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Archives pour 18 février, 2018

L’homme à la caméra (Chelovek s kino-apparatom) – Dziga Vertov – 1929

38. L'homme à la caméra - Chelovek s kino-apparatom - Dziga Vertov - 1929Etude d’un poète.

    8.0   Je n’avais jamais vu ce film essentiel de l’Histoire du cinéma, véritable manifeste expérimental qui parvient aussi à être un passionnant film documentaire. Coup double qui le place à la jointure parfaite de deux œuvres plus ancrées chacun dans leur style : Etude sur Paris, d’André Sauvage et Le sang d’un poète, de Jean Cocteau. J’imagine qu’on peut trouver d’autres référents mais je cite ceux que je connais et auxquels j’ai pensé en regardant le film de Dziga Vertov. J’ai aussi eu la sensation que L’homme à la caméra avait inspiré Jean Vigo, notamment ses séquences sportives, qu’on retrouve dans La natation par Jean Taris ainsi que ses foules, qu’on pourra trouver sur les plages d’A propos de Nice. Il y a une volonté de filmer la vie grouillante, le quotidien d’une ville, de saisir des instants à la volée, dans un maelström harmonieux. Et il y a aussi cette générosité formelle qui en fait un pionnier, avec une idée dans chaque plan, des transitions folles, des surimpressions, des split screen, des accélérations, des ralentis, de la mise en abyme. Le but étant de créer une singulière musicalité dans le montage, aussi frénétique qu’hypnotique. Le film dure une heure, il n’a pas d’acteurs, pas d’histoire, ni de cartons et c’est passionnant.

Dos au mur (Man on a ledge) – Asger Leth – 2012

37. Dos au mur - Man on a ledge - Asger Leth - 2012Outside man.

   4.0   Film de casse prévisible mais efficace, tellement invraisemblable qu’il tire vers le nanar, dans la lignée pêle-mêle de Braquage à l’italienne, Opération espadon, Haute voltige, Insaisissables, avec un soupçon de Phone game, pour rester dans une veine similaire et navrante. C’est surtout l’occasion de se rincer l’œil et plutôt deux fois qu’une avec Elizabeth Banks et la jeune Genesis Rodriguez dont on ne pourra répertorier le nombre de plans sur son décolleté ou sur son cul. Un moment elle se retrouve même en sous-vêtements, en plein braquage hein, absolument gratuitement, quand elle enfile son costume façon Irma Vep dans Les Vampires, de Feuillade, pour passer dans un conduit d’aération. Elle est jolie, hein, mais c’est super gênant, franchement. Ed Harris, lui, vient payer le prêt de sa treizième résidence secondaire, en cabotinant comme il sait le faire un riche homme d’affaires pourri de chez pourri. Et on croise aussi un acteur « dont a jamais su le nom » abonné aux seconds rôles dans certains films des années 90, notamment dans Les Evadés et 58 minutes pour vivre. Il jouait aussi le papa des deux fillettes dans La ligne verte si je dis pas de connerie. Pour le reste c’est donc un agréable divertissement pop-corn du dimanche soir, avec sa dose de rebondissements improbables, une tension permanente, carburant à trois plans par seconde, le genre de truc que seuls les américains parviennent à emballer suffisamment correctement pour te faire oublier que c’est nul, à condition d’avoir laissé ton cerveau dans la pièce d’à côté, cela va de soi. 


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