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Archives pour 4 mars, 2018

La forme de l’eau (The Shape of Water) – Guillermo del Toro – 2018

43. La forme de l'eau - The Shape of Water - Guillermo del Toro - 2018L’étrange créature de la cuve verte.

   5.5   Je crois bien que c’est la première fois que je suis séduit par un film de Guillermo del Toro. Il y a encore plein de trucs qui me gênent mais l’ensemble m’a plu. Une affaire de lieux sans doute : Je trouve chacun d’eux hyper travaillés, beaux, marquants. La pièce de la cuve, les couloirs de l’établissement, la salle de bain, le canal, cet appartement au-dessus d’un cinéma. Ainsi que la grande place offerte à la télévision. Tout fait (un peu trop) ode gentillette au cinéma des années 50/60, mais j’ai été emporté. Sally Hawkins est magnifique – pourtant j’ai du mal avec elle d’habitude. Le méchant est un vrai méchant, super flippant, irrécupérable – même si Michael Shannon rappelle trop Sergi Lopez dans Le labyrinthe de Pan. Après y a aussi des trucs qui devraient être géniaux et qui sont un peu foirés comme la scène d’amour, la fin ou le moment magique (mais hyper attendu) que je tairais. Tout y est pour que ce soit sublime, bouleversant sur le papier et c’est anecdotique, pour ne pas dire complètement raté, on passe à la scène suivante sans problème. Sans parler d’une écriture sabots dans la caractérisation des personnages et d’une utilisation des codes horrifiques, de façon un peu trop ostentatoire à mon goût, pour contrebalancer l’aspect enfantin du film. En fait c’est tout aussi mal branlé que d’habitude avec cet auteur, mais il y a un décorum et une émotion qui me chatouillent un peu pour une fois. C’est La belle et la bête revisitée. On pense aussi à L’Atalante, de Vigo. Ainsi qu’à Jeunet, avec son esthétique verdâtre écrasante et son héroïne candide (et muette !). Mais en mieux. Bref, ça vaut quand même le déplacement. 

Lady bird – Greta Gerwig – 2018

41. Lady bird - Greta Gerwig - 2018Mistress Sacramento.

   5.0   Hormis deux/trois scènes (mère/fille surtout, comme dans le photogramme) j’ai trouvé ça vraiment anecdotique. Un peu comme du Baumbach. Celui de Mistress America, pas de The squid and the whale, malheureusement. Niveau interprétation y a rien à dire en revanche, tout le monde est au top en effet, Saoirse Ronan en tête. Mais le reste je trouve ça un tout petit peu léger et pas vraiment stimulant.

Les heures sombres (Darkest Hour) – Joe Wright – 2018

31. Les heures sombres - Darkest Hour - Joe Wright - 2018Longest hour.

   2.0   D’ores et déjà le film naphtaline de l’année. Encore plus chiant que La taupe d’Alfredson. Et exagérément jaunâtre avec ce sempiternel halo dans la pénombre qu’on n’avait pas vu aussi marqué depuis le Lincoln de Spielberg. Et puis complètement en désaccord formel avec ce qu’il raconte, tant il est académique au possible (champ / contrechamp en rafale, musique illustrative omniprésente, séquences jamais trop étirées mais qui se ressemblent toutes) tandis que Churchill, lui, durant l’Opération Dynamo fut tout sauf académique. Verneuil et récemment Nolan avaient offert leurs versions, sur le sable. Wright prend l’option de leur hors-champ soit tout ce qui s’est joué souterrainement, politiquement autour de Dunkerque. Super sur le papier, mais faut se rendre à l’évidence, Les heures sombres est aussi mauvais et ridicule que le gros Gary Oldman grimé comme c’est pas permis et au jeu pesant quinze tonnes calibré pour les Oscar.

L’Homme qu’on aimait trop – André Téchiné – 2014

02. L'Homme qu'on aimait trop - André Téchiné - 2014La fille du casino.

   3.5   Comme pour La fille du RER, Téchiné adapte un fait divers, cette fois-ci pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de l’affaire Le Roux, cette histoire d’héritière du Palais de la Méditerranée disparue dans le plus grand mystère. Mystère toujours d’actualité puisque son corps n’a jamais été retrouvé. Gestion hasardeuse, désaccord entre actionnaires, mafia des casions, avocat véreux, Téchiné plonge là-dedans à pieds joints. Il s’inspire dans le même temps d’Une Femme face à la mafia, le livre de Renée Le Roux (la mère de la défunte). Au casting : Adèle Haenel, Guillaume Canet, Catherine Deneuve, Judith Chemla. Encourageant. Sauf qu’il faut pas cinq minutes pour trouver ça chiant, ampoulé, surjoué (Va vraiment falloir dire à Adèle Haenel que les yeux exorbités pour jouer la tristesse, le désir, la peur, la joie, c’est plus possible) et puis ces mouvements de caméra façon faux reportage j’en peux plus. Cette veine-là de Téchiné me les brise prodigieusement. Là il rate à peu près tout. Sans même évoquer ce ridicule procès final, je suis pas loin d’avoir trouvé ça nul. Je sauve quelques trucs, un peu surprenants : la danse africaine, la photo de la jeune danseuse qui traverse tout le film et prend soudain vie à la fin, le repas en chanson dans la famille italienne. Mais ces brefs instants sont englués dans une mécanique dramatique sans âme, à l’image du personnage incarné par Canet.


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