que va lui rapporter sa mission que l’objet-même de la mission. Le film trouve un équilibre très étrange puisqu’il est à la fois hyper sombre, parfois émouvant et cruel (le garçon qu’on vient d’arracher une deuxième fois à sa famille et qui est touché par un air de musique de son enfance) et dans le même temps volontiers potache, alcoolisé, c’est comme s’il préparait la farce de La taverne de l’Irlandais. T’as des moments où Ford abuse un peu de ces légèretés occasionnant de vraies grosses fautes de goût, mais globalement c’est pas mal.


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