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Archives pour 26 mars, 2018

Un peu de soleil dans l’eau froide – Jacques Deray – 1971

08. Un peu de soleil dans l'eau froide - Jacques Deray - 1971Vodka martini, glaçon.

   5.0   Adapté d’un livre de Françoise Sagan, Un peu de soleil dans l’eau froide est un bien curieux film, mal fagoté dans son ensemble mais exhalant une ambiance suffisamment singulière pour maintenir un vif intérêt. Le film est plastiquement très beau, déjà – Joli copie restaurée, proposée par Arte. Le ton y est ouvertement dépressif au point qu’il évoque de loin les travaux de Guy Gilles, avec ce garçon au cœur tiraillé entre deux femmes et un besoin inexorable de solitude un brin mortifère. Difficile de camper ce genre de personnage sur la brèche et sans aspérités et l’on sent le jeune Marc Porel un peu dépassé par l’exigence de ce rôle, la jouant plus amorphe que mélancolique, d’autant qu’il est dévoré par la présence de ces deux sublimes créatures, deux des plus belles actrices de l‘histoire du cinéma, passées d’ailleurs par la case James Bond girl à savoir Claudine Auger et Barbara Bach. Deray les filme un peu comme il filmait Romy Schneider dans La piscine, autant te dire que les voir « se battre » pour l’endive campé par Porel m’a très vite agacé.

Le silencieux – Claude Pinoteau – 1973

05. Le silencieux - Claude Pinoteau - 1973Traqué.

   6.0   Un bon film d’espionnage à la française, rondement mené, avec un Lino Ventura taiseux, campant un savant français travaillant pour une délégation soviétique que des espions britanniques enlèvent pour qu’il révèle des noms importants, puis bientôt solitaire traqué par le KGB. Sans cesse en déplacement pour ne pas se faire tuer, Ventura traverse des rues, s’échappe par des toits, fait de brèves escales dans des hôtels, monte dans un train puis un autre, débarque en montagne, jamais à l’abri, toujours suivi. Chaque claquement de porte, bruit de circulation crée l’angoisse d’un coup de feu. Chaque visage croisé semble plus suspect que le précédent. Le film est un peu chiant au départ mais trouve sa voie. Niveau réalisation Pinoteau s’en sort bien, varie les angles, les lieux, resserre ici avant d’aérer là. Ça manque parfois de rythme, d’homogénéité, d’étirement pour vraiment apprivoiser toute la tension qui accapare son personnage mais c’est un beau film, dans lequel Ventura brille autant qu’il brillera dans un film plus retors, plus fou, plus parano et donc encore meilleur, cinq ans plus tard : Un papillon sur l’épaule, de Jacques Deray.


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